Rock and Stone tome 2, Jean, Valéani, Georges, Delcourt

Rock and Stone tome 2

Série: Rock and Stone
Tome: 2
Scénariste: Nicolas Jean
Dessinateur: Yann Valeani
Coloriste: Gaétan Georges
Editeur: Delcourt
Date de publication: Juin 2016

Grosse déception, voilà une série qui ne dépassera pas le tome 2. Et pourtant, je trouve que les auteurs avaient construit un univers plein de promesses… Ceci dit, Delcourt avait clairement annoncé les choses dès le tome 1. Mais ça restera un petit regret…

Stan a donc retrouvé son père. Prisonnier dans un satellite en orbite au dessus de la planète Caldoria, il tente toujours de contrecarrer l’IA qu’il a contribué à créer, YAHVE. Et par l’entremise d’un robot, il a réussi à entrer en contact avec son fils. C’est lui qui va pouvoir activer, au sol, la fusée qui permettra d’activer le canon IEM qui détruira YAHVE. Mais l’IA n’a pas du tout l’intention de se laisser détruire.

LA FAMILLE CONTRE LA MACHINE

Je suis vraiment déçu, parce que je pense que Nicolas Jean avait largement de quoi aller plus loin avec son univers. Sur ce deuxième tome, il nous donne à voir une usine où YAHVE conserve les humains pour le travail, au lieu de les tuer comme elle procède habituellement. Il y avait forcément un secret à découvrir derrière cela. Peut-être est-il au final rapidement expliqué. Mais c’est un peu du gâchis. Cette relation père-fils à distance fonctionnait aussi très bien, et sa conclusion arrive là encore trop rapidement. Nicolas Jean avait vraiment réussi à créer une atmosphère particulière, dans son histoire, quelque chose qui permettait de dépasser le concept original, à base de révolte des machines (non, j’ai pas parlé de Skynet).  Il me semble qu’il y avait là une histoire à la fois accessible et profonde, susceptible de plaire à un large public, adolescent comme adulte.  Mais encore une fois, tant de personnages secondaires à exploiter qui ne serviront à rien…

VALEANI, UN AUTEUR QUI CONFIRME

Je parle de Yann Valéani, mais je devrait plutôt parler du duo qu’il forme avec Gaétan Georges, son coloriste, tant ils semblent fonctionner en harmonie. Quand je parlais d’ambiance, pour le scénario, c’est aussi de ce point de vue là. L’atmosphère écrasante de Caldoria, c’était aussi par les couleurs qu’elle passait. Et par son alliance avec le dessin fin et souple de Yann Valéani.
J’aimerai beaucoup relire d’autres albums du duo, ils ont, pour moi, toute leur place dans le monde de la bande dessinée franco-belge.

Alors oui, il n’y aura pas de suite, mais ce n’est pas une raison pour bouder la conclusion de cette histoire. Elle vaut aussi pour elle-même. Et pour montrer à l’éditeur qu’il aurait du faire plus confiance à son trio d’artistes.
EDIT: L’éditeur, reparlons-en. Celui-ci m’a contacté pour me faire une précision importante. Sa savoir que le scénario est écrit depuis le début comme un diptyque par son créateur. Dont acte, rendons justice à David Chauvel, et reconnaissons l’erreur. Restera tout de même le regret que Nicolas Jean ne soit pas allé encore plus loin. J’espère qu’il osera prendre plus d’ampleur encore dans ses prochains écrits, je suis certain qu’il a le potentiel pour.

ET SI ON DONNE UNE NOTE?

16.5/20

Rock and Stone tome 2_ planche

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