Détective comics tome 1- la colonie, James Tynion IV, Eddy Barrows, Urban Comics

N’est-il pas paradoxal que le titre Batman intitulé « detective comics » soit à ce jour le plus super-héroïque de toute la gamme? La reprise de la série en mode Rebirth offre aux lecteurs de superbes tranches de super-héroïsme en rassemblant toute la bat-familly dont certains personnages laissés en retrait par le new 52. Enfilez collants et armures, prenez vos batarangs et en route pour les toits de Gotham.

detective comics tome 1: super-héros family

Azraël, un des alliés de Batman, est retrouvé en sang dans un bâtiment en ruine. Soupçonnant l’existence d’un groupe secret militarisé à l’œuvre contre lui, Batman décide de rassembler ses forces à Gotham. Il veut que Batwoman forme certains d’entre eux pour faire face à la menace. Red  Robin, Spoiler, l’Orpheline et Gueule d’Argile vont devoir tenir le choc face à l’ancienne militaire. Mais la menace réelle est bien plus hardue encore.

Un casting œcuménique

 

Rebirth est un événement éditorial voulu pour corriger les points faibles du Reboot New 52. James Tynion IV, le scénariste, l’a bien compris en sélectionnant une équipe de personnages issus des différents moments forts de l’éditeur.

Red Robin est un pur produit New 52, c’est là que Tim Drake a gagné son indépendance vis à vis de Batman. Batwoman fait le lien avec le DC classique, elle qui a été créé à la toute fin et développée dans les New 52. Spoiler et l’Orpheline sont des personnages qui avaient été tenus très longtemps dans les limbes au grand désespoir des fans qui ne comprenaient pas ce choix. Reste Gueule d’Argile dont on ne sait pas trop pourquoi il est là. À croire que le scénariste à pensé qu’il fallait un Groot à son équipe… Mais en dehors de ça…

Avec cette équipe, Tynion IV peut donc satisfaire le plus grand nombre de lecteurs prenant ce qu’il y a eu de meilleur dans le passé de DC comics.

Assumer ceux qu’on a inspiré

James Tynion a longtemps oeuvré aux côté de Scott Snyder sur l’univers Batman. Cela se sent dans Detective Comics, parce que l’on voit que le scénariste construit son propos en réaction aux évènements écrits par son mentor. Si Batman n’est pas une légende, son action, notamment durant l’An zéro, a créé un phénomène d’exemplarité. Il est devenu un modèle par rapport auquel on se construit. C’est donc une image de lui-même poussée à l’extrême, que le chevalier noir doit affronter avec ses alliés.
Cette idée d’héritage est extrêmement présente. Red Robin se mord les doigts de devoir annoncer à Batman qu’il va prendre une autre voie, comme un fils qui craindrait de décevoir ses parents. Les liens entre la famille de la mère de Bruce et celui-ci ont aussi beaucoup de poids dans l’histoire.

J’espère que le scénariste va pouvoir continuer à développer ces questionnements dans la suite de la série. D’ailleurs, notons le découpage très intelligent d’Urban Comics qui coupe la série sur un gros cliffangher très efficace.  Pas tout à fait surprenant, mais suffisamment mystérieux pour donner vraiment envie de lire un deuxième tome.

Le super-héroïsme au fil des pages

Mais le sentiment qui demeure le plus présent en moi, à la fin de cette lecture, c’est le sujet sur lequel le scénariste et ses dessinateurs entrent en parfaite harmonie, la question du super-héroïsme. Eddy Barrows notamment, fait partie de ces artistes qui, à mes yeux, symbolisent le mieux le comic-book de super-héros mainstream moderne. Il est extrêmement précis, très expressif et il développe des pages qui nous en mettent vraiment plein les yeux. Qui nous font dire que les personnages traversent réellement des péripéties très difficiles et qu’ils ont donc encore plus de mérite à l’emporter. Il y a une énergie, une puissance, dans le dessin de Barrows mais de ses collègues impliqués sur les épisodes aussi. Il ne fallait pas autre chose pour mettre en avant un groupe de super-héros impliqué à 200% dans ce qu’il fait.

En guise de détective, on a plus une enquête ultra-moderne de haute-voltige qu’un épisode de Hercule Poirot, quand même… Mais personnellement, je ne vais pas m’en plaindre.

ET SI ON DONNE UNE NOTE?
17/20

 

Série: Detective Comics
Tome: 1
Titre: La colonie
Scénariste: James Tynion IV
Dessinateurs: Eddy Barrows, Alvaro Martinez, Al Barrionuevo
Encreurs: Eber Ferreira, Raum Fernandez
Coloristes: Adriano Lucas, Brad Anderson
Editeur VO: DC Comics
Editeur VF: Urban Comics
Date de publication VF: Juillet 2017

 

 

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