Un océan d’amour (Lundi One-Shot)

Un océan d'amour

Titre: Un océan d’amour
Scénariste: Wilfrid Lupano
Dessinateur: Grégory Panaccione
Editeur: Delcourt
Collection: Mirage
Date de publication: Octobre 2014

Et oui, j’avais dis que je ne le lirai pas. Parce que je ne lis pas de bd sans paroles, sans textes. Mais que voulez-vous, l’opportunité d’une rencontre avec les deux auteurs, et puis les avis unanimes de mes camarades blogueurs, tout cela m’a fait changer d’avis. Après tout, Lupano ne m’a encore jamais déçu, c’était quand même un gage de sûreté. Bon, vous vous demandez ce que j’en ai pensé, n’est-ce pas? Va-t-il dézinguer le carton de ce début d’année 2015? Vous allez devoir attendre encore quelques lignes pour le savoir…

Ils sont un charmant petit couple finistérien. Lui est patron de pêche, elle reste à terre, comme une bonne épouse qu’elle est. Mais pourtant, un jour, lui ne rentre pas. Elle ne le sait pas, mais son bateau s’est fait prendre dans le filet d’un gigantesque bateau usine. Que faire? Rester sur le port à attendre? Non, elle va prendre les choses en main, la bigouden. Voici l’histoire de leur voyage. Ca parle de cartomancie dans les galettes de sarrasin, de continent de plastique, de révolutionnaires à grande barbe, d’espoir, d’amour. Etrange voyage? Non, vous croyez?

Alors bon, en soi, Wilfrid Lupano ne me convainc pas plus que les autres de la bd sans texte. Je lis ça beaucoup trop vite, il me manque le rythme créé par les paroles.
Mais bon, ce ne sera quand même pas l’album de Lupano qui me décevra. Il y a une sympathie qui se dégage de ces pages, un amour, une folie… Tout ça à la fois. C’est un voyage, assurément, et le dépaysement est assuré. Vous passez de scène en scène en vous demandant quel fil suit ce dingue de scénariste. Et comme on pouvait l’imaginer, cet animal d’écriture retombe sur ses pattes. Il nous a mené en bateau, nous a fait rire, nous a fait peur, nous a fait rire. Franchement, que demander de plus à une bande dessinée? Je ne cherche même pas à vous décortiquer l’histoire. Il faut la lire, se laisser embarquer. Il n’y a rien de plus à dire.
Pour la bonne bouche, je rajouterai que cet album a tout pour faire un carton en Bretagne. Wilfrid, tu es un peu le Nolwenn Leroy de la bd, sur ce coup (ouais, ça m’amuse comme référence). On démarre directement sur la galette complète, déjà, ça marque des points. Puis on voit ces femmes de marins restées à terre, on parle de dentelle, de coiffes, on part en fest-noz, on se prend des coups de vents… Il y a toute la Bretagne finistérienne, là dedans…

Bon, j’ai beaucoup parlé du scénario, mais il ne faudrait surtout pas passer sous silence le dessin de Grégory Panaccione. La performance mérite d’être saluée, parce que si cette historie est si sympathique, c’est aussi largement grâce à sa mise en image. Forcément, sans texte, il fallait un dessinateur vraiment solide pour emporter le lecteur dans cet univers. Le choix a été excellent. Il suffit de les regarder une fois, elle et lui, pour être immédiatement pris d’amour pour eux. Les expressions sont solidement ancrées, on comprend tout. Et puis il y a toutes ces pages de mer, qui sont juste sublimes. Des doubles pages qui vous explosent la rétine et qu’on aimerait afficher chez soi en grand format aux côtés d’une belle photo ou d’un dessin d’Emmanuel Lepage. Les couleurs sont elles aussi maniées avec subtilité, avec intelligence. Le travail des ambiances est excellent.

Chers camarades blogueurs, d’accord, c’est bon, je comprends votre engouement pour ce livre. On a juste deux auteurs parfaitement en phase, une complicité d’artiste évidente. Et ce qui est juste une petite histoire devient un véritable grand voyage. Et plus j’écris, plus je me dis qu’on à là un TRES bel album de bande dessinée.

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15 réflexions sur “Un océan d’amour (Lundi One-Shot)

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  2. C’est clair que si ton rythme de lecture ne peut se passer de textes, on peut comprendre que tu y sois réticent. 🙂 Cela modifie tellement l’approche classique que le lecteur doit apprendre à lire les images comme du texte en fait.

  3. Aaaaaah, ben quand même ! Tu vois quand tu veux tu peux toi aussi sortir de ta zone de confort et te frotter à ce qui à priori te rebute 😉
    Ravie je suis !

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