Tanguy et Laverdure tome 1- L’école des aigles (Samedi Classique)

Tanguy et Laverdure tome 1

Série : Tanguy et Laverdure
Tome : 1
Titre : L’école des aigles
Scénariste : Jean-Michel Charlier
Dessinateur : Albert Uderzo
Editeur : Dargaud
Date de publication : Juillet 1961

ENFIN !!! Cela fait des lustres, voir même des années, que j’attends de pouvoir lire cet album sans en avoir la possibilité… On m’avait offert le tome 2 de la série, quand j’étais gamin, il est déjà chroniqué ici, mais je n’avais jamais pu lire le premier tome et donc le début de l’histoire. Quel bonheur d’avoir pu combler enfin ce manque !

 

Deux nouveaux pilotes de chasse de l’école de Salon de Provence viennent de rejoindre la base de l’armée de l’air située à Meknes, au Maroc. A son bord, Michel Tanguy et Ernest Laverdure. Un Laverdure qui s’autorise une entrée en fanfare et en acrobaties, ce qui leur vaut d’être assigné au groupe le plus strict de la base. Une équipe avec de sacrées personnalités, dont deux s’opposent frontalement. Le lieutenant Darnier, tête de lard et grand cœur, et Saint Hélier, un nouveau pilote à l’orgueil démesuré. Darnier, persuadé que St Hélier n’a pas la carrure, va tout faire pour le pousser à démissionner.

 

Ah, enfin, je comprends toute l’histoire lue gamin… Et celui qui y gagne, c’est le lieutenant Darnier. Il apparaît dans le tome 2 comme injuste et insensible, alors que Charlier l’avait écrit dans ce tome avec bien plus de finesse que cela. Un beau personnage, charismatique… Et face à lui, St Hélier passe encore plus pour un sale type, par contre… Pas de chances pour lui. Ce n’est pas cet album-là qui va le réhabiliter. Sinon, nous faisons la découverte de nos deux héros éponymes. Et j’ai eu une première surprise. Laverdure se montre au début bien plus sur le premier plan que Tanguy. La situation évoluera par la suite, au fil même de cet album, mais il semble que Charlier ait eu au départ, d’autres intentions pour le personnages.

L’intrigue, quant à elle, est riche comme une intrigue de Charlier. Les conflits humains sont au cœur de l’histoire, gage de qualité, mais ils s’accompagnent d’une intrigue d’espionnage tout à fait appréciable. Pas forcément très crédible, mais vraiment prenante. Ce que se permettent les ennemis dans l’album, je ne suis pas certains que cela se faisait à l’époque, mais bon… Je peux aussi me tromper…

 

Graphiquement, j’adore lire cet Uderzo là. Son trait sérieux et réaliste est tout aussi plaisant que son trait humoristique développé sur Astérix. On retrouve sans doute une inspiration liée à Victor Hubinon, le dessinateur de Buck Danny, Mais Uderzo conserve indéniablement son âme, son esprit. Une forme d’identité.

 

Quelle chance j’ai eu… Retrouver une lecture attendue depuis fort longtemps, et découvrir un fort bonne album… Je ne pouvais espérer mieux. Et je vous proposerai une chronique pour le tome 3 très prochainement, sans nul doute.

ET SI ON DONNE UNE NOTE?

16.5/20

Tanguy et Laverdure tome 1_ planche

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