Alix tome 13- Le spectre de Carthage (Samedi Classique)

Alix tome 13

Série: Alix
Tome: 13
Titre: Le spectre de Carthage
Auteur: Jacques Martin
Editeur: Casterman
Date de publication: 1967

 

Alix, ce sont de très nombreux souvenirs d’enfance puisque c’est avec cette série que j’ai commencé à découvrir la bande dessinée. Les lecteurs les plus fidèles de ce blog le savent. Ce treizième tome a une résonance toute particulière chez moi. Il y a longtemps que je ne l’avais pas lu, et il conservait un souvenir très fort, très marquant, dans mon esprit. C’est donc avec un plaisir certain que je m’attaque à cette chronique.

Alix et Enak ont été invités à Carthage, la nouvelle cité romaine, afin de s’y voir sculptés en remerciement de leurs actes au service de la cité. Mais peu après leur arrivée, un mystérieux phénomène se laisse voir. Une lumière parcourt les rues de la ville, depuis l’ancienne forteresse déchue d’Habbibal et Hamilcar. Un spectre capable de tuer les personnes sur son chemin. Alix compte bien découvrir ce que peut cacher un tel évènement.

Un album très riche comme souvent avec Jacques Martin, mais qui renoue avec une certaine qualité après un tome 12 un peu moins convaincants. Il faut dire que Jacques Martin utilise un décor fascinant, et qu’il l’utilise bien, Carthage. La cité mythique, grande rivale de Rome qui fût détruite complètement par elle. Elle inspira Flaubert, elle fait partie de la grande Histoire. Martin profite de pouvoir utiliser sans trop de mal les ruines de la cité première, et joue justement sur l’héritage laissé par les carthaginois vaincus. Martin aime à mettre en scène les peuples vaincus, dans Alix, pour leur offrir plus de visibilité encore. Cette fois-ci, il met l’accent sur la vengeance, et donc les carthaginois sont un peu moins bien traités que d’autres, mais pourtant l’auteur propose une intrigue complexe et passionnante. Je vous laisserai découvrir le secret du Spectre, mais je me souviens qu’enfant, ce mystère m’avait tenu en haleine. Devenu adulte, je savoure d’autant mieux le fond qu’y a instillé Jacques Martin, une réflexion sur une certaine puissance naturelle. Peut-être un brin décalée par rapport à l’histoire officielle, cette idée, mais Martin ne craint pas de faire de petites entorses, pourvu qu’elles lui permettent de rajouter du piquant dans son aventure. Et cela fonctionne, c’est donc bien l’essentiel. Pour le chipotage, j’ai bien une scène ou deux qui me laissent perplexe quant à leur utilité dans l’intrigue, notamment la dernière scène sur le bateau, avec l’officier romain rabroueur, je n’en comprends pas le sens et l’intérêt pour l’histoire. Mais c’est vraiment pour chipoter que je fais une telle précision.

Pour ce qui est du dessin, je dois bien reconnaître que Jacques Martin est entré dans sa phase d’excellence. Son trait est arrivé à maturité, et cela se ressent. C’est pour moi un vrai bonheur que d’évoluer dans ces pages pleines de détails.

Mon souvenir d’enfant était donc justifié, j’ai retrouvé un peu de cette flamme qui m’avait animé lors de ma toute première lecture. Une histoire tragique, passionnante, épique, c’est là tout le talent de Jacques Martin que de mettre en scène et raconter de tels moments.

ET SI ON DONNE UNE NOTE?

16/20

Alix tome 13_ planche

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s