Saga tome 6, par Bryan K Vaughan et Fion Staples, Urban Comics

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Saga tome 6, par Vaughan et Staples: Papa, Maman, le fantôme et moi!

Saga, la série familiale de Science-Fiction américaine est de retour en ce mois d’octobre chez Urban Comics. Si vous vous êtes pris d’affection pour la petite fille née de parents issus de races ennemies, voilà un rendez-vous que vous n’allez pas rater. Et si vous ne connaissez pas encore Hazel et tout le bestiaire qui l’accompagne, il n’est jamais trop tard, les cinq premiers tomes sont disponibles en librairie. Alors venez faire leur rencontre!

Survivre au cœur d’un territoire ennemi

Hazel a grandi, elle a maintenant quatre ans, et elle s’avère très intelligente pour son âge. Grace à sa grand-mère, elles ont survécu. Mais arraisonnées par un vaisseau du Royaume Robot, elles ont été finalement enfermées dans un camp de prisonniers sur la planète Continent. Heureusement, personne n’a songé à vérifier le dos d’Hazel, sans quoi les ailes qui ne sont pas censées s’y trouver lui aurait valu la mort. Grace à sa grand-mère, elles survivent. Et pendant ce temps, Marko et Alan, ses parents, se sont retrouvés pour venir à son secours. Car il est hors de question qu’ils laissent leur fille prisonnière sans tout faire, pour la libérer.

Saga tome 6: Le bonheur du foutraque

Saga, c’est un univers scénaristique autant que graphique. Pour rappel, les humanoïdes cornus ou ailés y côtoient des humanoïdes à tête d’écran, des morses parlants ou des fantômes étripés.
C’est n’importe quoi, il n’y a pas vraiment de volonté de chercher une cohérence globale, quand magie et SF s’entremêlent. Mais c’est ça qui fait le charme de la série et Saga tome 6, par Bryan K. Vaughan et Fiona Staples, toujours, est juste une source de bonheur incommensurable dans ce grand n’importe quoi.

La force de la série, c’est incontestablement l’ambiance familiale qu’elle développe, avec toute la dimension symbolique qui s’y insinue. Couple « mixte », Marko et Alana rencontrent de manière exagérée pour l’aventure, ce que toutes les familles terriennes de ce type expérimentent trop souvent au quotidien. Le rejet, l’incompréhension. Même des plus proches.
Mais ce sixième opus ne se contente pas de jouer une partition connue. Au contraire, le scénariste, Bryan K. Vaughan veille à proposer aux lecteurs de réelles péripéties et de nombreuses révélations tout au long des épisodes. On ne s’ennuie jamais, voir même on se demande toutes les 22 pages ce que nous réserve le scénariste pour la suite. Grâce à sa création joliment fourre-tout, il s’assure que nous ne puissions rien deviner de ce qu’il va nous proposer.

Tolérance et vérité, la ligne de Bryan K. Vaughan

Soyons un peu plus explicite. De quoi est-il question dans ce sixième tome? Quels thèmes vient explorer le scénariste?
Grace à Hazel, enfermée dans son camp de prisonnier, il est d’abord question de tolérance. Tolérance à son égard à elle, évidemment, avec un personnage secondaire institutrice qui vient redonner des normes simples à la petite fille. Mais tolérance aussi pour toutes les différences, à l’image de Pétrichor, cette cornue dotée de seins et d’un sexe masculin. Façon totalement inattendue de venir discuter de la question du genre, qui taraude toutes nos sociétés occidentales contemporaines.

Et puis, il y a cette question de la vérité et de son pouvoir. Ce qui permet de remettre en avant le duo de journalistes menacés afin qu’ils ne dévoilent pas l’existence d’Hazel. Ils vont réussir à se défaire de la menace qui pesait sur eux et vont donc se remettre en chasse. Avec l’idée que l’information de l’existence de l’hybride fera tellement de bruit qu’elle en changera les deux sociétés qui se font la guerre. Une vision idéale du métier de journaliste, mais dont Vaughan n’oublie pas les questionnements, comme sur le fait de savoir si cette enfant mérite ou non d’être mise dans une lumière aussi puissante et dangereuse.

Fiona Staples: une dessinatrice hors-catégories

Comme je le disais plus tôt, Saga, c’est une identité graphique autant que scénaristique, les deux marchant de paire pour créer une ambiance unique et à part.

Fiona Staples est une artiste qui clive. Certains lui reprocheront sans doute un dessin inabouti, abusant des effets numériques pour ses décors.
Mais justement, c’est ça qui est intéressant chez elle, c’est ça qui convient si bien à la série Saga. Son dessin est atypique, il est déroutant, et il empêche le lecteur de placer l’histoire dans un cadre connu. Or, c’est justement ça, me semble-t-il, que veut Bryan K. Vaughan. Il veut dépayser le lecteur, le sortir de sa zone de confort, pour l’amener à considérer cette histoire et ces personnages comme universels. Fiona Staples, en proposant ce trait jeté, ces effets numériques parfois agressifs, en termes de couleurs, apporte cette distanciation.

 

Que va-t-il donc se passer dans le septième tome? Comment la série va-t-elle évoluer alors qu’une partie de l’intrigue semble avoir été résolue?
Ce sont les questions qu’on se pose à la fin de notre lecture de Saga tome 6 par Bryan K. Vaughan et Fiona Staples, chez Urban Comics. Ne sont-ce pas là des questions fort rajouissantes, après plus de six cent pages de bande dessinée?

ET SI ON DONNE UNE NOTE?

17/20

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Série: Saga
Tome: 6
Scénariste: Bryan K. Vaughan
Dessinatrice: Fiona Staples
Editeur VO: Image Comics
Editeur VF: Urban Comics
Date de publication VF: Octobre 2016
Nombre de pages: 152 pages
Prix: 15€

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