Herakles tome 3 (Mardi Chronique)

Herakles tome 3

Série: Herakles
Tome: 3
Auteur: Edouard Cour
Editeur: Akileos
Date de publication: Avril 2015

   Voilà, nous y sommes, Edouard Cour conclue sa série Herakles. Ceux qui ont bonne mémoire savent que le deuxième volet avait fait partie de mes albums préférés de l’année 2014. J’attendais donc tout particulièrement ce livre pour l’année 2015. Les travaux accomplis, que restait-il à raconter du mythe d’Herakles, me demandais-je?

Herakles a réalisé les douze travaux qui lui avaient été imposés. Sa réputation n’est plus à faire, pourtant, il lui reste encore une étape, se montrer à la hauteur des olympiens, afin de devenir à son tour un Dieu. Mais l’homme se lasse. Le poids de la destinée et des manœuvres divines pèse depuis trop longtemps sur lui. Sauf qu’Héra n’a pas l’intention de le laisser s’arrêter en si bon chemin. C’est sa gloire à elle aussi, qu’il porte. Pas question de lambiner à passer du bon temps avec son épouse et ses gosses. Mince, c’était pas déjà comme ça que ça avait commencé, tout ce bazar?

Comment vous dire que tout le bien que je pensais de l’oeuvre d’Edouard Cour sur le tome 2, je continue de le penser sur le tome 3? En fait, ce qui caractérise cette série, c’est sa constance. Le très haut degré d’exigence porté en permanence par l’auteur, dans l’écriture du récit comme dans sa mise en image.

Pour ce qui est de l’histoire, pas de soucis, le demi-dieu en a encore sous la sandale. Il y avait même un épisode que je connaissais via les comic-book Marvel, ce fût une bonne surprise. De l’épique, il y en a encore, et du tragique, à foison. On sort de la partie la plus connue de l’histoire d’Herakles, mais on reste dans des évènements particulièrement intéressants. Tragique est le mots que je retiens le plus. Parce que les actes négatifs fondateurs du héros lui reviennent en pleine face, parce qu’il n’y a d’autre échappatoire pour devenir un Dieu que la mort. Nous sommes en plein dans la tragédie grecque, avec tout le poids du Destin qui repose sur le héros. On accompagne le personnage tout au long de ses derniers pas. L’empathie est assez impressionnante. On souffre pour lui, alors qu’on pourrait le considérer comme un gros bourrin violent. Edouard Cour a réussi à lui insuffler de la nuance, de la finesse, de l’émotion. Bon, et il nous propose toujours de bonnes grosses scènes de baston, faut pas déconner. Mais j’aime ce subtil équilibre qu’il est parvenu à tisser.

Pour le dessin, comment vous dire que je reste impressionné par les performances de l’auteur et que j’ai désormais hâte de voir vers quel projet il va se tourner. Son dessin restera-t-il aussi électrique, ou bien a-t-il d’autres cordes à son arc à développer? Pour consacrer toute mon attention à ce livre-là, je ne peux m’empêcher de vous reparler de la façon incroyable qu’à l’auteur de mettre en scène les divinités olympiennes comme des concepts qui dépassent l’homme. Qu’il se montre prodigieux dès lors qu’il les fait intervenir, que ses choix graphiques magnifient les actions divines. Est-il utile que je continue? Alors certes, si vous n’avez pas adhéré au style d’Edouard Cour, tranchant, énergique, acéré, il ne vous convaincra sans doute pas plus. Mais vous perdriez vraiment quelque chose…

 

Très belle conclusion, à la fois humaine et divine. L’incarnation livresque du mythe d’Herakles ne sommes. On ne pouvait pas mieux terminer.

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2 réflexions sur “Herakles tome 3 (Mardi Chronique)

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