Batman Rebirth tome 1- Mon nom est Gotham, Tom King, David Finch, Urban Comics

Nouvelle fournée d’albums librairie pour Urban Comics, qui accompagne en France la relance des titres DC Comics aux US.
Pas de changement notable pour le Caped Crusader, Batman Rebirth est avant tout le lancement de nouvelles intrigues par un nouveau scénariste, Tom King après les 52 épisodes de Scott Snyder.

Batman Rebirth tome 1: Quelle est l’âme de Gotham?

Bruce Wayne a repris place sous la capuche de Batman. Après le traumatisme causé par le Joker et l’intermède Gordon, le revoilà en pleine possession de ses moyens. Il a prit sous son aile un des membres du gang des Robin, Duke Thomas, afin de le former pour un tout nouveau rôle. Pourtant, il est des évènements qui ne sont pas gérables par Batman. Et quand la Ligue de Justice ne peut intervenir, il peut parfois se retrouver dépasser. Heureusement, deux nouveaux héros très puissants sont arrivés en ville, Gotham et Gotham Girl.

Le mythe du Surhomme

Pour son premier run (premier chapitre, en comic-book), Tom King vient donc nous proposer un questionnement sur la figure du Surhomme. Pour sortir des sentiers battus, il ne fait pas appel à Superman, mais à de tout nouveaux personnages, créés pour l’occasion, Gotham et Gotham Girl. On passera sur le fait qu’il ne s’appelle pas Gotham Boy ou qu’elle soit la seule à avoir une notion de genre dans son nom (mais ça mérite quand même d’être dit), pour retenir donc la proposition métaphorique qu’ils représentent.

Batman est le meilleur des humains, le seul à pouvoir se battre aux côtés ou contre des individus sur-humains. Et il est l’incarnation de Gotham. Alors que doit-il faire quand il voit arriver deux êtres dotés de la puissance de Superman et se revendiquant comme l’incarnation de la ville?
J’ai beaucoup aimé la réponse de Batman, qui change un peu du personnage totalement nombriliste et paranoïaque qu’on voit souvent. J’adore cet archétype, mais je suis ravi que Tom King ait souhaité nous offrir un personnage légèrement différent, qui puisse être source d’inspiration pour d’autres.

Evidemment, toute la question est de savoir qui est vraiment le surhomme et indice: on est dans la série Batman. Evidemment, en creux, c’est la vaillance du chevalier noir qui est valorisé, mais l’ensemble du récit autour de Gotham et Gotham Girl est construit plutôt intelligemment. En dehors d’un élément, sur lequel nous allons revenir tout de suite.

Mais que font les bad guys dans cette histoire?

Le gros problème de ce premier chapitre, c’est que les méchants qui vont interagir avec les deux nouveaux héros n’ont que des raisons très limitées d’agir.
Enfin, la raison initiale pourrait être bonne, mais elle est mal exploitée. Amanda Waller, la patronne de la Suicide Squad, est missionnée par le gouvernement pour mettre fin au « calvaire » de Gotham. Plusieurs années passées par Batman à combattre des fous détruisant la ville, ça fini par attirer l’attention d’un certain gouvernement fédéral, quand même.

Très bonne idée. Sauf que pour cela, Amanda Waller concocte un plan alambiqué à base de manipulation d’émotions pour faire ressortir le meilleur des habitants de Gotham. Plan qui tourne en eau de boudin à toute vitesse parce qu’on ne sait pourquoi, mais les vilains qu’elle utilise et qui sont donc censés êtres porteurs d’une bombe pour les neutraliser… Ben ils se retournent contre elle… Parce qu’ils n’étaient pas équipés de bombes… Et que Batman va devoir se taper le ménage.

Tom King ne semble lui-même pas convaincu par son fil d’intrigue, il y passe très peu de temps dessus.
Sur de bonnes bases, il se retrouve à construire un édifice brinquebalant.

David Finch: un dessinateur qui fait le job

Pour assurer graphiquement ce nouveau départ, DC Comics a principalement fait appel à David Finch, un artiste reconnu et apprécié. Le gars dont le dessin possède ce petit côté blockbuster qui va montrer que l’éditeur tient à la série principale de l’univers Batman. David Finch fait le job, fait ce qu’on attend de lui, ni plus, ni moins.
Au passage, j’ai fortement apprécié les découpages et dessins de Mikel Janin sur le one-shot Batman Rebirth, j’aurai vraiment aimé le retrouver plus longuement.

De bonnes bases pour la suite

Même si ce nouveau départ n’est pas totalement satisfaisant, le scénariste Tom King montre tout de même des questionnements assez intéressants autour du personnage de Batman, avec une volonté manifeste de l’ancrer au sein du monde censé l’abriter.
Laissons-lui le bénéfice du doute, il pourrait bien avoir une vision personnelle à nous proposer. Il faudra au moins ça, pour passer derrière le controversé mais marquant Scott Snyder.

ET SI ON DONNE UNE NOTE?
16.75/20

Série: Batman Rebirth
Tome: 1
Titre: Au nom de Gotham
Scénariste: Tom King, Scott Snyder
Dessinateur: David Finch, Mikel Janin, Ivan Reis
Encreurs: Matt Banning, Danny Miki, Sandra Hope, Scott Hanna, Joe Prado, Oclair Albert
Coloriste: Jordie Bellaire, June Chung, Marcelo Maiolo
Editeur VO: DC Comics
Editeur VF: Urban Comics
Date de publication VF: Juin 2017

 

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2 réflexions sur “Batman Rebirth tome 1- Mon nom est Gotham, Tom King, David Finch, Urban Comics

  1. Pingback: Batman Rebirth, tome 1 : Mon nom est Gotham | Le Bibliocosme

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