The autumnlands tome 1- De griffes et de crocs, Busiek, Dewey, Bellaire, Urban Comics

The autumnlands tome 1

Série : The autumnlands
Tome : 1
Titre : De griffes et de crocs
Scénariste : Kurt Busiek
Dessinateur : Benjamin Dewey
Coloriste : Jordie Bellaire
Editeur VO : Image Comics
Editeur VF : Urban comics
Collection : Urban Indies
Date de publication VF : Mai 2016

 

En ce moment, je suis très branché Fantasy en BD. J’ai animé une petite conférence sur le sujet la semaine dernière, et pour ce faire, je me suis quelque peu documenté sur ce genre littéraire. Et j’ai été surpris de la proximité établie entre SF et Fantasy. Comme quoi notre futur pouvait être perçu comme le retour à des références plus anciennes. Quel bonheur quand j’ai lu cet album et découvert qu’il illustrait pleinement cette proximité .

Dans le monde des automnales, la magie a permis à certains animaux de s’élever dans les cieux, au plus proche des dieux, tandis que d’autres appelés Moindres demeuraient au sol.
Mais la magie se tarit peu à peu. Alors un petit groupe de magiciens décida de mener à bien un plan fou, voir même hérétique : invoquer la magie pour rejoindre le passé et en ramener  le Champion, l’être qui fit apparaître la magie dans le monde. Mais le rituel ne se passa pas du tout comme prévu.

FAIS ATTENTION A CE QUE TU DEMANDES

Kurt Busiek est une valeur sûre du comic-book, je ne prenais pas grand risque en venant lire The Autumnlands. Mais je ne m’attendais pas pour autant à prendre autant de plaisir.
D’abord, parce qu’on nous présente un univers fantastique, dans lequel on est parfaitement introduit. Le personnage de Dunstan est là pour cela. Avec aisance, et sans jamais donner l’impression de nous donner une leçon, Busiek pose les bases de son univers et nous le rend parfaitement appréhendable. Les rapports sociaux sont eux aussi facilement exposés, et on sent rapidement à quel point cet univers de privilèges est un géant aux pieds d’argile qui ne demande qu’à tomber.

Et c’est là qu’arrive l’expérience « impie », socialement condamnée et presque perçue comme hérétique. Une extrémité nécessaire à entreprendre pour certains des sorciers, et qui va donner des résultats assez inattendus. Le Champion, j’ai assez vite deviné sa nature. Mais je ne crois pas que l’enjeu soit dans ce suspens là. L’enjeu, c’est de voir comment la société des automnales va réagir à l’arrivée de cet élément incongru. Un véritable poil à gratter, un élément instable et révolutionnaire qui risque d’offrir un tout nouveau futur à ce monde. Et ce, alors qu’il vient du passé. J’adore l’idée. J’ai hâte de découvrir comment le scénariste va faire le lien entre le personnage visiblement bardé de technologie, et l’apparition de la magie dans le monde.
Mais j’aurai aussi plaisir à retrouver les différents personnages, tant ils sont attachants dès leur première apparition. Sandorst le politicard véreux, Gharta l’audacieuse, Bonpied la roublarde, et évidemment Dunstan le jeune chien fou qui ne manque pas de s’apaiser vu les circonstances. Celui-là, il fait beaucoup de bien. Il apporte une fraîcheur incroyable, une note d’espoir, que le Champion ne cherche même pas à incarner un peu.

UN DESSINATEUR A SURVEILLER

Benjamin Dewey est un artiste encore jeune, dans le milieu du comic-book. The autumlands est son deuxième gros projet seulement, après un graphic-novel chez Oni Press. Mais là, vraiment, il est juste bluffant. Kurt Busiek ne lui facilite pas la vie. Son univers est visuellement très riche, avec des personnages tous extrêmement différents puisqu’à têtes d’animaux de races variées. Et Dewey, lui, s’en sort vraiment bien. Son trait est parfois un peu grossier, mais on dirait presque que ça sert le propos. En tous cas, ça ne nuit jamais à la lecture. Il n’y a aucun moment où l’on se dit qu’on lit quelque chose de qualité douteuse. Au contraire. Les décors sont complètement immersifs, les personnages expressifs et les scènes d’action parfaitement lisibles. Ajoutez à cela les couleurs de Jordie Bellaire dont on dirait qu’elles sont celles du dessinateur, tant elles lui vont bien, et vous avez une proposition graphique carrément à la hauteur d’un des grands talents de l’écriture de comic-book.

 

Comment vous dire autre chose que j’attends maintenant avec impatience de lire la suite de la série, que je ne compte surtout pas rater? Un propos passionnant, un dessin jeune et assuré, vraiment, il n’y a rien à jeter, dans cette série… Une des meilleurs de cette année, côté Amérique. Indéniablement.

ET SI ON DONNE UNE NOTE?

18.5/20

The autumnlands tome 1_ planche

Publicités

3 réflexions sur “The autumnlands tome 1- De griffes et de crocs, Busiek, Dewey, Bellaire, Urban Comics

  1. Pingback: Invisible Awards 2016: Comics | Les Chroniques de l'invisible

  2. Pingback: Invisible Awards 2016: Les coloristes | Les Chroniques de l'invisible

  3. Pingback: Invisibles Awards 2016: Les scénaristes bd | Les Chroniques de l'invisible

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s