Blueberry tome 11- La mine de l’allemand perdu (Samedi Classique)

Blueberry tome 11

Série: Blueberry
Tome: 11
Titre: La mine de l’Allemand perdu
Scénariste: Jean-Michel Charlier
Dessinateur: Jean Giraud
Editeur: Dargaud
Date de publication: 1972

 

Allez, on ne tarde pas trop à enchaîner et à reprendre ce bout de chemin en compagnie d’un des plus célèbres cow-boys de la bd franco-belge. D’autant qu’on attaque ici un des diptyques mythiques de la série. On aurait tort de se priver.

 

Blueberry s’est fait punir après sa confrontation avec le général Allister. Le voilà devenu Sheriff d’une petite ville perdue à la lisière des terres Apaches. Un trou peuplé de mineurs en quête d’or. Et c’est justement l’un de ceux là qui pose problème dans le saloon. Prosit Luckner a été retrouvé par un ancien associé qui entend bien lui faire payer l’argent qu’il lui a filé sans voir un centime de la mine d’or qu’il lui avait promise. Selon Luckner, elle existerait bel et bien, mais en plein coeur des montagnes sacrées apaches. Luckner fini au trou, autant pour le protéger que pour le mettre à l’ombre. Mais il a des arguments sacrément séduisant pour Jim McClure, qui sert s’assistant à Blueberry.

 

Très belle aventure, indéniablement. On retrouve toute la force de Charlier, cette qualité dans la capacité à feuilletonner une aventure. Il n’y a que quarante-huit planches, mais chacune apporte sa contribution à un rythme et une cadence géniale. L’action ne s’arrête jamais, les personnages secondaires interviennent régulièrement pour relancer l’intrigue. Et au milieu, se ballotte un héros qui comme souvent, tente de faire respecter quelques règles et quelques valeurs dans ce milieu pourri et rapace. Prosit Luckner a ceci d’intéressant qu’il ne livre pas encore tout son potentiel. Il passe tout l’album à se contenir, à jouer double jeu. Il faudra bien un deuxième tome pour lui permettre de se dévoiler au grand jour. De même, les Apaches sont-ils encore plutôt au second plan. Ils sont présents juste ce qu’il faut pour mettre la pression, mais là encore, on se dit qu’il y a vraiment du potentiel pour qu’ils interviennent par la suite.
En fait, c’est le talent de Charlier. On ne s’ennuie jamais, on prend plaisir à le lire, et on prend encore plus de plaisir à imaginer la suite.

De son côté, Jean Giraud livre une belle prestation, dynamique et stylée comme on l’aime. Pour émettre une petite critique, je dirai que je ne suis pas fan du découpage proposé, qui n’est pas toujours parfaitement lisible. L’ordre des cases n’est pas toujours évident à suivre. Mais je chipote, parce que les saloons miteux et les déserts cramoisis sont encore et toujours criants de vérité grâce au travail de l’artiste.

 

Vite, allons lire le tome 12! Allons savoir ce qu’il adviendra de cette course-poursuite. Rien n’est résolu, les antagonistes sont tous encore présents. Mike Blueberry ne va pas s’ennuyer sur la fin de sa route vers la dite mine.

ET SI ON METTAIT UNE NOTE?

17.5/20

Blueberry tome 11_ planche

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