L’homme qui n’aimait pas les armes à feu tome 3- Le mystère de la femme araignée (Vendredi Chronique)

L'homme qui n'aimait pas les armes à feu tome 3

Série: L’homme qui n’aimait pas les armes à feu
Tome: 3
Titre: Le mystère de la femme araignée
Scénariste: Wilfrid Lupano
Dessinateur: Paul Salomone
Coloriste: Simon Champelovier
Editeur: Delcourt
Date de publication: Mai 2014

 

J’ai hésité à acheter cet album, j’ai finalement attendu qu’une des bibliothèques rennaises en fasse l’acquisition pour continuer de lire cette série. Ca n’a pas manqué, Wilfrid Lupano a très bonne presse dans les bibliothèques aujourd’hui, et ceci parfaitement à raison. Cet album là vient le confirmer.

 

Byron, Knut, Tim, l’indien, tous pourchassent une seule et même femme, au pied de Spider rock, dans la réserve des navajos: Margot de Garine. Elle a réussi à se débarrasser de l’indien et à reprendre contact avec la civilisation, une congrégation de bonnes soeurs. Elle a désormais bon espoir de ramener les lettres de Madison et de les monnayer un bon prix. Mais elle n’est pas encore au bout de son chemin, et il se pourrait bien que l’esprit de la femme-araignée, protectrice des lieux, ne lui joue quelques tours à sa façon…

 

Ce troisième tome conserve toutes les qualités que l’on a pu formuler sur cette série jusqu’à présent. Les deux auteurs font preuve d’une belle constance, qui pourrait bien mener cette série dans les classiques de la bande dessinée d’ici quelques années.
Première grande force, les personnages. On connaît déjà toute la petite bande en interaction, Lupano continue de nous réjouir avec eux. On découvre peut-être un peu plus Tim, sur cet épisode, il acquière un peu plus de temps de jeu, ce qui affine un peu son portrait au delà du jeune nigaud abusé. Même chose pour l’indien qui raconte son histoire, une histoire décalée et très drôle, qui fera dire au jeune Tim que l’Amérique connaît un problème d’identité (nationale? on apprécie le clin d’oeil). Autre décalage, un nouveau personnage navajo assez savoureux lui aussi, d’autant qu’une fois de plus, il est écrit hors de tout cliché. C’est vraiment la force de l’écriture de Lupano, cette originalité. Enfin, deux indiennes prennent place elles aussi dans l’histoire, et devraient prendre une bonne part de l’intrigue dans le quatrième et dernier album.

Deuxième grande force, la lecture presque politique que nous offre ce récit, derrière l’image de western plutôt comique qui nous est donné en première intention. J’ai déjà évoqué la crise identitaire de l’Amérique, on pourrait rajouter la place des femmes ou le traitement des indiens par les religieux chrétiens dans les sujets qu’aborde, mine de rien, le scénariste. Ce parfait équilibre est vraiment pour moi le symbole d’une bande dessinée ludique et exigeante.

Enfin, troisième et dernière grande force, le dessin de Paul Salomone, dont la finesse est vraiment un bonheur à chaque page. Pour mettre en scène une histoire qui se base fortement sur les personnages, il fallait un artiste capable de transmettre leurs émotions, de générer de l’empathie. Salomone est définitivement l’homme de la situation. Son association avec le coloriste Simon Champelovier fonctionne aussi très bien. De la couverture à la dernière page, son travail soutien joliment celui du dessinateur.

 

Bon, vous l’aurez compris, il ne faut pas la rater, cette série. Le dernier opus en date est aussi bon que les deux autres. La série est excellente. Que pourrais-je dire de plus?

L'homme qui n'aimait pas les armes à feu tome 3_ plancheLogo top bd17.5/20

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