Batman tome 9- La relève 2e partie, par Snyder, Tynion IV, Capullo, aux éditions Urban Comics

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Batman tome 9- La relève 2e partie: LE véritable reboot ?

Dernier tome pour la série Batman, dont le cycle New 52 se conclue à l’épisode… 52. Logique. 52 épisodes écrits par le scénariste Scott Snyder qui forment donc un seul gigantesque « run ». Et laissez-moi vous dire que la façon dont il termine son passage sur le personnage me laisse quelque peu dubitatif. Je ne suis pas sûr de bien tout comprendre.
Mais pourtant, après une deuxième lecture, une question me vient. Scott Snyder aurait-il réalisé sur ce dernier story-arc, le reboot qui n’a pas vraiment eu lieu au moment du Batman #1 New 52?

Le phénix des hôtes de Gotham

Batman alias Jim Gordon est parvenu à neutraliser un moment Bloom, la créature monstrueuse qui sévit dans Gotham, mais au prix de nombreuses pertes pour son équipe. Mais ce n’est que passager et Gordon ne mesure pas l’ampleur du plan de son ennemi. Gotham toute entière est menacée de destruction.
Et pendant ce temps, Bruce Wayne est poussé à s’interroger. Que fuit-il? De quoi se cache-t-il? Quelle responsabilité n’ose-t-il pas prendre?

52 nuances de Snyder

Rappelons que Scott Snyder connaissait le statut éditorial de sa série. Il savait que toutes les séries DC parvenues jusque là connaîtraient une nouvelle évolution au symbolique 52e épisode. Je pense qu’il faut donc prendre cette dernière histoire comme son testament sur la série. Ce n’est pas rien, 52 épisodes écrits à la suite sur une même série, surtout de premier plan. Aujourd’hui, ça représente un sacré record. Alors reprenons, que contient cette dernière histoire, qui se conclue dans ce neuvième album?

On a Bloom, un vilain inédit, dotés de pouvoirs assez étranges et difficiles à comprendre. Un personnage lié au passé de Gotham.
On a Batman/ Jim Gordon, soit la tentative de prendre la relève d’une icône disparue.
On a Bruce Wayne amnésique tentant de lutter pour conserver sa nouvelle vie.
On a une machine destinée à « relancer » l’esprit de Batman comme on le ferait pour un ordinateur. Une copie de sauvegarde.

Héritage, responsabilité, sauvegarde, on a les trois éléments d’une fin en forme de reboot. Je détaille en quoi dans le reste de cette partie, passez à la partie suivante si vous voulez préserver le suspens de cette intrigue.

On savait tous, que le passage de Jim Gordon sous la cape du héros ne serait que passagère. Batman c’est Bruce Wayne et pour le coup, DC ne cherche plus du tout à passer le flambeau générationnel dans ses séries. Mais placé en conclusion d’un très long cycle, ce choix scénaristique prend tout son sens. Parce qu’il permet une révolution au sens premier du terme. Le retour à un nouveau statu-quo. Gordon tentant de prendre la relève de Batman, c’est vraiment le moyen de donner à voir en quoi la tâche est dure et en quoi le réel propriétaire du titre est un individu d’exception. Jim Gordon ne démérite pas, mais on sent très bien qu’il est ravi de mettre fin à l’expérience. Il a tenu la ligne de front, mais ce n’est pas sa place. Face à lui, un vilain anonyme qui vient incarner une face sombre de Gotham. Un autre danger pour Batman qui se veut lui, le protecteur de Gotham.
Alors comment faire? C’est là que je ne suis pas convaincu. Snyder développe l’idée qu’avant les évènements liés au Joker, Batman aurait développé une machine qui aurait scanné et mémorisé l’ensemble de sa personnalité et de ses souvenirs, de sorte à les réinjecter dans un nouveau corps cloné et amené à maturation. Comment dire… Bruce Wayne est très intelligent, mais ce n’est pas un génie de la science. Ca n’a guère de sens, de lui prêter une telle proposition, qui tient en fait du Deus Ex Machina.

Comment justifier un reboot? C’est à dire, comment justifier dans le corps du récit, une remise à zéro du personnage qu’il n’est pas censé percevoir? La machine de Snyder lui permet de rebooter son personnage en toute connaissance de cause. Si la machine est difficile à avaler, elle prend là tout son sens. Elle n’est qu’un prétexte pour que le scénariste offre un miroir à ses lecteurs. Batman avait été assez peu impacté par le New 52 contrairement à d’autres personnages comme Superman ou Green Arrow. L’impact majeur vient donc dans ces derniers épisodes. Corps régénéré, esprit au top de la combativité et de l’intelligence, le Batman nouveau est prêt pour de nouvelles aventures. Et une nouvelle série.

Et au delà de cette « image »?

Reconnaissons qu’on a un Alfred poignant, dans son soulagement que son « jeune » protégé ne soit plus Batman. Le personnage s’avère assez tragique, mais il est difficile de dire si cette partition lui va bien. On a rarement eu l’occasion de voir cette facette du personnage…
Les scénaristes font intervenir un personnage qui a tout du Joker, qui aurait été régénéré et rendu amnésique comme Bruce. Le personnage est laissé en arrière-plan, à voir ce qu’il adviendra de lui.
Le dernier épisode montrant Bruce protégeant un vieux cahier rédigé quand il était enfant et en plein coup de la mort de ses parents, donne lieu à une très joli synthèse du parcours du personnage. J’ai aimé.

Greg Capullo/ Scott Snyder: Fidélité et passage de relais graphique

L’autre grand évènement éditorial de cette série Batman, c’est que le dessinateur, Greg Capullo, a quasi tenu aussi longtemps que son scénariste. Quand aujourd’hui les artistes sont débarqués tous les six numéros environ, on mesure la confiance que l’éditeur a placé dans son duo d’artistes. Le dessinateur est toujours là pour conclure l’histoire liée à Bloom, mais il n’est plus tout seul. Yannick Paquette ainsi que Riley Rossmo viennent le seconder pour terminer les derniers épisodes. Comme une façon de passer le relais à de nouvelles équipes, dire que l’identité graphique et scénaristique de la série, très forte pendant plus de quatre ans, pouvait évoluer sans soubresaut. Le respect des artistes est vraiment un point à mettre au crédit de DC Comics.

 

Il m’aura donc fallu deux lectures, pour envisager de comprendre ce que voulait dire Scott Snyder. J’espère que vous m’aurez suivi, parce que le scénariste ne nous facilite pas les choses.
Évidemment, une nouvelle série a démarré aux Etats-Unis en Juin dernier. Place à Tom King et David Finch pour un nouveau cycle. Durera-t-il aussi longtemps que celui de Snyder et Capullo, difficile à dire. Mais les artistes ont bien rangé leurs jouets avant de quitter la salle de jeu et la nouvelle équipe créative peut donc se laisser aller à toute créativité.

Rendez-vous dans six mois environ pour commenter ces nouveaux épisodes!

ET SI ON DONNE UNE NOTE?
16.75/20

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Série: Batman
Tome: 9
Titre: La Relève partie 2
Scénaristes: Scott Snyder, James Tynion IV
Dessinateurs: Greg Capullo, Yannick PAquette, Riley Rossmo
Encreurs: Danny Miki, Brian Level
Coloristes: FCO Plascencia, Nathan Fairbairn, Ivan Plascencia, Jordan Boyd
Editeur VO: DC Comics
Editeur VF: Urban Comics
Date de publication VF: Novembre 2016
Nombre de pages: 208 pages
Prix: 19€

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2 réflexions sur “Batman tome 9- La relève 2e partie, par Snyder, Tynion IV, Capullo, aux éditions Urban Comics

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