Arelate tome 1- Vitalis (Mardi Chronique)(La Chronique de Snoopy)

Arelate tome 1

Arelate tome 1

Série : Arelate
Nombre de tomes : 4 (Série en cours)
Scénariste : Laurent Sieurac et Alain Génot
Dessinateur : Laurent Sieurac
Editeur VF : Cleopas / 100Bulles
Date de publication : Aout 2009 (réédité en Avril 2015)

Nous sommes à la fin du premier siècle après JC. C’est à Arelate (que nous connaissons sous le nom d’Arles de nos jour) que nous faisons la rencontre de Vitalis, un homme dans la pleine forme de l’âge. C’est un tailleur de pierre qui travaille dans divers chantiers de la cité. Il ne reste jamais au même endroit bien longtemps à cause de son addiction au jeu (les dés) et de son tempérament.Cela lui cause de gros ennuis, en particulier financier. Il se retrouve avec des dettes assez importantes. Ce qui n’est pas une situation idyllique lorsque l’ont va devenir un père de famille. Dans cette même ville d’Arles vit Neiko, un jeune garçon dont le rêve est de naviguer. Il est obsédé par cela. Il ne pense qu’à suivre les traces de son père, une pensée qui ne ravit pas forcément ses parents. Voici deux destins totalement opposés qui d’une manière ou d’une autre vont finir par se croiser…

Je ne suis pas un très grand connaisseur de la vie et de la culture à l’époque de la rome antique. En dehors de quelques souvenirs me restant de l’école, je suis surtout influencé par les différentes versions proposées au cinéma, en littérature ou à la télévision. Un ramassis de clichés plus ou moins véridiques qui font que j’ai une vision de la civilisation romaine de cette époque assez éloignée de ce qu’on nous propose dans Arelate.

En effet, en dehors d’avoir une histoire très intéressante et agréable à suivre, Arelate se permet de jouer la carte de l’authenticité grâce à l’apport au scénario d’Alain Génot. Laurent Sieurac a eu la bonne idée de s’associer avec un archéologue spécialiste de la rome antique pour écrire son histoire. Et cela se ressent immédiatement. Page après page, on a vraiment l’impression d’assister à une tranche de vie dans cette Arles antique. Sur ce point, cette bande dessinée m’a fortement rappelé la Emperor, la série de romans de Conn Iggulden sur la vie de Jules César, ou encore Rome, la fabuleuse série TV. Encore une fois, je ne suis pas spécialiste de cette époque, mais pour moi, tout cela est crédible.

Côté histoire, Laurent Sieurac nous propose de suivre un homme lambda dans sa vie de tous les jours. Il n’est pas parfait. Il a ses qualités et ses défauts. C’est en somme un homme comme vous et moi. Et il faut reconnaître que sa caractérisation est vraiment très intéressante. A côté de son aspect un peu « brute », on trouve dans Vitalis un homme aimant, soucieux du bien être de sa femme et de son enfant à naître. Le destin (fortement aidé par les côtés négatifs de Vitalis) jouera un tour à ce personnage. Je vous laisse découvrir comment il s’en sortira. Comme je le disais plus haut, l’histoire est fluide et très agréable à suivre. On ne s’ennuie pas. On a envie d’en lire plus.

Graphiquement, le trait de Laurent Sieurac est un régal. Son style réaliste m’a vraiment beaucoup plu. La précision et le détail dans les décors m’a assez époustouflé je dois dire. Je suis cet artiste depuis un moment et il ne cesse de m’impressionner. En dehors des personnages réussis, j’ai toujours cette petite obsession de regarder les décors avec minutie dans une BD. C’est quelque chose qui me fascine quand un artiste arrive à créer une atmosphère en passant du temps sur quelque chose que le lecteur ne regardera probablement pas autant que les personnages. Et là, je suis bluffé. Arles est bien et bien vivante dans cette BD ! Pour donner plus de « cachet » à son univers, l’auteur a eu l’excellente idée de faire une mise en couleur à base de sépia. Cela donne un charme supplémentaire vraiment appréciable. Pour avoir lu cette histoire dans son édition originale en noir et blanc (chez Cleopas) ; et pour l’avoir relu dans sa version sépia (chez 100Bulles), je peux affirmer haut et fort que la dernière version est meilleure. Sans aucun doute.

Pour finir, j’aimerais également parler de l’excellente initiative des auteurs en fin de volume. Vous trouverez en fin de volume un cahier historique et pédagogique présentant les us et coutumes de l’époque romaine dans cette ville d’Arles. Un bonus passionnant qui donne (selon moi) encore plus de crédibilité à la bande dessinée en elle-même. On se rend contre en lisant ces pages supplémentaires que les auteurs savent de quoi ils parlent.

Je pense que vous aurez donc donc compris que j’ai beaucoup aimé ce premier volume d’Arelate. Sachez que cette BD se compose d’un premier cycle en trois volumes et qu’un second cycle est en cours de publication. Le premier cycle est disponible en un volume relié. C’est à mon avis le meilleur moyen de découvrir cette série.

A découvrir !!!

Arelate tome 1_ planche

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5 réflexions sur “Arelate tome 1- Vitalis (Mardi Chronique)(La Chronique de Snoopy)

  1. Je vais aller lire ça, il faut que je le fasse. Entre le sujet et le dessin de Laurent, je n’ai que de bonnes raisons que cela me plaise.

  2. Ho ! Ho! J’avions manqué cette chronique de Snoopy !
    Merci Snoopy pour se retour et merci Yaneck pour la publication !!!

    ….zou, je retourne à mon tome 5 😉

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