Ladyboy vs Yakuzas tome 4, Toshifumi Sakuraï, Editions Akata

Ladyboy vs yakuzas tome 4

Série: Ladyboy vs Yakuzas
Tome: 4
Auteur: Toshifumi Sakuraï
Editeur VO:  Futabasha Publishers Ltd
Editeur VF: Editions Akata
Date de publication: Décembre 2015

Toshifumi Sakuraï n’est pas le genre d’auteur à se reposer sur ses lauriers, ou à ne pas maîtriser la lecture qu’il propose, visiblement.  Si j’avais noté un tome 3 plus apaisé, moins provocant, croyez-bien que celui va revenir vous chahuter la tête.

Kozo a été mis à l’abri pendant qu’il était évanoui. C’est Georges, un des pervers, qui l’a protégé. Georges n’est plus équipé pour le violer, alors son objectif, ce serait plutôt de mettre fin à cette punition sordide. Mais Georges n’est pas un saint, il faudrait voir à ne pas l’oublier. Ceci dit lui a l’expérience pour protéger Kozo. Et même, pour le débarrasser d’un maximum de ses assaillants.

DU RAPPORT A LA DOULEUR INFLIGEE

Dans ce 4e tome, Toshifumi Sakuraï vient interroger deux figures plus particulières. Deux figures qui ont des rapports très différents à la violence. L’un d’eux la reçoit directement, l’autre la regarde dispensée. Mais pourtant, les deux sont aussi des victimes. Georges est celui qui regarde. L’auteur en fait non pas un violeur, mais un homme complètement traumatisé par le viol de sa mère qu’il a du regarder enfant. Un traumatisme qu’il n’a jamais dépassé, et qui l’amène à reproduire la situation avec des jeunes femmes qu’il place lui-même dans cette position. Ce qui fait bien de lui un pervers, mais l’auteur ne manque pas de rappeler pourquoi. Vous verrez quel traitement Sakuraï réserve au personnage, mais n’attendez aucun angélisme de sa part. Ce n’est pas parce qu’il explique, qu’il protège. L’autre situation, c’est celle du bouc-émissaire. Cette figure finalement bien plus connue, de la victime qui pète les plombs pour devenir bourreau. L’occasion de rappeler que le harcèlement entre enfants a réellement des conséquences néfastes, même si évidemment pour l’occasion l’auteur grossit le trait.  Et le transforme le petit gosse de riche à la fois en « papier cul » et en mitrailleur fou. La folie, je pense que c’est vraiment le sujet d’étude de Toshifumi Sakuraï.

Et pour accompagner tout ça, évidemment, il y a encore et toujours le dessin volontairement grotesque de l’auteur, ces gueules outrancières. Histoire qu’on n’ait aucun doute quant au statut des personnages, et ce que l’auteur pense d’eux.

Décidément, j’aurais vraiment apprécié de lire cette série. Je pense même aller m’acheter le dernier tome, le 5, pour voir comment l’auteur clôture la série, quelle conclusion il souhaite donner. Quel message il envoie au final. En attendant, faut quand même avoir l’estomac bien accroché, pour lire ce tome 4.

ET SI ON DONNE UNE NOTE?

16.5/20

Ladyboy vs yakuzas tome 4_ planche

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