L’inversion de la courbe des sentiments, Jean-Philippe Peyraud, Futuropolis

L'inversion de la courbe des sentiments

Titre: L’inversion de la courbe des sentiments
Auteur: Jean-Philippe Peyraud
Editeur: Futuropolis
Date de publication: Juin 2016

Jean-Philippe Peyraud n’est pas l’auteur auquel je pense spontanément, quand je fais le tour de la production Futuropolis. Pourtant, à chaque fois que je l’ai lu, je suis plutôt ressorti avec de très bons sentiments sur son travail. Et finalement, ça a été la même chose pour cet album, que je n’avais d’abord pas noté, et que pourtant, j’ai maintenant très envie de vous présenter.

Robinson est patron d’un magasin de DVD à Paris. Il bosse avec son pote Mano qui n’ose pas lui avouer qu’il veut partir monter sa propre affaire. Robinson n’est pas un gars très doué en amour, il est pas mal dans le coup d’un soir, depuis le départ de son ex. Il a de qui tenir, son père se fait régulièrement virer de chez lui par son épouse qui lui reproche ses infidélités. Mais Robinson ne sait pas encore que des personnes s’intéressent à lui et à ses éventuelles parentalités…

DE LA BD DE BOULEVARD

Le théâtre de boulevard, je ne vous explique pas le concept? Les portes qui claquent, les amants dans le placard, toutes ces choses là, avec une image un peu datée.
Jean-Philippe Peyraud modernise le concept pour nous offrir un récit en bande dessinée qui n’a rien à envier à l’écriture d’une bonne pièce. Je vous ai fait une version courte en guise de présentation de l’histoire, parce qu’il y a bien d’autres personnages qui sont mis en scènes, et que tous ont une histoire incroyable et une place fort sympathique dans le récit. C’est vraiment une écriture d’orfèvre, de la part de Peyraud, pour réussir à faire tenir tous ces rebondissements et à parvenir à les rendre crédibles. Parce que même si on se dit que ça charge un peu la barque, à aucun moment cela ne nous sort de notre lecture, et on se laisse complètement prendre au jeu mystère- résolution. Et comme il se doit, les rebondissements vont jusqu’à la toute dernière case. C’est simple, je me suis régalé.
Parce que même si le personnage de Robinson ne semble pas dépourvu de défauts, l’auteur en fait un personnage vraiment appréciable, que l’on a envie de comprendre, avec lequel on a envie de sympathiser. Robinson est humain, il est crédible.

L’EXPRESSIVITE DU DESSIN

Jean-Philippe Peyraud ne me déçoit jamais, pour ce qui est du dessin, parce qu’il choisit des histoires qui conviennent parfaitement à ses points forts. Et son talent primordial, c’est sa capacité à dessiner des personnages qui transmettent directement les émotions aux lecteurs. Son trait est simple, mais parce qu’il a conservé l’essence même des émotions. Et qu’il sait les synthétiser en quelques traits.
Et à côté de ça, c’est un artiste qui nous offre de belles cases, bien dotées, qui nous donnent l’impression de voyager avec les personnages.

Il faut que je cesse mes mauvaises habitudes, et que je me mette à guetter les prochaines œuvres de Jean-Philippe Peyraud. C’est un formidable metteur en scène, un fin écrivain des mœurs modernes. Il y a de l’humanité, dans ses histoires, et c’est pour ça qu’il faut les lire.

ET SI ON DONNE UNE NOTE?

17.5/20

L'inversion de la courbe des sentiments_ planche

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