L’art de Morris (La BD de la Semaine)

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Titre: L’art de Morris
Auteurs: Stéphane Beaujean, Jean-Pierre Mercier, Gaëtan Akyüz,Vladimir Lecointre
Editeur: Dargaud
Date de publication: Décembre 2015

2016 est l’année des 70 ans de Lucky Luke. De nombreux évènements ont été prévus par son éditeur, Lucky Comics, mais je vous avais évoqué la chose dans Pastille Bayday #2, que vous pouvez toujours aller visionner. L’évènement majeur est bien entendu l’exposition consacrée à Morris qui se tient toute l’année au Musée de la Bande Dessinée d’Angoulême, et dont cet ouvrage est le catalogue. Si vous ne pouvez vous déplacez, ce très beau livre fera un parfait pis aller tant son contenu est intéressant.

Alors, qu’t a-t-il au programme? Un chapitre pour décrypter la construction technique du mythe Lucky Luke, tout le travail de Morris jusqu’à sa rencontre avec René Goscinny. Un chapitre sur les influences de l’auteur et ses autres travaux. Enfin, un dernier chapitre vient explorer les figures récurrentes de la série. Le livre est richement doté en matière d’illustrations, les textes sont agréables à lire et régulièrement entrecoupés d’images qui viennent illustrer le propos.

D’abord, dire que le livre est évidemment très fidèle à l’exposition que j’ai pu voir. Jean-Pierre Mercier étant le commissaire de la dite exposition, cela allait de soit, mais ça ne fait pas de mal de le dire. J’ai retrouvé ce côté didactique qui m’avait vraiment plus à l’époque. C’est un livre qui nous permet de comprendre à la fois les inspirations et les méthodes de travail de Morris, et c’est vraiment passionnant. On est à la fois dans la biographie, l’Histoire culturelle et les techniques de la bande dessinée. Je pense qu’on pouvait difficilement faire plus complet.

Qu’est-ce qui m’a plus particulièrement intéressé? Vu comment j’évolue, c’est évidemment les références techniques que j’ai adoré retrouver. La façon dont l’auteur posait ses scènes d’introduction en une case, son utilisation si particulière de la couleur, ses liens avec le monde de l’animation, aussi, et sa façon très personnelle de travailler le mouvement… Ou comment Morris se monta très vite indépendant de Dupuis (pour rappel, Lucky Luke fût d’abord publié chez les belges avant de passer chez les français de Dargaud) en rejetant le classique gaufrier en 5 bandes pour gagner de la place dans ses cases. C’est instructif, parfois cocasse, mais une fois encore, toujours parfaitement didactique. Et les pages sur l’utilisation du noir par Morris, mama mia…

Je pourrai vous décortiquer l’ensemble du livre, mais vous perdriez ensuite le plaisir de la lecture. Si vous aimez le travail de Morris, que le cow-boy solitaire est pour vous une référence de la bande dessinée, ce livre est juste INCONTOURNABLE!

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Cette semaine on se rassemble chez Stephie, cliquez sur l’image!

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8 réflexions sur “L’art de Morris (La BD de la Semaine)

  1. Merci Yanneck,
    Je ne suis pas un grand fan de Lucky Luke, mais l’aspect technique et didactique m’intéresse énormément.

  2. Même pas eu le temps de voir l’expo à Angoulême…! Cela dit, je ne suis pas non plus une inconditionnelle du cow-boy à la mèche…

  3. J’ai lu quelques épisodes quand j’étais ado, mais depuis j’ai un peu abandonné le cow-boy… Autant dire que je suis moyennement intéressée par ce livre, malgré ton enthousiasme…!

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