Justice League tome 10- Darkseid War 2e partie, Geoff Johns, Jason Fabok, Francis Manapul, Urban Comics

 

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Justice League tome 10
Darkseid War 2e partie,
Geoff Johns, Jason Fabok, Francis Manapul, Urban Comics

Faire des membres de la Justice League de véritables dieux, tel a été le premier pari du scénariste Geoff Johns dans Darkseid War. Le second, aura été de redonner à la grande équipe de héros de DC Comics toute son ampleur et tout son « fun ». Mais peut-être en oubliant la cohérence éditoriale.

Darkseid n’est plus, mort à la Terre?

Darkseid, terrible néo-dieux de la planète Apokolyps, incarnation du mal, vient d’être tué. La prophétie l’avait annoncé, elle s’est réalisée, sa fille, Graal, l’a détruit grâce à l’Anti-Monitor. Ce faisant, le pouvoir divin s’est échappé et partagé entre différentes personnes. Flash est devenu l’incarnation du pisteur, ange de la mort d’un monde perdu. Superman, régénéré au soleil d’Apokolyps, est devenu le dieu de la force. Batman, s’étant emparé de la Chaise de Moebius a acquis le savoir universel du dieu de la connaissance. Face à eux, Wonder Woman essaye de mener la Justice League et de sauver la Terre des désirs de conquête de l’Anti-monitor. Quitte à s’allier aux pire criminels du multiverse, le Syndicat du Crime.

Justice League tome 10 Darkseid War 2e partie: Des difficultés à gérer un univers partagé

J’étais ressorti extrêmement enthousiaste de la lecture de la première partie de Darkseid War, je le suis un peu moins après avoir lu la seconde partie. On garde bien cette notion d’ampleur cosmique, de saga épique que je considère comme intrinsèque à une équipe telle que la Justice League. Mais malheureusement, Geoff Johns s’est pris les pieds dans le tapis de l’univers partagé, n’assurant pas toujours une pleine cohérence en la matière.

D’abord, reconnaissons-lui le mérite d’être cohérent avec lui-même. Darkseid war vient d’une certaine façon conclure son gigantesque run sur la série Justice League, qu’il n’a pas quitté depuis le retour à zéro du New 52. Terminant à l’épisode 50, avant un nouveau reboot au 52, on peut dire que la boucle est bouclée pour le scénariste. Rappelez-vous que le premier épisode et que le rassemblement de la League se fit autour de Darkseid. Johns ramène aussi sur le devant de la scène le Syndicat du Crime, version négative de la Justice League qui avait manqué de peu de conquérir la Terre. De ce point de vue là, aucun reproche.

Mais par contre, pour ce qui est de la cohérence interne avec le reste de l’univers DC, là, on est beaucoup plus hasardeux.
Alors que plusieurs villes des USA se font dévaster, une armée de paradémons débarque sur Terre, mais aucun autre groupe que la Justice League n’intervient. Pas même la Suicide Squad, censée intervenir dans ce genre de situations désespérées. Pas même les jeunes alliés des héros, les Titans. Comme s’il n’y avait plus personne dans la communauté super-héroïque, ce qui n’est évidemment pas le cas. A la place, Geoff Johns fait intervenir le Green Lantern Corp dont on ne comprend pas vraiment ce qu’il vient faire dans cette histoire. Le lien est bâclé en deux cases, quand Batman envoie Hal Jordan protéger Oa, et que celui-ci revient une fois la tâche assumée.

Geoff Johns se trouve confronté à la limite du genre. Dans un univers partagé, un évènement épique se doit de prendre en compte toute la cohérence de l’univers, mais cette même cohérence apporte lourdeur limitations. Darkseid War est-il aux prémices de la nouvelle politique de DC comics qui se veut désormais moins rigoureux sur l’univers partagé? C’est à mes yeux une trop grande facilité qui nuit à cette histoire.

Vil pinailleur, tu nous en parles de l’histoire?

Je le reconnais, je suis très exigeant sur la question de la cohérence.
Maintenant, sur l’aventure à proprement dite, clairement, on est sur du grand spectacle qui claque.
Principal défaut, il n’y a finalement aucune explication quant au fait de savoir pourquoi les membres de la Justice League reçoivent les pouvoirs divins. En l’état, la seule réponse qu’on peut comprendre, c’est que ça faisait tripper le scénariste.
Et c’est prenant, c’est indéniable. Batman omniscient est encore plus flippant qu’à l’accoutumée. Superman gavé de puissance, ça impressionne. Flash et sa course contre la Mort, on entre en empathie… N’est-ce pas là l’essentiel après tout? Que la lecture nous fasse vibrer, qu’elle nous transporte.
Geoff Johns fait dans le divertissant, et finalement, il le fait plutôt bien. Il pose par ailleurs de nouvelles bases d’aventures pour les personnages principaux, et c’est très intéressant. On veut forcément savoir comment les autres scénaristes reprendront les questions posées à la trinité Superman/ Wonder Woman/ Batman.

Le pari de Geoff Johns est donc réussi.

Jason Fabok, le dessinateur blockbuster!

Celui qui ne déçoit en rien, sur ces épisodes, c’est bien le dessinateur principal, Jason Fabok. Ces planches sont juste sublimes. Les personnages sont toujours bien tenus, les décors riches et détaillés, et les découpages donnent réellement un sentiment d’urgence et de puissance au fil des pages. Que demander de plus?
Ah si, je sais quoi demander de plus. Un Francis Manapul en meilleur forme.
Le dessinateur de la série Flash, sur laquelle il excelle, notamment par sa virtuosité en terme de découpage, adopte un style beaucoup moins flamboyant dans le trait, et beaucoup plus sage dans la mise en scène. Autrement dit, on peut se demander s’il n’a pas été bridé. Et c’est bien dommage.

 

J’ai donc émis tout un tas de nuances, de regrets… Mais en fait, j’ai plutôt bien aimé cet album. Si on se laisse aller à ne pas trop réfléchir au contexte global, on a une série épique et bien dessinée, ce qui fait tout l’intérêt du comic-book de super-héros, dans le fond.

 

ET SI ON DONNE UNE NOTE?

17/20

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Série: Justice League
Tome: 10
Titre: Darkseid War 2e partie
Scénariste: Geoff Johns
Dessinateurs: Jason Fabok, Francis Manapul, Ivan Reis, Oscar Jimenez, Paul Pelletier
Encreurs: Joe Prado, Tony Kordos
Coloristes: Brad Anderson, Alex Sinclair, Francis Manapul, Brian Buccellato
Editeur VO: DC Comics
Editeur VF: Urban Comics
Date de publication VF: Octobre 2016
Nombre de pages: 200
Prix: 17.5€

La fiche de présentation Urban Comics

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