Le serpent d’eau (Lundi One-shot)

Le serpent d'eau

Titre: Le serpent d’eau
Auteur: Tony Sandoval
Editeur: Paquet
Date de publication: Janvier 2014

 

Tony Sandoval est un auteur que j’apprécie beaucoup, tant pour ses scénarios que pour ses dessins. Il a une identité assez unique, sur les deux aspects à la fois. Mais c’est aussi un auteur que je ne suis que de loin en loin. Je ne suis pas scotché au calendrier de ses sorties. C’est donc la blogosphère qui m’a permis de découvrir cet album. Avec des retours si positifs que j’ai eu très envie d’aller voir ce que cachaient ces deux jeunes filles masquées.

 

Mila profite de son été en se baignant dans la rivière dans le village à côté du sien. C’est dans l’eau qu’elle fait la rencontre d’Agnès, une jeune fille de son âge qui l’attire immédiatement. un état d’esprit un peu piquant, une certaine douceur, et des dents si jolies… Agnès trouve Mila très spéciale, presque magique. Elle veut bien revoir Mila, si elle veut connaître l’histoire de ses dents. Mila n’hésite pas longtemps. Pourtant, elle ignore qu’elle va vivre des évènements vraiment déroutants, avec sa nouvelle amie.

 

Bon, contrat rempli, Tony Sandoval continue de me réjouir. Le serpent d’eau, c’est tout ce que j’aime de lui. Sa grande force, c’est de ne jamais sacrifier la forme au fond et inversement. Il possède une forme de respect de ce qu’il est, qui l’amène à produire des albums qui lui correspondent toujours pleinement.

C’est une histoire sur la magie dans le quotidien, qu’il nous propose ici. Non, pas du quotidien, mais bien dans. C’est une histoire un peu surréaliste. Magique quoi. Une histoire complètement barrée mais dont l’auteur maîtrise tous les tenants de sorte à nous mener par le bout du nez jusqu’à sa conclusion. C’est intelligent, c’est poétique, c’est même épique à certains moments. C’est une histoire étonnante, qu’il m’a fallu deux lectures pour parvenir à appréhender dans sa globalité. Et encore, sans parvenir à comprendre toutes les symboliques voulues par l’auteur. Il livre certaines clés d’explication, mais il laisse aussi beaucoup le lecteur se faire ses propres opinions. Ca ne me dérange pas. J’aime cheminer ainsi, surtout quand c’est bien fait. On y parle des premiers émois adolescents, de questionnements sur l’identité sexuelle, de deuil. Et en même temps, de dents chevalières, de poulpe-roi et de canidés-squelettes. Quand je vous disais que l’auteur aimait les grands écarts…

Et donc, cette folie apparente mais pleine de sens, c’est aussi de cette façon que l’on pourrait présenter le dessin de Sandoval. C’est enlevé, c’est grandiose, c’est sensible, émouvant. On retrouve la même palette d’émotion. C’est en cela que l’auteur est honnête avec lui-même. Il ne joue pas, il traduit réellement une façon de penser en dessins. C’est toujours un grand bonheur, de lire de tels artistes.

 

Voilà donc une bonne lecture encore, avec Tony Sandoval. La démonstration que même si l’auteur reste dans une certaines vague, il parvient sans cesse à se renouveler. Le serpent d’eau n’est pas Nocturno, n’est pas Doomboy. Mais il est Tony Sandoval, assurément.

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5 réflexions sur “Le serpent d’eau (Lundi One-shot)

  1. Pingback: Rendez-vous à Phoenix, Tony Sandoval, Paquet | Les Chroniques de l'invisible

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