Descender tome 2- Lune Mécanique, par Jeff Lemire et Dustin Nguyen, aux éditions Urban Comics

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Descender tome 2- Lune Mécanique,

par Jeff Lemire et Dustin Nguyen,

aux éditions Urban Comics

Urban Comics sait sélectionner de brillantes nouvelles séries pour alimenter sa collection Urban Indies, qui lui permet de ne pas se limiter aux seuls super-héros DC Comics.
Descender tome 2, par Jeff Lemire et Dustin Nguyen, fait partie de ses petits bijoux, de ces pépites qui méritent que tout lecteur de bande dessinée se penche dessus.

DESCENDER TOME 2 : DE L’HUMANITE OU NON DES ROBOTS

Le Programme, la résistance robotique, a attaqué le palais du roi des Gnishiens, le peuple qui mène les attaques les plus dures contre les derniers robots de la galaxie. Mais le message politique n’est qu’un des objectifs de Psius, leur leader. Son vrai but est de mettre la main sur Tim-21, le petit robot qui semble avoir perçu le paradis des robots. Mais son créateur, le docteur Quon, et l’agente du CGU Telsa n’entendent pas le laisser partir.
Dans le même temps, un chasseur de prime humain se met sur la piste de Tim-21. Mais l’individu pourrait bien avoir des motifs très personnels pour mener une telle traque.

JEFF LEMIRE, L’HOMME QUI FAIT PLEURER LES ROBOTS

Saga cosmique, quête des origines, histoire de famille, Descender tome 2 par Jeff Lemire nous propose décidément une histoire très riche, qui devrait satisfaire les lecteurs les plus exigeants.
Son personnage de Tim-21 se montre un ambassadeur parfait pour découvrir ce monde qui nous est offert. A la fois distant comme un robot, et bourré d’émotions qu’il a appris à ressentir dans sa programmation, ce personnage décalé et à sa place dans aucun monde ne peut qu’être aimé. C’est un personnage dans lequel chacun peut se projeter, un éternel enfant qu’on peut couver du regard.

Cette notion d’éternité, Jeff Lemire nous en fait nous en rendre compte à travers le personnage du chasseur de prime. C’est lui qui vient, finalement, plus que Quon, nous montrer que le temps a passé au fil des albums. On attend bien entendu le moment où les deux personnages se feront face et les réactions décalées qui en ressortiront forcément.

Les autres personnages sont un peu laissés en retrait pour laisser se développer l’histoire commune de ces deux là. Mais Telsa n’est pas étrangère aux questionnements liés à la famille que tisse le scénariste, et Quon en prend suffisamment pour son grade pour satisfaire nos côtés revanchards.

DUSTIN NGUYEN, UN ARTISTE TOUT EN SENSIBILITE

Soyons honnêtes. Si le scénario de Jeff Lemire est vraiment très bien, Descender tome 2 ne serait pas aussi fort si Dustin Nguyen n’était pas à l’œuvre. Ceux qui ont lu le premier tome reviennent sans doute aussi pour son travail. Un dessin réaliste, au trait fin, esquissé plus que dessiné, et qui se trouve magnifié par la maîtrise des couleurs aquarelles proposées par l’artiste. Comment rester insensible à une telle proposition ? Comment ne pas se plonger dans les nuances qu’il parvient à créer, dans sa façon de manier les ombres autant que les lumières ?

Descender tome 2, par Jeff Lemire et Dustin Nguyen est donc une bande dessinée qui s’adresse à tous ceux qui aiment la particularité de ce média. Ceux qui veulent autant une bonne histoire qu’un beau dessin pour le mettre en scène. Merci à Urban Comics pour nous la proposer aussi rapidement en France.

Série : Descender
Tome : 2
Titre :  Lune mécanique
Scénariste : Jeff Lemire
Dessinateur : Dustin NGuyen
Editeur VO : Image Comics
Editeur VF : Urban Comics
Date de publication VF : Septembre 2016
Nombre de pages: 120
Prix: 14€

ET SI ON DONNE UNE NOTE?

18/20

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Lazarus tome 2- Ascension, Greg Rucka, Michael Lark, Glénat Comics

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Série: Lazarus
Tome: 2
Titre: Ascension
Scénariste: Greg Rucka
Dessinateur: Michael Lark
Coloriste: Santi Arcas
Éditeur VO: Image Comics
Éditeur VF: Glénat Comics
Date de publication VF: Août 2015

Lazarus est donc LA série comics du moment pour moi. Celle pour laquelle j’éprouve le plus d’enthousiasme. Une belle découverte que j’ai eu envie de lire à toute vitesse une fois découvert le tome 1. Une série que tout amateur du genre se doit de ne pas rater donc.

Forever Carlyle doit protéger sa famille. Mais la tâche n’est pas évidente ces derniers temps. Après les avoir trahi, son frère Jonah semble avoir rejoint le territoire des ennemis de la famille, se mettant ainsi hors de sa portée. Mais pire encore, Forever obtient les preuves qu’un attentat à la bombe va être commis à l’encontre de son frère Stephen lorsqu’il sera présent à Denver pour l’Ascension, le processus de sélection des serfs de la famille.

PLONGÉE DANS LE QUOTIDIEN DES HUMBLES

Je l’avoue, j’ai volontairement concentré mon résumé autour du personnage de Forever, l’héroïne de la série. Mais comme elle est par ailleurs largement mise en lumière, ce n’est pas illogique. Je ne l’ai pas encore dit, mais Greg Rucka livre de beaux flash-backs sur l’enfance atypique de la petite et de la relation ambiguë qu’entretient son "père" avec elle.
Mais au delà, l’intérêt de ce tome porte bien sûr la question de l’ascension. Parce que ce processus particulier permet au scénariste de nous offrir le point de vue des moins que rien sur ce monde. D’en percevoir les limites, qu’on ne pouvait qu’effleurer en suivant la famille dirigeante et son super-soldat. Ils viennent rajouter de nombreux enjeux,notamment sur la survie, et on se doute que certains personnages sont amenés à prendre plus d’importance pour la suite de la série. Mais sans qu’on sache comment, ce qui montre bien que le scénariste a su développer un monde original et pertinent, auquel on ne parvient pas à associer de schémas pré-établi.
Il n’en reste pas moins qu’on s’attache vraiment aux différents protagonistes, et que Forever n’en fini pas de nous intriguer. Un personnage féminin inspirant et complexe, c’est un régal.

Et pour accompagner cette plongée, on a le dessin vraiment prenant de Michael Lark. Il donne une sacré ambiance survival à la série par la noirceur de son encrage. Presque un petit côté walking dead, parfois. Et si l’empathie se crée avec les personnages, c’est aussi par la qualité de son dessin réaliste. Bref, Lark est au top dans tous les secteurs du dessin. Une vraie force pour cette série.

Complexe, bourrée d’action, de politique et d’enjeux sociaux, Lazarus montre qu’on peut poser des questions intelligentes avec une apparence de film blockbuster. Une série vraiment réjouissante donc.

ET SI ON DONNE UNE NOTE?

18.5/20

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A coucher dehors tome 1, par Aurélien Ducoudray et Anlor, aux éditions Grand Angle.

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A coucher dehors tome 1, par Aurélien Ducoudray et Anlor, aux éditions Grand Angle.

C’est quoi les sujets sociétaux les plus plombants ? Non, mais des trucs un peu consensuels, pas trop clivant comme les migrants (déjà traité dans Békame tomes 1 et 2) ou le mariage pour tous. Les SDF ? Oui, c’est triste quand même, ces gens, à la rue. Et les handicapés. Téléthon, solidarité, ils sont gentils mais un peu bêtas…
Aurélien Ducoudray a donc décidé de prendre les deux sujets à la fois pour nous offrir une histoire énergique et piquante, mis en scène de la même façon par la dessinatrice Anlor chez Grand Angle.
J’vous fais l’état des lieux ?

Asociaux, sans logement : le miracle peut quand même vous tomber dessus.

Amédé est du genre vieux briscard de la rue. Le pavé, ça fait des années qu’il s’y frotte, il s’y est même fait des amis, La Merguez et Prie-Dieu. Et un matin que les poulets viennent leur chercher des noises, un notaire vient apprendre au bonhomme qu’il hérite de la maison d’une tante qu’Amédée croyait morte. Seul souci, pour avoir la maison, il faut aussi prendre le fils de la tante, adulte mais trisomique.
Irresponsable et sans logement jusque-là, Amédée voit son quotidien quelque peu révolutionné…

A coucher dehors tome 1 : Non, Ducoudray ne se rate toujours pas.

Il est productif, le scénariste Aurélien Ducoudray. Trois albums BD publiés en ce seul mois de septembre. Et un dernier à venir pour le mois d’octobre (Bob Morane Renaissance tome 2, pour ne pas le citer). Alors bon, sur le lot, il y aura bien du déchet, pourrait-on se dire. Mais non, toujours pas. Ducoudray se renouvelle, il explore des sujets très différents, mais la qualité demeure. Parce qu’il cultive ses points forts, et que le lecteur ne peut guère les bouder.

Premier point fort, la caractérisation des personnages. Dans A coucher Dehors tome 1, les quatre personnages principaux vous seront immédiatement sympathiques. Amédé, c’est le gros bourru au cœur tendre. Prie-Dieu, le gars qui cherche toujours à tout concilier, le trait d’union vivant. La Merguez, c’est le rescapé au regard très distancié sur la vie. Et puis il y a Nicolas, l’enfant porteur de trisomie 21 (Alors oui, moi, je suis aussi éducateur, donc attendez-vous à trouver les mots adéquats pour parler du handicap), touchant parce que dans la lune, touchant parce que terriblement dans la compréhension des choses qui l’entourent. Non, ce n’est pas antinomique.
Et quand ces personnages se mettent à parler, le scénariste vous en met plein les oreilles. Ses dialogues sonnent avec une incroyable justesse. On les entend, on les savoure et on sourit devant tant de bons mots.

Aurélien Ducoudray : le scénariste social-roublard

Son deuxième point fort, c’est incontestablement sa capacité à digérer les sujets les plus rebutants pour nous les faire vivre intensément. Sa précédente série avec la dessinatrice Anlor, Amère Russie, avait déjà réussi à nous faire nous intéresser à la complexe guerre de Tchétchénie. Il nous donne l’impression de parfaitement maîtriser son sujet. Et des sujets, il en traite de multiples et variés. Alors, Aurélien Ducoudray est-il un monstre de connaissance ?

Je pense plutôt qu’il est malin. Qu’il a de bonnes capacités de synthétisation et de compréhension du monde. Ce qui fait qu’avec peu de connaissances théoriques, il parvient toujours à nous offrir des récits qui sonnent juste et vrai.
Il ne fait pas une étude sur l’errance, ou sur le handicap. Pour connaître un peu des deux, je vois bien qu’il sait de quoi il parle, tout en restant en surface. Mais comme son fond est pertinent, qu’il introduit les bons rebondissements que peuvent lui offrir le dit fond, et que ses personnages font mouche dès qu’ils apparaissent, l’histoire est tout simplement très réussie.

Une dessinatrice piquante et en constante évolution : Anlor

Regardez donc les productions albums BD d’Anlor ces dernières années, chez Grand Angle. Les innocents coupables, avec Laurent Galandon, et Amère Russie dont je vous ai déjà parlé. Comparez-les donc. Ils possèdent tous une même identité, sans doute une certaine nervosité dans le coup de crayon, une énergie que la dessinatrice veut nous transmettre. Mais regardez aussi ce qui les différencie. Il me semble que pour Amère Russie, son trait était somme toute un peu plus doux. Comme si le personnage de la petite mère, et la cruauté du sujet, l’avaient amené à arrondir son trait pour nous rendre le propos plus acceptable. Dans A coucher dehors, il me semble qu’Anlor se montre en harmonie avec son scénariste et que son dessin se fait plus piquant, un peu plus caricatural dans les portraits dessinés. Comme si elle avait voulu rajouter de la légèreté, de petites bulles graphiques pour venir nous aérer la tête et nous faire partager les caractères « too much » des personnages. C’est une belle marque d’intelligence, que de réussir ainsi à faire évoluer son style à l’histoire qu’on est chargé de mettre en dessins.

 

Sans doute plus léger que L’anniversaire de Kim Jong-Il qu’Aurélien Ducoudray vient de sortir chez Delcourt, A coucher dehors tome 1 est un album intelligent, qui nous dit beaucoup de choses, pour peu qu’on veille bien regarder au-delà de l’exubérance des personnages.
Une troisième réussite pour le scénariste en cette rentrée, donc.
Ah, et dans le doute, achetez les trois bouquins, avec Mort aux Vaches paru aux éditions Futuropolis. Vous ne regretterez aucun des achats.

Série : A coucher dehors
Tome :  1
Scénariste : Aurélien Ducoudray
Dessinatrice : Anlor
Editeur : Grand Angle
Date de publication : Septembre 2016
48 Pages Couleurs
Prix: 13.90€

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TOUJOURS PLUS D’AURELIEN DUCOUDRAY?

Békame tome 1Leviathan tome 1The Grocery tome 1

D’AUTRES REGARDS SUR LE HANDICAP EN BANDE DESSINÉE

Annie Sullivan et Helen KellerParaplejackPendant que le roi de prusse faisait la guerre qui donc lui reprisait ses chaussettes


Food War l’étoile tome 1, par Michiko Ito, Taiki Akitoki, aux éditions Tonkam (La chronique de Snoopy)

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Food Wars – L’Etoile, tome 1

Tiré du manga « Food Wars », L’Etoile nous propose de suivre le parcours de Kojiro Shinomiya, le célèbre chef japonais surnommé « Le magicien des légumes ». On sait peu de choses sur lui finalement (étant donné qu’il n’est qu’un personnage secondaire de la série mère). Ce manga est donc l’occasion de découvrir la vie de ce chef qui a décidé de partir à l’aventure et de quitter son pays natal pour affronter la pays de la Gastronomie : la France !

Je suis un très grand fan du manga Food Wars. Que ce soit d’un point de vue scénaristique ou artistique, tout me plaît. C’est donc avec un grand intérêt que je me suis penché sur ce spin off. Intérêt renforcé par le fait que ce manga est centré sur un personnage avec un gros potentiel scénaristique, j’ai nommé l’arrogant et talentueux Shinomiya. Dans l’Etoile, on nous propose donc de suivre ce personnage dans sa quête de reconnaissance (pour rappel, il est parti en France pour tenter de décrocher une des plus grandes récompenses en matière de gastronomie, ce qu’aucun Japonais à réussi à faire. Les auteurs nous invitent donc à suivre son passé.

Au regard de ce tome 1, je dois dire que je suis plutôt satisfait de ce que j’ai lu. Ca n’a pas été aussi « excitant » que la lecture du tome 1 de Food Wars (oui oui je sais, comparaison n’est pas raison). Mais il me faut reconnaître que l’histoire est solide. On suit le jeune chef Shinomiya dès son arrivée à Paris. Et les choses ne seront pas facile pour lui. Mais grâce à ces déboires, on voit dès les premières pages que ce jeune chef est extrêmement doué. Ce premier tome pose donc les bases d’une histoire assez classique pour un shonen manga. Les obstacles à surmonter sont clairement établis ; les séances d’entrainement légions. Les codes du genre sont très bien utilisés. A ma grande surprise, il y a un peu moins d’humour dans ce manga comparé à Food Wars. Mais au final, ce n’est pas plus mal. Ca desservirait probablement plus l’histoire qu’autre chose. Côté dessin, je ne suis pas objectif : je suis très fan. C’est plein de vie. Les plats proposés donnent l’eau à la bouche. J’aime toujours autant le trait de l’auteur.

Food Wars – L’Etoile s’avère donc être une bonne pioche. Ce n’est pas une bête copie de la série mère. Et ça c’est une très bonne chose. Si vous avez de lire un manga culinaire et de suivre les aventures d’un jeune chef en devenir, ce manga est à considérer. Pour ma part, je lirai la suite avec grand plaisir.

Série : Food Wars – L’Etoile
Nombre de tomes : 1 (Série en cours au Japon, 3 tomes)
Scénariste : Itô Michiko, Tsukuda Yûto
Dessinateur : Akitoki Taiki, Sakuma Mitsuyuki
Editeur VF : Delcourt / Tonkam
Editeur VO : Shûeisha
Date de publication : 07 Septembre 2016

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Vinland Saga tome 16, par Makoto Yukimura, aux éditions Kurokawa

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Vinland saga tome 16, par Makoto Yukimura, Editions Kurokawa

Ceux qui suivent ce blog régulièrement connaissent déjà Vinland Saga de Makoto Yukimura, une des deux seules séries manga que je suive au rythme de leurs sorties. J’ai une incroyable sympathie pour celle publiée par Kurokawa, qui arrive toujours à surprendre le lecteur. Un mangaka qui se renouvelle sur la longueur mérite qu’on le défende. Surtout quand en plus il vous offre une plongée dans la culture viking.

Vinland Saga: Fuir un monde dont vous ne voulez pas.

Thorfinn, Leiff et le reste de l’équipage se préparent à partir pour la lointaine Grèce afin de réunir les fonds nécessaires à leur périple pour le Vinland. Mais le départ doit se précipiter. Les vikings accueillent à leur bord Gudrid, la jeune femme qui devait épouser le fils du financier de leur voyage. Ayant blessé son mari, elle n’a plus d’avenir sur l’île qui l’accueillait. Et Thorfinn voit en elle une personne à protéger, même si cela implique d’avoir des poursuivants. De toute façon, le vrai danger viendra sur le chemin. Issu du passé de Thorfinn.

Makoto Yukimura ou le vrai sens de la paix.

N’allez pas croire qu’un manga sur les vikings sera sanglant, avec pillages toutes les dix pages. Vinland Saga a été cela. Mais Makoto Yukimura  a voulu aller plus loin. Les scènes de combats ne durent plus que quelques pages et viennent surtout préparer la trame narrative principale. Elles sont prétextes à discussions, a échanges. Thorfinn chemine autant par l’esprit que par la mer. Un échange avec Gudrid autour de ce que peut être la justice et la paix dans la culture viking s’avère particulièrement éclairant. Avec une projection aisée vers nos sociétés modernes et les débats sur la peine de mort. Une société peut elle prétendre à être juste quand elle tue ceux qui tuent? Franquin avait trouvé la réponse à cette question dans Idées Noires.

Débats, réflexions, et aussi lourdeur du quotidien qui vient apporter un peu de légèreté à cette histoire très cérébrale. Le bébé de la couverture et le personnage de Gudrid viennent apporter cette touche. Makoto Yukimura aime mettre en scène ces moments banals et parfois ridicules. Quitte à appliquer ce traitement à son héros dans de banales scènes de siestes infantiles

Un dessin que vous ne pourrez pas rejeter.

Comment ne pas aimer le dessin de Makoto Yukimura? A partir du moment où on aime le manga? Avec ses assistants, il propose des pages fortes, composées avec un sens du rythme qui guide vraiment notre lecture. Les cases de combat, car il y en a quelques unes, son toujours aussi impressionnante par la puissance qu’elles dégagent. Mais regardez de près les cases de dialogues. Et admirez comment chaque plan est travaillé, contrairement aux habitudes du genre. Et comme le scénario le permet, les cases comiques typiques du manga prennent plus de place. Mais sans que ça ne vienne perturber la lecture. Il y a de l’authenticité dans ces cases qui nous les rendent acceptables.

Alors oui, je continue de vous inviter au voyage que constitue Vinland Saga tome 16. Makoto Yukimura prend son temps pour développer son histoire, mais à aucun moment on ne songerait à lui reprocher.

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Série: Vinland Saga
Tome: 16
Auteur: Makoto qYukimura
Éditeur VO: Kodansha ltd
Éditeur VF: Kurokawa
Date de publication VF: Mai 2016
Nombre de pages: 224 pages nb
Prix: 7.65€
La fiche Kurokawa

ET SI ON DONNE UNE NOTE?

17.5/20

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Ravage tome 1, par JD Morvan et Rey Macutay, éditions Glénat, d’après René Barjavel

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RAVAGE TOME 1,
PAR JD MORVAN ET REY MACUTAY, EDITIONS GLENAT
d’après René Barjavel

Les adaptations littéraires ont encore la côte en cette rentrée de Septembre. Le genre ne manque pas de s’épuiser et les éditeurs de bande dessinée continuent de miser dessus, tel Futuropolis et la Forêt des renards pendus, ou Soleil et le second tome d’OSS 117, dans des genres très différents. Glénat n’échappe pas à cette tendance et propose une adaptation du romancier français de Science-Fiction René Barjavel. Un regard acide sur le rapport de notre société à sa technologie signé JD Morvan et Rey Macutay.

Ravage: Le futur vu par René Barjavel

Fin du XXIe siècle. Des soldats se font la guerre sur les pentes du Mont Ventoux, en France. Les armées du Patriarche tentent de faire tomber la forteresse qui s’y trouvent, mais peine à y arriver. Le vieil homme va prendre les choses en main et mener lui-même les troupes, terrassant à lui seul des dizaines d’hommes. Son adversaire veut recréer des machines, celles-là même, qui, selon le Patriarche, ont mené l’Homme à sa perte en lui faisant perdre le goût de l’effort. Car un jour, plusieurs décennies auparavant, les machines ont trahi leurs créateurs.

JD Morvan et René Barjavel : la rencontre pas si évidente.

Que le scénariste de Sillage adapte un roman de Science-Fiction, en soit, cela n’a rien de très surprenant. JD Morvan est un homme qui a d très nombreux centres d’intérêts, et on est habitué à le voir labourer de nombreux sillons forts différents. Sauf qu’on l’a toujours vu dans des postures plutôt humanistes et progressistes.
Et que le fond idéologique de Ravage a depuis longtemps posé de nombreuses questions. François, alias le Patriarche, est un personnage qui conspue la technologie, toute idée de progrès technologique. Il tient des propos sommes toutes assez discutables, des jugements assez prononcés sur les adeptes d’une vie facilitée par la technologie. François est un partisan de la structuration par la peine.
Mais est-ce René Barjavel qui parle, ou bien est-ce François le personnage ? JD Morvan tranche, et estime que Barjavel n’est pas un tenant de la ligne de son personnage. Mais en même temps, on a quand même affaire à un livre publié en 1943, donc sans doute largement influencé par l’idéologie de la Révolution Nationale. Je dirai pour ma part que c’est la lecture de la suite de l’Histoire qui tranchera. Quand je pourrai interpréter l’ensemble des propos de l’auteur dans cette adaptation.

Le post-apocalyptique vu dans les années 40

On dit beaucoup que les anglo-saxons sont à la pointe de la création en matière de Science-Fiction, la bande dessinée a le bon goût de nous rappeler, avec les albums adaptés de Stefan Wul, avec ce Ravage aux éditions Glénat, que la France a aussi largement tenu son rang en la matière. Je le redis, mais imaginez bien que ce roman a été publié en pleine seconde guerre mondiale. Et de ce que j’en ai compris, JD Morvan et Ray Macutay ont fait en sorte de conserver la vision que Barjavel développait du futur. Et qui rejoint nombre de sujets très contemporains. La viande y est synthétique, par exemple, et François justifie la chose en disant que l’absence de mort de l’animal est un plus. Alors que les croyances Vegan et anti-spécistes prennent de plus en plus de place dans nos sociétés, alors que les imprimantes 3D commencent à produire du cartilage, par exemple, c’est terriblement d’actualité. Le futur de René Barjavel est loin d’être ridicule et les auteurs de bd retranscrivent bien cela.
Et imaginez donc que le monde ravagé fait finalement partie des premiers univers post-apocalyptiques. J’ai hâte de lire la suite de la série, maintenant, pour en savoir plus sur cet univers. En fait, j’ai même envie d’aller lire le roman pour avoir la réponse avant une année entière.

Rey Macutay : Glénat recrute aux Philippines

Si le roman Ravage est donc une redécouverte grâce à cet album, la véritable découverte, c’est le talent incroyable de Rey Macutay, un dessinateur philippin qui n’en est qu’à son second album de bande dessinée franco-belge. Venu du story-board et de la publicité, il présente un style photo-réaliste très plaisant. Je ne peux m’empêcher de faire la comparaison avec le travail de Jay Anacleto, dessinateur notamment de Marvels Eye of the Camera pour l’éditeur américain Marvel Comics. Une même précision dans le style, une même puissance dans le dessin. On mettra par contre au crédit de Macutay son sens du découpage, très audacieux, qui nous emporte dans une véritable dynamique cinématographique. On sent la force de l’expérience. J’ai aussi apprécié les couleurs de Walter, très élégantes, tout en douceur, en finesse, pas trop agressives, et qui portent relativement efficacement le dessin.

J’en termine là avec cet album. Comme je l’écrivais plus haut, j’aurai plaisir à relire JD Morvan et Rey Macutay sur cet album. Même si je ne suis clairement pas en accord avec la philosophie du personnage principal, je veux voir ce qui sera ou non dénoncé au final dans cette histoire. Rendez-vous dans un an !

YANECK CHAREYRE

Série: Ravage
Tome: 1
Scénariste: Jean-David Morvan
Dessinateur: Rey Macutay
Coloriste : Walter
Editeur: Glénat
Date de publication: Septembre 2016
48 Pages couleur, 13.90€

La présentation de l’éditeur
L’interview du scénariste

ET SI ON DONNE UNE NOTE?

17/20

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Les Gouttes de Dieu – Mariages, tome 1, Agi, Okimoto, Glénat (La chronique de Snoopy)

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Les Gouttes de Dieu – Mariages, tome 1

Série : Les Gouttes de Dieu – Mariages

Nombre de tomes : 1 (Série en cours au Japon, 4 tomes)

Scénariste : Agi Tadashi

Dessinateur : Okimoto Shû

Editeur VF : Glénat

Editeur VO : Kôdansha

Date de publication : 14 Septembre 2016

« Les Gouttes de Dieu nous avait tout appris des vins. Mais pour profiter pleinement des potentiels d’un vin, il faut savoir l’apprécier en accord avec les mets qui l’accompagnent ! Nous allons donc approfondir le concept de “mariage”, en compagnie de Shizuku, Issei et Miyabi qui auront à explorer différents domaines culinaires, des fromages aux sushis, en passant par le curry ! Une seconde quête, encore plus gourmande que la première, qui nous mènera au mariage divin ! »

(source : manganews.com)

Voici donc venu le temps de nous pencher sur « Mariage », la suite du manga Les Gouttes de Dieu. Dans la première série, l’histoire se focalisait essentiellement sur le vin, son histoire, ses caractéristiques… Ici, il ne s’agit plus uniquement une question de vin : nous allons également parcourir le monde de la Gastronomie.

C’est avec un plaisir non dissimulé que je retrouve Shizuku Kanzaki et ses amis. J’aime le manga « Les Gouttes de Dieu ». Je ne pouvais donc qu’être attiré par cette suite. Nous retrouvons donc Shizuku un an environ après la fin des Gouttes de Dieu. On le découvre dans un café/bar. Celui-ci rencontre des difficultés à cause de la concurrence d’une grande chaîne de restaurant haut de gamme qui s’est installé en face depuis peu. Shizuku se rend compte que le café/bar est pourtant un établissement de bonne qualité. Il décide donc d’aider ses propriétaires à travers ses connaissances du vin. Mais pas que. Ce point de départ m’a beaucoup plu. Ici, pas de quête à la recherche des « apôtres » (cf la série mère « Les Gouttes de Dieu »). On a à faire à une « simple » histoire culinaire dans laquelle le personnage principal nous propose de découvrir comment allier un plat et un vin. Le tout enrobé dans une histoire intéressante à suivre. L’auteur réussi toujours à nous captiver. La seule ombre au tableau après avoir refermé ce livre : la fin du volume. En effet, après avoir été agréablement surpris par ce choix scénaristique de raconter une histoire dans laquelle il n’y a aucun « réel » défi, la toute fin du volume semble nous diriger vers une nouvelle quête où Shizuku et Tomine vont à nouveau s’affronter pour déterminer qui sera le plus fort dans le jeu des « Gouttes de Dieu ». Alors, ne vous méprenez pas : ce sera probablement aussi intéressant que dans la première série. Cependant, j’aurais aimé avoir l’occasion de lire quelque chose de différent. Là, on est reparti pour X tomes dans lesquels on se demandera qui va hériter de la fortune du père de Shizuku, qui va remporter les défis du vin… A voir comment ce sera fait, mais je dois dire que c’est un bémol qui vient un peu gâcher ma lecture.

Cette suite des Gouttes de Dieu est donc une réussite. Les amateurs de la première série devraient être ravis. On retrouve les éléments qui ont en fait le succès. Pour ma part, je lirai la suite. En espérant que mes craintes sur la probable évolution de l’histoire soient erronées. A suivre…

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Nuit noire sur Brest, Kris, Galic, Cuvillier, Futuropolis

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Titre: Nuit noire sur Brest
Scénaristes: Kris, Bertrand Galic
Dessinateur: Damien Cuvillier
Editeur: Futuropolis
Date de publication: Septembre 2016
D’après l’enquête de Patrick Gourlay

 

Kris/ Galic, c’est le nouveau duo de scénaristes qui monte. Bon, d’accord, Kris, c’est le scénariste qui n’a plus à faire ses preuves, et qui donc permet à Bertrand Galic de développer de beaux projets. Une belle histoire d’amitié autant qu’une réussite éditoriale, comme le prouve ce nouvel album réalisé avec Damien Cuvelier, et qui met en lumière une partie de l’histoire brestoise.

 

Septembre 1937. Un sous-marin fait surface dans la rade de Brest. C’est un équipage de la République Espagnole qui demande à pouvoir amarrer pour réparer avant de repartir dans la guerre contre les franquistes. Mais la neutralité française dans le conflit pose des problèmes, et les marins ne peuvent accoster. Il n’empêche que ce sous-marin isolé attire de nombreux appétits, notamment du côté des soutiens de Franco en France.

HISTOIRE ET FILM DE GENRE

Deuxième album en ce mois de Septembre, chez Futuropolis, qui cultive la référence au polar des années 50, après Mort aux Vaches du duo Ravard/ Ducoudray.

Ici, Kris et Galic optent pour une toute autre direction en nous proposant un récit historique, dans lequel ils viennent insérer un acteur anonyme qui va leur permettre de mettre en scène ces évènements et nous faire accéder aux différents espaces de prise de décision.

Un agent secret mystérieux, beau gosse, au verbe qui fait mouche autant que ses poings.

Mais le personnage est quelque peu prétexte, et le personnage, c’est sans nul doute la guerre d’espagne elle-même, portée au sein de la ville de Brest.

On en profitera pour comprendre qui sont les différents acteurs, quels sont les enjeux. Avec cet enjeu lancinant pour de nombreux immigrés, savoir s’ils allaient pouvoir rentrer chez eux. Tout ça grâce à un capitaine de sous-marin, un mystérieux inconnu et une entraîneuse.

Et puis il y a Brest, ses ambiances nocturnes, la ville telle qu’elle était avant que la guerre ne la détruise.

 

C’est une belle aventure, pleine de rebondissements, avec une conclusion forcément amère, puisque définie par l’Histoire. Et ce ne sont pas les Républicains qui l’ont emporté à la fin.  Mais grâce au charisme des personnages, au rythme des planches, on prend juste la peine de vivre avec les personnages ce petit moment d’Histoire.

UN DESSINATEUR OU UN SCULPTEUR?

Damien Cuvillier est un artiste encore peu connu, mais qui à mon sens mérite qu’on lui prête la plus grande attention. J’avais déjà parlé des Souliers Rouges, sa précédente série, et c’est aussi pour suivre son travail que je me suis intéressé à ce livre-là. Ce que j’aime particulièrement chez lui, c’est que son dessin possède une réelle densité. Une épaisseur. On perçoit particulièrement les reliefs, les creux, sur ses personnages notamment. Comme s’il modelait de l’argile, avec son crayon, avec ses pinceaux, il donne vie à ses personnages et à ses décors. Réaliste, sans verser vers la froideur d’un photo-réalisme, il y a de l’inspiration dans son travail, de l’humanité. Retenez-bien son nom, il a déjà été primé à Saint Malo et je ne doute pas que vous continuerez à entendre parler de lui.
Point besoin donc de connaître Brest pour lire ce livre. Au contraire, le voyage n’en sera que plus intéressant. Voilà un album très réussi qui nous donne à vivre notre Histoire. Celle des hommes et des femmes qui croient que certaines valeurs méritent qu’on les défendent.

ET SI ON DONNE UNE NOTE?

17/20

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Miss Marvel tome 4- Super Célèbre, Wilson, Miyazawa, Leon, Alphona, Panini Comics

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Série: Miss Marvel
Tome: 4
Titre: Super-Célèbre
Scénariste: G. Willow Wilson
Dessinateurs: Takeshi Miyazawa, Nico Leon, Adrian Alphona
Coloriste: Ian Herring
Editeur VO: Marvel Comics
Editeur VF: Panini Comics
Date de publication VF: Septembre 2016

 

Quel pied mes aïeux! Décidément, j’adore la série Miss Marvel. Chaque tome n’en fini pas de m’emporter par sa fraîcheur et son côté décalé par rapport au reste de la production Marvel. Et si le tome 3 m’avait laissé un bémol à cause des considérations éditoriales, il n’en est rien sur celui-ci. Y’a juste à se faire plaisir en lisant!

 

L’apocalypse n’a pas eu lieu, et les terriens vivent donc en sachant cela. A Jersey City, Kamala Khan alias Miss Marvel, plus encore. Devenue Avengers, elle s’éclate en tant que super-héroïne, même s’il est un peu dur de conjuguer ça avec la protection de Jersey City et sa propre vie d’adolescente. Il lui faut pourtant faire face à une étrange entreprise venue “réhabiliter” Jersey City en utilisant son image à elle, ce qui n’est pas au goût de tous les habitants.

L’ESSENCE DE L’UNIVERS MARVEL

Définitivement, Miss Marvel est LA série qui représente le mieux ce que devrait être l’univers Marvel aujourd’hui, par rapport à ce qu’il était dans les années 60. Ce mélange de rêve, de quotidien, avec une réelle possibilité pour le lecteur de s’identifier au personnage qu’il a en face de lui. Je maintiens, Kamala est le Peter Parker moderne.

Avec ce côté multi-culturalisme en plus, qui diffère du modèle traditionnel du foyer américain des années 60 (encore que Parker avec sa tante, était déjà en décalage). Ce rapport à la religion, à la culture du migrant venu dans un autre pays, fait le sel de pas mal des trames secondaires de la série. Dans ces épisodes, cela se symbolise par le mariage d’Aamir, le frère de Kamala. Avec un jeu supplémentaire sur les rapports pas toujours évidents entre communautés nationales au sein de l’islam. Ce n’est jamais prosélyte, c’est toujours très humain, très simple et très intelligent. Pour vous dire, la scénariste parvient à nous rendre Aamir sympathique, c’est vous dire ses compétences…

Bon, et côté baston, vous me demanderez? Côté aventure? Non, parce que c’est ça aussi, le super-héros… On ne se plaint pas. Wilson continue de jouer avec les éléments qu’elle a semé, comme les golems de Loki, tout en rajoutant de nouvelles propositions, avec une manipulation de l’Hydra; et en jouant à merveille avec le cadre de l’univers Marvel et la présence des Avengers pour soutenir Kamala dans ses combats.

Non, mais c’est parfait je vous dis…

UNE AMBIANCE DYNAMIQUE ET BON ENFANT

Et ce n’est pas du côté du dessin ou de la couleur que je vous trouverai de quoi redire.
Avec leurs trois styles différents mais complémentaires, les artistes impliqués sur les différents épisodes créent une atmosphère assez unique dans la production Marvel. A la fois pas grand public, et pourtant avec une tonalité jeune qui rendent les épisodes accessibles au plus grand nombre. C’est décalé, exigeant mais entraînant. C’était pile ce qu’il fallait pour un tel personnage. L’équipe éditoriale US fait un excellent travail à ce niveau là, donnant une belle cohérence à la série. Chacun pourra apprécier les différentes ambiances proposées sans se sentir floué par le passage des différents artistes.
Allez, je m’arrête là. Croyez bien que si je suis dithyrambique sur ce quatrième opus, c’est, comme dans chaque chronique, parce qu’il me semble qu’il possède des qualités objectives fort appréciables. Osez découvrir Miss Marvel, vous ne le regretterez pas.

ET SI ON DONNE UNE NOTE?

18,5/20

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Star Wars Rebels tome 4, Fischer, Molesworth, Romling

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Série: Star Wars Rebels
Tome: 4
Scénariste: Martin Fischer
Dessinateurs: Bob Molesworth, Ingo Romling
Éditeur VO: Lucasfilm ltd
Éditeur VF: Delcourt
Date de publication VF : Septembre 2016

Voilà le nouveau tome du petit plaisir que nous partageons entre père et fils. La sortie d’un nouveau tome de star Wars Rebels en bd. Étonnamment sa mère ne veut pas lui lire. Je ne comprends pas… Qu’est ce qu’on ne ferait pas pour son fils quand on est fan de Star Wars?

On peut toujours compter sur l’équipage du Ghost pour venir en aide à ceux qui en ont besoin. Surtout s’il s’agit de lutter contre l’Empire au passage. Zeb se retrouve impliqué dans une partie de chasse risquée, Sabine et Asohka tentent de libérer un traitre à l’Empire dans un vaisseau en perdition et Sabine et Chopper viennent chambouler l’académie impériale de Lothal.

UN TON PLUS SOMBRE ?

On retrouve la petite bande de la série animée, toujours à l’exception des deux personnages principaux Kannan et Ezra. Mais pour autant, on passe toujours un moment sympathique. Petit bonus de ces épisodes, la présence pour l’un d’eux de la Jedi Asohka Tano, issue de la série clone Wars, et que l’on retrouve aussi dans Rebels en guest star.
Mais ce que je retiens plus particulièrement, c’est la tonalité plus sombre de ces épisodes. Deux se terminent par la mort d’un protagoniste (oui les stormtroopers se décident à viser juste),et l’autre est carrément consacré aux manigances de deux officiers impériaux utilisant les actes des rebelles à leur propre profite. Je trouve ça intéressant quand on s’adresse à des enfants. C’est bien de ne pas avoir que des choses positives. Le dessin animé originel sait mener ça avec talent, je suis ravi de voir Marrin Fischer, le scénariste, prendre lui aussi cet option.

Côté dessin, je note qu’Ingo Romling s’en sort de mieux en mieux, comme si son dessin gagnait en maturité au fil des épisodes.

Star Wars Rebels s’adresse toujours autant aux fans de l’univers Star Wars. Mais pour les enfants qui sont dans ce cas, la série fait le boulot

ET SI ON DONNE UNE NOTE?

14/20