Astérix et Cléopâtre, Goscinny, Uderzo, Editions Albert-René

Astérix et Cléopatre

Série: Astérix
Titre: Astérix et Cléopatre
Scénariste: René Goscinny
Dessinateur: Albert Uderzo
Editeurs: Dargaud/ Editions Albert-René
Date de publication: 1965

« Comment? » me suis-je dit récemment alors que je vérifiais quel Astérix je n’avais pas encore chroniqué… « Astérix et Cléopatre, je ne l’ai pas fait? » J’ai donc songé à me fouetter en punition mais n’était pas masochiste, j’ai préféré m’infliger la lecture de cet album à la place. Et comment vous dire que je vais être obligé de parler cinéma aussi?

Cléopatre est vexée! César prétend que les égyptiens sont devenus un peuple décadent, tout juste bon à servir d’esclave aux romains. Mais la reine des reines (vous ais-je parlé de son nez?) a décidé de relever le défi. Elle confie à l’architecte Numérobis la construction d’un magnifique palais. En moins de trois mois. Le pauvre Numérobis sent déjà venir les crocodiles pour le dévorer. A moins qu’une aide ne lui soit fournie en Gaule?

CULTE!!!! ET MEME SANS CHABAT!!!

Bon dieu que cet album est énorme… Ca faisait super longtemps que je ne l’avais pas relu, et je me suis rendu compte à quel point Chabat n’a eu qu’à ouvrir l’album pour trouver la moitié de ses vannes. Les répliques écrites par Goscinny fusent à merveille.  Aujourd’hui, grâce au cinéma, on les connaît toutes par coeur. Mais voilà, c’était écrit par Goscinny en premier, alors rendons à César ce qui est à César.
Ce que j’ai beaucoup apprécié, au delà des dites répliques, c’est ce petit côté cinéma mélangé à du brisage de 4e mur. Goscinny a volontairement écrit les cadres de texte à la manière d’un film, ou d’un reportage, une référence aux grands péplums, j’imagine. Et en plus, Astérix s’adresse directement aux lecteurs à plusieurs reprises, installant ne connivence incroyable avec le lecteur.
Non, vraiment, chaque page est culte, allez les relire, si ça fait un moment que vous ne l’avez pas fait, vous verrez, c’est que tu bonheur.

Et puis bon, Uderzo est quand même en train d’éclater à ce moment là. Il n’a pas encore acquis la rondeur de trait qui fera se renommée, mais il s’en approche, justement. Et il participe admirablement aux gags visuels qui font la saveur de cet album, je pense tout particulièrement aux phylactères remplis de hiéroglyphes.

 

Comment, vous êtes encore là? Vous n’êtes pas encore parti ouvrir l’album? Je ne peux pas croire que vous ne l’ayez pas dans votre bibliothèque. Si vous ne devez en avoir qu’un, d’Astérix, c’est assurément celui-ci…

ET SI ON DONNE UNE NOTE?

17/20

Astérix et Cléopatre_ planche

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5 réflexions sur “Astérix et Cléopâtre, Goscinny, Uderzo, Editions Albert-René

  1. Excellent album ! Un must ! Un classique de chez classique ! S’il faut rendre à César ce qui appartient à César, il faut se rappeler qu’avant que le cinéma ne s’inspire de l’album BD, celui-ci s’est lui-même inspiré du cinéma. Goscinny et Uderzo ont eu l’idée de l’album après la projection du « Cléopatre » de Joseph Mankiewicz (1963) avec Liz Taylor et Richard Burton. Les deux papas d’Astérix sont en effet sortis de la séance complètement bidonnés par le film, où ils n’ont vu qu’approximations historiques et anachronismes en série. « Astérix et Cléopâtre » est donc avant tout une parodie des péplums hollywoodiens. C’est devenu une belle histoire des interactions entre BD et cinéma !

  2. Merci pour ces précisions bienvenues qui expliquent bien la couverture originale, je pense.
    Et bienvenu en ces lieux, j’espère que tu auras l’occasion d’y repasser.

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