Fables tome 9- Les loups (Jeudi Comics)

Fables tome 9

Série: Fables
Tome: 9
Titre: Les loups
Scénariste: Bill Willingham
Dessinateurs: Mark Buckingham, Jim Fern, Shawn McManus
Encreurs: Jimmy Palmiotti, Steve Leialoha, Andrew Pepoy
Coloristes: Daniel Vozzo, Lee Loughridge
Editeur VO: DC Comics
Label VO: Vertigo
Editeur VF: Panini Comics/ Urban Comics
Date de publication VF: 2010

 

Le caractère polémique de la série Fables, je l’ai découvert avec le recueil précédent, et je dois bien dire qu’on le retrouve ici aussi, pleinement. Cela donne de quoi s’interroger sur les propos tenus dans ce bouquin. Je reste asse circonspect, avec un étrange arrière-goût en bouche. Explications.

 

Mowgli a une mission très particulière, au sein de la communauté des Fables. Il est un touriste, une sorte d’espion chargé de visiter et de surveiller les Fables établis à travers le monde isolés, et de vérifier qu’ils ne trahissent pas le secret de leur nature. Il a reçu du prince charmant une mission très particulière, retrouver Bigby Wolf, qui a disparu après que ses enfants aient été envoyés à la Ferme, un endroit qu’il n’a pas le droit de visiter. Car le Prince Charmant a une mission pour lui, une mission… radicale.

 

A noter que le recueil contient deux autres épisodes, consacrés l’un à des espions de l’Adversaire du côté de Fablesville, l’autre à une mission de l’agent secret Cendrillon.

Mais donc, c’est bien le corps de l’intrigue qui pose problème, la fameuse mission confiée à Bigby. La mission elle-même, et la justification qui en est donnée. Bigby va porter un coup au coeur même de l’Empire, auprès de celui qui le dirige réellement, Gepetto. Avec des menaces très claires, et une politique qui reposerait sur celle d’Israël: petit pays menacé de toutes part et qui ferait payer chèrement la moindre exaction commise à son encontre par ses gros voisins agressifs. Si tant est qu’on puisse décrire Israël ainsi à ses débuts, face aux grands pays arabes, aujourd’hui, plus personne n’attaque Israël en dehors de ceux qu’elle a envahi, les palestiniens. Au contraire, Israël agresse bien volontiers ses voisins à tout bout de champs. Malaise donc. Car Bigby Wolf est un personne charismatique, et lui donner à dire ses mots lui donne un aspect idéologique assez puant, ignorant tout des souffrances des palestiniens spoliés qui ne demandent qu’à vivre sans qu’on leur vole leurs terres. Et du coup, le grand évènement qui s’ensuit perd en émotion, gêné que l’on peut être par ce positionnement. Mais les Fables ne sont-ils pas, eux, réellement menacés de toute part par l’Adversaire? Le positionnement ne se justifierait-il pas pour eux? Vaste débat auquel je n’ai pas de réponse.

Je passe rapidement sur les dessins. Buckingham, auteur principal, est toujours à son meilleur niveau, et ses partenaires de jeu ne posent pas de soucis, mais n’enthousiasment pas non plus la lecture.

 

Malaise restera donc mon maître-mots pour ce recueil. Si ce sentiment venait à perdurer, pas sûr que j’aille très loin au-delà d’un tome ou deux…

 

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