Les vestiges de l’aube tome 2- Le prix du sang (Vendredi Chronique)

Les vestiges de l'aube tome 2

Série: Les vestiges de l’aube
Tome: 2
Titre: Le prix du sang
Scénariste: Serge Le Tendre
Dessinateur: Frédéric Peynet
Coloriste: Meephe Versaevel
Editeur: Dargaud
Date de publication: Avril 2015
D’après l’œuvre de David S. Khara

Deux tomes donc, pour l’adaptation du roman de David Khara Les vestiges de l’aube. Voici donc un an après, la conclusion de ce diptyque, qui m’avait permis de découvrir un romancier et, j’ai un peu honte de le dire, un scénariste que je connaissais peu jusque là. Oui, bon, j’y venais pour Frédéric Peynet, quoi. Et j’y reviens pour leur association à tous les trois.

Werner Von Lowinsky a décidé de révéler le secret de son existence à son ami Barry Donovan, flic de New York de son état. Mais la rencontre qui aurait du amener à cela tourne court. Barry est appelé quelque part. Werner s’inquiète, se méfie et décide de suivre son ami jusqu’à une riche demeure, celle du mafieux qui dirige la campagne de meurtres sordides sur lesquels Barry enquête.

C’est trop court! Deux tomes, je vous le dis, c’est trop court, j’en voudrai un de plus. Plus de temps pour affiner les relations entre les deux personnages. Parce que bon, que Werner soit un vampire, finalement, ce n’est pas ça qui est important. Cette histoire, et cet album tout particulièrement, c’est une rencontre entre deux hommes. Une histoire d’amitié avant tout. Et on en voudrait plus, de ces deux là. On voudrait encore plus savoir comment leurs failles se font échos, comment leurs tristesses respectives s’interpellent. On a déjà ça, mais un tome de plus aurait permis d’en offrir encore plus.
Tout le reste fonctionne très bien. L’histoire de Werner est juste décalée ce qu’il faut, offrant un portrait inhabituel des sudistes de la guerre de Sécession. L’aspect polar est bien traité lui aussi, même si la conclusion offerte par Werner rappelle bien que cet aspect n’est qu’un outil et pas le fond de l’histoire. On comprend pourquoi Serge Le Tendre a eu envie de réaliser cette adaptation. Il suffit de le rencontrer une fois pour comprendre que son humanité a été sensible à celle des héros du roman.

Frédéric Peynet, de son côté, livre encore une belle prestation. J’aime la finesse de cet auteur, la précision de son trait. J’aime la façon qu’il a de traiter les regards, plus particulièrement. Il a ce petit plus qui donne de l’émotion aux personnages, qui les rends humains. Là encore, c’était le bon artiste à la bonne place.

 

Comme je vous le disais en introduction, j’ai beaucoup apprécié le travail des trois artistes, l’adapté et ses adaptateurs. Enfin, cela est dit vulgairement. On sent qu’il y a beaucoup plus entre ces trois là, qu’une simple adaptation. Une résonnance particulière, sans doute.
J’aimerai beaucoup les retrouver à nouveau en bande dessinée…

Les vestiges de l'aube tome 2_ plancheLogo top bd16.5/20

 

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