DesSeins (Lundi One-Shot)

DesSeins

Titre: DesSeins
Auteur: Olivier Pont
Coloriste: Laurence Croix
Editeur: Dargaud
Date de publication: Novembre 2015

 

Mesdames, messieurs, auriez-vous envie d’une petite dose de douceur et de sensualité? Si oui, alors vous lisez la bonne chronique, vous vous intéressez au bon livre. Venez découvrir, je pense que personne de doté d’un peu de sensibilité, ne sera déçu par cette rencontre.

Chloé, Mathilde, Alison, Sylvia, Fanny, Elikya, Fleur. Sept femmes dont voici l’histoire, ou plutôt, dont voici quelques passages de vie. Des histoires de femmes, des histoires de seins. Des cultures différentes, des rapports différents aux attributs féminins. Des petits seins, des gros, des écrasants, des fiers. Des histoires de femmes dans leur diversité, et dans le respect de ce qu’elles sont. Toutes différentes les unes des autres, toutes à respecter sans retenue.

UN HOMME QUI ECRIT DES FEMMES

Sacré enjeux, dans notre époque quelque peu troublée, que vouloir écrire des histoires de féminité lorsque l’on est un homme. Rares sont ceux qui y parviennent avec sensibilité et justesse. On a vite fait de projeter nos propres pensées masculines sur ces semblables qui nous questionnent tant.
Et pourtant, j’ai le sentiment qu’Olivier Pont a su éviter cet écueil, avec beaucoup de grâce. Ces nouvelles sont érotiques, excitantes, certes, mais pas seulement. Elles nous font réfléchir, elles nous donnent à voir cette autre, ces femmes, dans ce qu’elles sont vraiment. Et par jeu de miroir, à ce que nous autres, les hommes, pouvons aussi leur faire vivre à ces femmes. La pression que nous pouvons leur mettre, comment nous pouvons les nier, voir même, oublier qui elles sont pour n’en faire plus que des porteuses d’attributs sexuels. Olivier Pont est vraiment très habile… Je pense qu’il réalise là un livre féministe, démontrant qu’on peut dénuder les femmes sans pour autant les traiter en objets sexuels. Une femme nue n’est pas nécessairement dénudée. Question de volonté masculine, question de respect, on y revient.
Que vous dire d’autre… Que j’ai beaucoup été touché par cette femme qui pose nue pour la première fois. Que je me suis senti gêné par les regards de ces belles jeunes femmes qui ne voient rien d’autre qu’elles. Que le souffle de mai 68 m’a emporté… Que j’ai aimé chacune de ces histoires.

LA CARESSE DU PINCEAU

Ah ça, des allusions sexuelles à partir des outils des artistes peintres ou dessinateurs, ça ne manque pas. Et pourtant, j’aimerai encore les mobiliser pour parler du dessin d’Olivier Pont, parce qu’il me semble qu’il propose par le trait, ce qu’il propose dans les idées: de la bienveillance. On le sent amoureux de ses personnages, on le perçoit sensuel dans ses courbes. La mise en couleur de Laurence Croix vient renforcer ce sentiment, venant comme les dessous de la boutique de Fleur, avec légèreté souligner ces rondeurs… Graphiquement, c’est juste délicieux. Aussi sensible que ne le sont les histoires. Un parfaite adéquation entre le dessin et le scénario.

 

Je ne sais pas si on ira jusqu’à poser cet album sous un sapin de noël, mais je vous invite en tous cas à ne pas attendre la saint Valentin pour vous l’offrir, ou l’offrir à la personne, l’homme, la femme, que vous aimez. Une belle page de délicatesse et de pudeur, en ce moment, ça ne se refuse tout simplement pas.

ET SI ON DONNE UNE NOTE?

17.5/20

LA BLOGOSPHERE EN PARLE

La Bibliothèque de Noukette

Un amour de BD

DesSeins_ planche

Publicités

3 réflexions sur “DesSeins (Lundi One-Shot)

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s