L’adoption tome 1- Qinaya, Zidrou, Monin, Grand Angle

L'adoption tome 1

Série: L’adoption
Tome: 1
Titre: Qinaya
Scénariste: Zidrou
Dessinateur: Arnaud Monin
Editeur: Grand Angle
Date de publication: Mai 2016

Un nouveau Zidrou, de retour chez Grand Angle avec Arnaud Monin, après l’album sympathique Merci, moi, je disais oui. Je ne suis sans doute pas le seul, d’ailleurs. Mais si je vous dis que le scénariste belgo-catalan nous offre un de ses meilleurs albums, vous me dites quoi? Que vous voulez le lire? Allez, on en dit plus ici…

Gabriel est à la retraite. Il était boucher, mais son fils Alain n’a pas repris le magasin, alors il s’est fait une raison. Heureusement, il y a ses deux copains Gaston et Gérald avec qui il fait un peu de sport.
Mais quand à la suite d’un tremblement de terre au Pérou, Alain s’en va adopter une petite fille de là-bas, le quotidien de Gabriel se retrouve bien changé. Lui qui ne s’est jamais trop occupé de ses propres enfants, se retrouve avec dans les pattes une petite, qui ne parle même pas la langue.

UN COEUR A CONQUERIR

Des personnages comme celui de Gabriel, le cinéma français nous en a fourni plusieurs, ils nous ont toujours marqué. Michel Simon est évoqué dans le livre, mais je pense aussi à Michel Serrault, ces personnages vieux et hautains, qui se font percuter par une petite dose de bonheur devant laquelle ils se trouvent obligés de baisser les armes.
Gabriel est exactement dans ce cas là. Il ne fût sans doute pas le meilleur des pères, il ne l’était sans doute toujours pas avant l’arrivée de la petite Qinaya. Mais devenir grand-père, c’est acquérir un tout autre statut, c’est une place unique, très différente de celle de parents. Ceux qui ont eu la chance comme moi, d’avoir des grands-parents très présents dans leur enfance, en gardent des souvenirs mémorables. Et Zidrou décrit exactement ce processus là. Cette évolution forcée, à laquelle on ne peut rien, mais que pourtant on attend comme une chose normale. Qui a donné la vie, s’attend à voir la vie reproduite… Sans trop savoir ce que ça implique. Et là, c’est même plus compliqué, puisque cette vie débarque un matin, bien fringante et galopante, via cette adoption que réalisent Alain et Lynette. Voir arriver un bébé est une chose, une fillette de quatre ans avec une histoire compliquée, en est une toute autre. Mais Zidrou, comme il sait si bien le faire, joue une douce partition qui vient aborder ces thèmes en finesse. Et on se laisse conquérir par l’histoire au rythme de Gabriel. Et on est heureux pour lui., de le voir s’épanouir ainsi.
Mais Zidrou , dans le dernier quart de l’album, vient apporter une rupture qui change complètement l’aspect du récit. Je ne vous la dévoilerai pas ici, mais elle nous prend par surprise et nous laisse une sensation de tristesse incroyable. En fait, comme je pensais que c’était un one-shot, à la première lecture, je me suis dis que Zidrou osait de manière incroyable. La seconde lecture m’a permis de voir qu’il y aura résolution de cette histoire dans un deuxième album. C’est peut-être moins incroyable, mais ce n’en est que meilleur. Parce que malgré tout, je veux savoir ce qu’il va advenir des personnages. De l’empathie s’est créée pour eux à toute vitesse. Quel talent, ce Zidrou.

LA DOUCEUR DU DESSIN

Arnaud Monin est sans nul doute l’homme grâce auquel cette empathie se noue aussi rapidement. Parce que sincèrement, son dessin est tellement doux, tellement délicat, que je vous mets au défi de ne pas vibrer en écho. Les émotions de Gabriel, c’est lui qui les transmet. C’est lui qui, sur un gros plan, nous fait comprendre parfaitement que le vieux bonhomme s’adoucit. C’est lui qui, par ses couleurs, entretien une ambiance douce et apaisante qui nous fait nous sentir bien auprès des personnages. Ce n’est pas à proprement parler une surprise, mais L’adoption est peut-être quand même le meilleur album d’Arnaud Monin. J’ai déjà hâte de le retrouver sur le tome 2.

 

Quelle belle histoire d’amour entre un grand-père et une petite-fille. Alors oui, j’ai délaissé un peu les autres personnages, dans cette chronique. Ils ne vous décevront pas quand vous les découvrirez. Moi, je reste encore un peu avec Gabriel. Des souvenirs qui remontent, peut-être?

ET SI ON DONNE UNE NOTE?

18.5/20

LA BLOGOSPHERE EN PARLE

Un amour de BD

L'adoption tome 1_ planche

Publicités

3 réflexions sur “L’adoption tome 1- Qinaya, Zidrou, Monin, Grand Angle

  1. Pingback: Invisible Awards 2016: Dessinateurs | Les Chroniques de l'invisible

  2. Pingback: Invisibles Awards 2016: Les scénaristes bd | Les Chroniques de l'invisible

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s