Madame désire? (Le premier mardi, c’est permis)

Madame désire

Titre: Madame désire?
Auteur: Grégory Mardon
Editeur: Fluide Glacial
Collection: Fluide Glamour
Date de publication: Août 2009

 

Mes participations aux Mardi c’est permis de Stephie, dépendent largement des hasards de mes rencontres en bibliothèque. Je n’achète quasiment jamais de bande dessinée érotique ou pornographique. Et j’ai du mal à être convaincu par les nouveautés que je vois passé chez les éditeurs spécialisés. Mais là, pour une fois, j’avais trouvé chaussure à mon pieds. Me voilà à rejoindre la bande de chauds lapins du mardi. Sacrée Stephie!

1936. Deux jeunes hommes profitent de leurs premiers congés payés pour une longue ballade à vélo, sac au dos. Mais alors qu’ils se perdent dans une grande forêt, ils découvrent une superbe bâtisse dans laquelle ils passeraient bien la nuit. Mais la grande bourgeoise qui tient la bâtisse les prends pour les nouveaux serviteurs. Bien au chaud, les deux découvrent qu’on ne s’ennuie pas dans le château, et se disent qu’ils passeraient bien pour ce qu’ils ne sont pas, histoire de profiter de l’occasion et des belles femmes très ouvertes.

 

La baronne salope, les femmes de maison chaudes comme des baraques à frites, y’a pas à dire, on ne s’ennuie pas au manoir. Tout le monde couche avec tout le monde et les deux touristes ne manquent pas d’essayer d’obtenir leur part des ébats. J’ai bien aimé d’ailleurs, qu’ils soient d’abord présentés comme les deux profiteurs, les deux qui pensent contrôler ce qui leur arrive. Or, ce n’est pas le cas, ce sont bien les femmes qui sont fortes dans cette histoire. Ce sont elles qui contrôlent les choses. Le fils de la maisonnée en subit d’ailleurs les affres.
Mais ce que j’ai préféré, c’est le twist qui opère à un moment donné et chamboule tout le rapport de force. C’est inattendu, c’est encore plus pervers. Et ça joue de petites piques politiques inattendues mais assez savoureuses dans le contexte.

Pour ce qui est de la mise en image, je dois dire que j’ai apprécié la simplicité du trait de Grégory Mardon. Des lignes souples, pas d’excès de traits, les corps sont bien mis en valeur. La nature semi-réaliste du trait ne nuit jamais à l’excitation, bien au contraire. Les visages sont très expressifs, les corps le sont tout autant.

 

Chaud, amusant, dérangeant, cet album rempli bien les missions qu’on attendait de lui. Bonne petite lecture qui en donne pour tous les goûts et tous les fantasmes.

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9 réflexions sur “Madame désire? (Le premier mardi, c’est permis)

  1. Pingback: Le mardi, c’est permis (47) – Mille et une Frasques

  2. Pingback: Votez Le Teckel!, Hervé Bourhis, Grégory Mardon, Casterman | Les Chroniques de l'invisible

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