Le Janitor tome 4- Les morsures du passé (Vendredi Chronique)

Le Janitor tome 4

Série: Le Janitor
Tome: 4
Titre: Les morsures du passé
Scénariste: Yves Sente
Dessinateur: François Boucq
Coloristes: Bérangère Marquebreucq, François Boucq
Editeur: Dargaud
Date de publication: 2011

J’ai pris une bonne résolution, en cette rentrée 2015, celle de revenir vers un certain nombre de séries que j’avais pu délaisser dans le travail de chronique, alors qu’elles me satisfaisaient complètement. Parce qu’on ne peut pas tout suivre avec assiduité, parce que parfois, certains titres sortent bêtement des écrans radars. Le Janitor est de celles-ci. J’ai donc retrouvé avec plaisir l’agent secret du Vatican pour une nouvelle lecture.

Un grand-père et sa petite fille adulte qui suivent un couple de vieilles personnes au pied au Corcovado… Banal? Sauf que le suivi est un ancien nazi, et ses suivants ses bourreaux. Mais quels liens entretiennent-ils avec Antonella, la tante de Trias? Et quels liens entre les nazis et l’Ordre du Nouveau Temple, que traque Trias? Les fils du destin s’entremêlent, et des révélations se font. Quand d’autres mystères s’épaississent.

C’est sans réserve ni doute que j’ai retrouvé Le Janitor et ses auteurs. Yves Sente livre un excellent scénario, à la fois prenant et distrayant. De la bonne bd d’aventure, qui donne aussi à penser, notamment sur les liens entre le Vatican et le régime nazi. Mais surtout, qui ne livre ses secrets qu’à toute petite dose. Juste ce qu’il faut, jamais trop. Cette mystérieuse petite fille fantôme qui apparaît à certains personnages, on reçoit quelques clés de compréhension dans ces pages. Sans qu’on ne parvienne à y voir guère plus clair. Mieux encore, Sente développe l’histoire de Vince, Trias, et de son frère jumeau. Sauf que si on lit avec attention les dialogues, on se rend compte d’une future surprise, que je vous livre ici: ce ne sont sans doute pas des jumeaux, mais plus probablement des triplés. Sente cultive les doutes de ses personnages, leurs certitudes, et essaye de nous perdre au passage. Pourtant, nous avons Fabrizio, Armando et Vince… Trois… J’ai hâte que le scénariste nous en dise plus.

Bon, pour le dessin, que dire? Boucq peut-il être autre chose que grandiose à lire? Si l’aventure, le thriller du scénario, passe aussi bien auprès du lecteur, c’est aussi par son travail, par la qualité de son trait réaliste. C’est fluide, immersif, parfaitement sombre. Un régal.

Des retrouvailles sans aucune fausse note donc, et même avec l’envie renouvelée de continuer cette série. De la belle bd bien faite, c’est un plaisir.

ET SI ON DONNE UNE NOTE?

16/20

Le Janitor tome 4_ planche

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s