Invisible Awards 2016: BD Jeunesse

 

 

invisible-awards-2016-bd-jeunesseJe ne me focalise pas particulièrement sur la bande dessinée jeunesse, mais j’essaye tout de même de proposer des albums destinés aussi à un public beaucoup plus jeune.

Tout les albums que j’ai lu n’étant pas toujours d’un niveau suffisant, j’ai volontairement restreint le nombre d’albums présentés. De même, je tiens à dire que même si L’épouvantable peur d’Epiphanie Frayeur a été vendu par Soleil comme un album jeunesse, ma perception personnelle l’a classé au rayon adulte.

Voici donc mes propositions. J’ai sans doute pu rater de bons albums, mais ceux que vous avez ici n’ont pas de raisons de vous décevoir.
A l’image de Supers tome 2, vainqueur de l’année de par l’incroyable richesse de son scénario et la très belle adéquation entre les deux créateurs impliqués. Mais ça, je l’ai déjà dit dans le premier article des Invisible Awards 2016.

 

Supers tome 2

Les carnets de Cerise tome 4Alienor Mandragore tome 2Boule à zéro tome 5

 

 

 

 

 

 

 

 

Le livre de Piik tome 2Princess Ugg tome 2Neska du clan du lierre tome 1

 

 

 

 

 

 

 

 

Les carnets de Cerise tome 4, par Joris Chamblain et Aurélie Neyret, aux éditions Soleil

Très sincèrement, cet album a très longtemps tenu la corde pour la première place. Je m’attendais, jusqu’en septembre, à le récompenser, tant ce livre, autant que la série à laquelle il appartient, m’impressionnent. Un personnage qui permettra à tous les jeunes de s’identifier, des problématiques de notre temps, une histoire qui avance réellement à chaque tome, et un dessin d’une douceur et d’une chaleur qu’on ne peut que se sentir en bonne compagnie avec eux.

Je ne suis pas un grand découvreur, les ventes à chaque tome démontrent que le public a su adhérer à une aussi belle proposition.

Aliénor Mandragore tome 2, par Séverine Gauthier et Thomas Labourot, aux éditions Rue de Sèvres

Séverine Gauthier fait partie de mes scénaristes préférés, je ne le cache pas. Avec Thomas Labourot, ils réalisent une très belle série, Aliénor Mandragore. Elle propose une relecture très drôle et touchante de la saga arthurienne et plus particulièrement du personnage de Merlin, donné à voir comme papa, mais surtout comme mort pas vivant. Aliénor est un personnage fort, tout en restant très enfantin.

Pas besoin de tout connaître du mythe arthurien (on en a gros) pour apprécier cette série.
Le dessin dynamique tout en souplesse de Thomas Labourot apporte un plus non négligeable à cette belle ambiance.

Boule à zéro tome 5, par Zidrou et Ernst, aux éditions Bamboo

Boule à zéro reste, tome après tome, une série fétiche à mes yeux. Bourrée de bons sentiments, peut-être, mais posant toujours d’excellentes questions. Proposer aux enfants une bande dessinée sur la crise budgétaire des hôpitaux, par l’entremise d’une enfant leucémique, ça peut paraître totalement fou, mais c’est la réalité de cet album. C’est courageux, c’est émouvant, c’est intelligent.

Avec un dessin qui vous met toujours le sourire.

Bref, je ne vois toujours aucune bonne raison de rejeter cette série.

Le livre de Piik tome 2, par Christophe Casenove et Cécile

Elle paye pas de mine, cette série, mais moi je lui voues une tendresse toute particulière.
Le personnage du fils du bourreau qui recherche à apprendre à lire, de base, c’est une excellente idée. Un enfant qui a perdu sa mère très jeune et dont il cherche à percer les secrets, alors qu’elle n’est pas loin du tout de lui.

Une saga familiale, drôle, touchante, qui joue bien avec les codes du récit moyen-ageux, avec de jolies touches de fantastiques et un dessin tout en rondeur et en bienveillance pour les personnages.

Princesse Ugg tome 1, par Ted Naifeh, éditions Akiléos

Ted Naifeh, je le suis depuis Courtney Crumrin. Lorsqu’il avait annoncé le sujet de sa nouvelle série jeunesse, j’avais hâte de la lire. Rien que sur le concept. Une princesse barbare qui vient à l’école des princesses bon chic bon genre et y met le bazar. Promesse tenue, l’album est très drôle tant il joue et déjoue les codes de l’Héroïc Fantasy. Avec une petite pointe de politique en plus et de combat féministe, il fait bon offrir à nos ados des séries intelligentes comme celle-ci.

Neska du clan du Lierre, Louise Joor, aux éditions Delcourt

J’ai aimé découvrir ce monde très écolo, la petite touche spéciale de Louise Joor. Un monde où les humanoïdes (je choisis mon terme à dessein) vivent en harmonie avec les insectes dans une relation symbiotique. J’ai aimé découvrir cette société, découvrir ce personnage si attachant qu’est Neska. J’ai vraiment envie d’en savoir plus, notamment sur ces mystérieux monstres géants qui nous ont été très rapidement présentés.

Une bouffée de conscience de notre place dans notre biosphère, ça ne se refuse pas.

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2 réflexions sur “Invisible Awards 2016: BD Jeunesse

  1. Alienor et Supers sont deux séries que je dois découvrir enfin en 2017, il n’est jamais trop tard ! 😉

  2. Bien envie de tenter Aliénor Mandragore, et aussi de reprendre Boule à zéro (je n’en suis pas rendue au tome 5…) !

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