Le Roy des Ribauds tome 2, Brugeas, Toulhoat, Akiléos

Le roy des ribauds tome 2

Le Roy des Ribauds tome 2

Série: Le Roy des Ribauds
Tome: 2
Scénariste: Vincent Brugeas
Dessinateur: Ronan Toulhoat
Coloristes: Ronan Toulhoat, Johann Corgié
Editeur: Akiléos
Date de publication: Février 2016

Pour la deuxième année consécutive, j’ai la chance de pouvoir faire ma chronique du Roy des Ribauds sur un superbe ouvrage publié en tirage très limité à Angoulême. Un superbe objet couverture cuir et doré, avec un papier épais, et même le petit marque page en tissus dont on retrouve vite toute l’utilité. Un superbe écrin pour une série dont je vous ai dit le plus grand bien en 2015. Et pour laquelle je vais recommencer.

Obligé de partir guerroyer avec son Roi, le triste sire est obligé de laisser sa ville trop loin de sa poigne. Et les ennemis de Philippe entendent bien profiter de l’occasion pour faire tomber son plus sombre mais aussi plus vaillant défenseur. Et l’attaque viendra de l’intérieur, de ceux-là même qui l’avaient soutenu. Tristan risque de tout perdre. Mais ceux qui l’attaquent ignorent qu’il est désormais prêt à tous les risques.

PARIS! TON UNIVERS IMPITOYABLE!

Oui, on a les références culturelles qu’on peut, et les capacités d’humour idem.
Vincent Brugeas voulait de la saga épique, des morceaux de bravoure, des affrontements mémorables, bravo, tout est là dans ce deuxième opus, comme dans le précédent. Il fait de Paris un champ de bataille à fleurets même pas mouchetés, et comme avec le tome 1, on se laisse complètement emporter. Il s’écarte un peu plus de la grande Histoire dans cette séquence, mais c’est pour mieux se concentrer sur son univers à lui, ce Paris des malfrats qu’il a mis en scène à sa propre sauce. Les combats de l’ombre sont les meilleurs, pour qu’un scénariste vienne s’amuser avec l’histoire de France.
Quelle densité dans les intrigues, dans les interactions… J’aimerai vous parler de toute, mais cette chronique en deviendrait laborieuse tant Vincent en développe. On ne s’y perd jamais, pas d’inquiétude. Au contraire, on a le sentiment d’avoir une série qui nous offre une vraie richesse de personnages et de liens entre eux. J’aime l’honneur très particulier du Grand Coësre. J’aime la sophistication orientale d’Azif. La froideur politique du roi Philippe. La violence de Tristan lui-même. Tous ces éléments s’apportent les uns les autres, viennent construire une tonalité, un univers. et quand on voit le rythme qui est proposé, on imagine un travail de titan, au préalable, pour le scénariste, afin que tout tienne debout.
Le Roy des Ribauds reste une très belle série d’aventure, qui nourri l’esprit de son lecteur de la première à la dernière page.

ARRIVERAIS-JE A PINAILLER SUR LE DESSIN?

Si vous me suivez régulièrement, vous savez sans doute que je suis un grand fan du travail de Ronan Toulhoat, dont la progression depuis ses débuts me semble assez impressionnante. J’en dis systématiquement le plus grand bien, non par flagornerie, mais parce que ce grand dingue le mérite par son travail. Alors, que dire du dessin?
Le découpage d’abord. Toujours aussi fou que sur le premier tome, qui avait proposé quelques angles inattendus et mémorables. Je pense pour cet album-ci, à l’arrivée d’un corps d’armée en ville, qui en trois cases réussi à donner une illusion de mouvement saisissante.
Le trait? Toujours aussi expressif, et peut-être même encore plus détaillé à certains moments. Ronan sait se passer des décors, mais quand il les installe, il pousse le sens du détail assez loin.
La couleur? Bon, super-Ronan n’a pas réussi à tout faire tout seul. Ca compte comme un reproche ou pas? On notera des teintes plus chaudes dans ce tome 2 que dans le 1. Mais là encore, pas sûr que ça tienne comme reproche… Non, en fait, même s’il s’est fait aider, on ne le sent pas vraiment. Le coloriste, Johann Corgié, a manifestement su entrer en symbiose avec le dessinateur.
Ah, ça y est, je sais, j’ai mon argument! Ronan n’a pas progressé particulièrement entre les deux albums! Alors que d’habitude, il franchissait un palier à chaque fois. Hein? Quoi? J’arrête et j’assume?
Bon, soit. Ronan Roulhoat a encore fait du super boulot…

 

Et définitivement, cette série, c’est bien le bébé de ses deux concepteurs. Impossible de l’imaginer à ce niveau là sans les deux à la baguette. Le sens du thriller de Vincent Brugeas, la dynamique incroyable de Ronan Toulhoat. Le Roy des Ribauds, c’est la somme des deux.
Et bon sang, vivement le tome 3, en fait…

ET SI ON DONNE UNE NOTE?

18/20

Le roy des ribauds tome 2_ planche

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4 réflexions sur “Le Roy des Ribauds tome 2, Brugeas, Toulhoat, Akiléos

  1. Quel est intérêt de votre commentaire, du coup ? Il faut toujours argumenter, même quand on n’aime pas…

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