LastMan tome 8, Balak, Sanlaville, Vives, Casterman

LastMan tome 8

Série: LastMan
Tome: 8
Auteurs: Balak, Michael Sanlaville, Bastien Vives
Editeur: Casterman
Date de publication: Janvier 2016

Dans le précédent tome, l’équipe de LastMan nous avait montré qu’elle ne craignait pas de nous surprendre, en faisant s’écouler de longues années pour leurs personnages. Et en nous collant un bon cliffangher dans les dents. Une dernière image qui annonçait du lourd. Voyons donc si l’équipe a réussi, une fois encore, à être à la hauteur.

Richard Aldana a fini par rejoindre Paxtown, après quelques années d’enfermement dans les geôles de la Vallée des rois. Et sur son chemin, il est tombé dans une foutu ville minière, sur une personne qu’il croyait mort et enterré: Adrian Velba, le fils de Marianne. Ceux qu’Aldana n’a pas réussi à sauver… Mais les retrouvailles ne vont pas se faire comme Richard le pensait. Adrian a bien changé… Mais l’arrivée dans le jeu d’Elorna et de Gregorio vont évidemment chambouler encore tout ça.

TU L’AS AIME MON HEROS?

Pour être honnête, au sortir de la première lecture, j’ai terminé cet album avec un sentiment étrange, comme une pointe de tristesse. Quelque chose de difficile à analyser. Il m’a fallu lire une seconde fois, ce que je fais pour toute chronique, pour réussir à identifier ce qui avait pu ainsi me chagriner. Le trio d’auteurs m’a montré que celui que je prenais pour un héros, n’en était pas un. Et ça, ça a abîmé mon petit coeur fleur bleue. Non mais c’est pas sympa quand même! Adrian! Le petit Adrian tout sympa, touchant, battant et tout… Il est devenu quoi? Une loque. Parce qu’en fait, et c’est le tour de force des auteurs, leur héros, c’est aussi désormais une victime. Et ça change son positionnement. Et ça légitime toutes ses réactions d’isolement, de négation de sa propre identité. C’était un gamin qui a vu sa mère mourir sous ses yeux, tuée par ceux qu’ils pensaient garants de la Justice.  Evidemment qu’il est marqué… C’est très fort, parce que ses réactions sont justes. Terribles, mais justes.
Alors bon, c’est du LastMan quand même, on a toujours à la fois le côté combat très bien mis en scène, et les seconds rôles déjantés qui viennent animer le côté humoristique. Notamment les travestis protecteurs d’Elorna. A mourir de rire…

JE ME REPETE, SUR LE DESSIN?

Bon sang, huit tomes, et toujours pas un reproche à faire sur le dessin, comment vous voulez que je m’en sorte moi? C’est péchu, enlevé, ça fonctionne toujours autant… Alors oui, ça se renouvèle pas, si vous voulez trouver un truc à redire… Mais c’est pas l’objectif, l’objectif, c’est que ce trio d’artistes fonctionne en harmonie. Et là, ils sont au top.

 

Ils sont bons ces mecs quand même. Ils m’abiment mon héros, et pourtant, j’ai toujours envie de lire leurs histoires. Impressionnant…

ET SI ON DONNE UNE NOTE?

17/20

LastMan tome 8_ planche

 

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