Ladyboy vs Yakuzas tome 5, Toshifumi Sakurai, Editions Akata

Ladyboy_vs_Yakuzas tome_5

Série: Ladyboy vs Yakuzas
Tome: 5
Auteur: Toshifumi Sakuraï
Editeur VO: Futabasha Publishers Ltd.
Editeur VF: Editions Akata
Date de publication VF: Février 2016

Nous voilà à la fin de cette série dont je ne pensais pas passer le tome 1. Provocante, violente, dérangeante, les qualificatifs qu’on peut employer à son propos peuvent êtres pris dans deux sens tout à fait opposés. Soit comme des reproches, soit comme des qualités. L’ambiguïté, l’auteur la cultive toujours un peu, mais on aura bien compris que son but final était de dénoncer beaucoup de choses à travers ce « conte » outrancier. La conclusion est toujours un moment difficile à aborder, voyons comment Toshifumi Sakuraï s’y prend.

Il y a de moins en moins de pervers sur l’île. Un nouveau groupe vient de tomber suite aux manipulations de Georges, le pervers qui « protège » Kozo. Une autre personne vient aider le yakuza transformé en femme, son propre père. Mais Kozo ne veut rien avoir à faire avec lui, ce pervers qui a brisé sa vie. Pourtant, c’est bien sur lui qu’il va devoir s’appuyer pour éviter de mourir violé par les derniers rescapés désireux de s’enfuir de l’île au plus vite.

C’EST MEEUUUGGNNNNOOONNNN!

Oui, il est presque mignon, ce tome 5. C’est assurément le moins provocateur, le moins sexuellement violent. Je fais la précision, parce que sinon, côté meurtres de masses, là, ça ne s’arrête pas.
Mais au moment de conclure, l’auteur vient travailler plus encore la relation de Kozo à son père. Une relation évidemment compliquée, mais finalement assez bien traitée sur la longueur de ce cinquième tome. Le personnage en devient assez crédible, et la conclusion à ce sujet là est assez juste et plutôt touchante.
Sinon, la conclusion liée à l’île, et en l’occurrence au personnage de Georges est assez grotesque, dans sa parodie de jeux vidéos. On ne croît pas un instant au plan qu’il a monté, à sa faisabilité réelle. Ce qui fait qu’on a le sentiment que l’auteur presse artificiellement le pas pour se débarrasser des pervers. Alors évidemment, il y a une part d’humour trash, comme pour le personnage du boss yakuza. Mais justement, là, pour une fois, c’est peut-être beaucoup trop gros. Ca m’a sorti un peu de l’histoire pour tout vous dire. Même si c’est raccord avec le personnage de Georges, et donc cohérent avec l’histoire elle-même.
Il aime bien, je pense, le côté un peu grandiloquent, Toshifumi Sakuraï… Ca lui permet de laisser son dessin s’exprimer plus aisément.

Au final, Ladyboy vs Yakuzas s’avère une série bien plus intéressante et pertinente que ce que j’en pensais au premier tome. Il invite le Japon à se pencher sur sa façon de gérer les personnes en faiblesses psychologique, à ne pas tomber dans les réactions trop simplistes. D’une certaine façon, c’est presque un appel à l’accompagnement éducatif ou psychologique, derrière les gesticulations et les horreurs que l’auteur nous sert au premier plan.
Je ne regrette pas de m’être laissé convaincre de poursuivre ma lecture. Merci, les éditions Akata.

ET SI ON DONNE UNE NOTE?

16/20

Ladyboy_vs_Yakuzas tome_5_ planche

 

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2 réflexions sur “Ladyboy vs Yakuzas tome 5, Toshifumi Sakurai, Editions Akata

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