Kwaïdan tome 1- L’esprit du lac (Vendredi Chronique)

Kwaïdan tome 1

Série: Kwaïdan
Tome: 1
Titre: L’esprit du lac
Auteur: Jung
Editeur: Delcourt
Collection: Terres de légendes
Date de publication: Janvier 2001

Aujourd’hui, nombreux sont les lecteurs qui connaissent, et apprécient, Jung, l’auteur de Couleur de Peau Miel et plus récemment, du Voyage de Phoenix. Et qui malheureusement, pourraient un peu rapidement cantonner cet auteur à la question de l’adoption. Prenons donc le temps d’un retour vers le passé, quinze ans plus tôt, afin de découvrir une autre facette de cet auteur, trop peu connue du grand public.

Il était une fois deux sœurs, dans un Japon miné par la guerre. Deux sœurs qui s’aimaient tendrement pendant leur enfance, mais dont la beauté de l’une éclipsa l’autre. Et amena cette dernière à la défigurer pour que son aimé la repousse elle aussi. Un geste qui amena la belle princesse à se suicider au fond d’un lac. Et qui amena son aimé à faire de même. Et qui rendit le lac magique. Les deux amants ne pouvaient êtres séparés ainsi. Ils se retrouveraient un jour, par delà la mort. Une prostituée sans visage et un peintre aveugle pourront-ils les y aider?

AMOUR ET MALEDICTION

Joli potentiel, pour ce premier tome, qui donne carrément envie de lire la suite. Jung tisse une belle histoire de samouraï, qui sort quelque peu des chemins attendus en misant tout particulièrement sur la magie et la romance. C’est peut-être mon côté fleur bleu qui parle, mais j’ai vraiment apprécié cette ambiance triste , mais toujours teintée d’une petite note d’espoir. Il y a vraiment tout le nécessaire, dans ce scénario. Des combats, des mystères, du mysticisme, de l’amour… Et tout cela dans un esprit qui convient parfaitement à celui du Japon médiéval. C’est extrêmement bien réalisé de la part de l’auteur. Le tempo est excellent, et le lien se tisse très rapidement avec les personnages. C’est très réussi, comme histoire. J’ai hâte d’en savoir plus et de voir le potentiel des fantômes, qui à mon avis, n’a pas encore été exploité à son maximum.

LA SENSIBILITE DU TRAIT COMME MARQUE DE FABRIQUE

En tous cas, il y a une chose qui était déjà présente, sur cet album, c’est la qualité du dessin de Jung. Certes, il est peut-être un peu étouffé sous une mise en couleur qui se montre assez au diapason avec son époque. Comment en faire le reproche à l’auteur? Mais pour qui regarde avec attention, il se dégagera le même sentiment que lors de la lecture de son dernier opus. Il y a une délicatesse dans le trait qui ne trompe pas. C’est là l’identité graphique principale de l’auteur, me semble-t-il. C’est discret, mais c’est là. Comme un talent qui ne demandait qu’à éclore. Et qui a su trouver sa voie.

 

J’aurai donc plaisir à poursuivre cette série. Plus seulement pour la réputation de son auteur, mais aussi et surtout pour son contenu. J’espère que vous oserez, vous aussi, franchir ce pas.

ET SI ON DONNE UNE NOTE?

16/20

Kwaïdan tome 1_planche

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