Les Derniers Argonautes, tome 1 : Le silence des dieux (La chronique de Dionysos)

Titre : Le silence des dieux

Série : Les Derniers Argonautes, tome 1

Scénaristes : Jean-Blaise Djian et Olivier Legrand

Dessinateur : Nicolas Ryser

Editeur : Glénat

Date de publication : 2012

 

Synopsis : Un beau jour, les Dieux ont cessé de parler aux Hommes, les abandonnant aux désastres et au désespoir. Un seul homme peut mener à bien la quête qui restaurera l’équilibre du monde : Jason, le héros légendaire qui, jadis, emmena les Argonautes chercher la toison d’or. Mais les temps ont changé; Jason est devenu un vieil homme hanté par de terribles souvenirs. Il va cependant accepter de partir pour une ultime aventure à la tête d’une bande de héros que rien ne semble prédestiner à entrer dans la légende…

 

Premiers plans, première scène, et la mythologie grecque et épique vous happe déjà ! Avec Les Derniers Argonautes, Jean-Blaise Djian, Olivier Legrand et Nicolas Ryser nous emmènent, à leur tour, dans une réinterprétation dynamique des aventures de Jason et ses valeureux compagnons.

 

D’ores et déjà, prenez en compte que Le Silence des dieux est le premier tome d’un triptyque. Au fur et à mesure de l’histoire, le lecteur se rendra compte que ce triptyque semble se construire de manière tout à fait classique : introduction, développement, conclusion. Dans leur scénario à quatre mains, Jean-Blaise Djian et Olivier Legrand introduise donc leur histoire avec un long prologue (à grands renforts de déclarations épiques et emphatiques), une mise en action progressive et une intrigue posée par étapes (alternant petits combats et avancées par à-coups). Bien sûr, la constitution d’une équipe autour d’un héros principal, c’est bateau (rien à voir avec l’Argo… pour l’instant du moins) mais ça marche toujours ; et c’est bien le cas ici.

De son côté, et ce dès la couverture, Nicolas Ryser pose un univers graphique fait d’action, de mouvement, et de relative jeunesse. Malgré tout, tout au long de ce premier opus, le dessinateur démontre qu’il sait adapter ses dessins et ses couleurs aux propos scénaristiques. Autour d’un trait figurant des personnages plutôt jeunes et dynamiques (malgré leur âge canonique pour certains), nous trouvons notamment quelques cases très branchées action et violence qui mettent en valeur ces moments d’intensité, ainsi que des planches plus grandiloquentes se rapprochant du style heurté des épigraphies grecques antiques pour figurer les récits mythologiques mettant en scène dieux et prophéties.

Une fois n’est pas coutume, nous terminons avec le récit proprement dit. Suite au Silence des dieux, qui se prolonge encore et encore, une prophétie se fait jour incitant un aède, accompagné d’une Amazone et d’un prince déchu, à aller quérir le concours du grand et fameux Jonas qui, jadis, emporta la Toison d’Or après une quête d’envergure qui ne lui apporta que des malheurs. Chaque personnage a véritablement sa propre quête à accomplir dès ce premier tome et l’assemblage de ces quatre personnalités fortes est très intéressant à suivre. Ils sont, en plus, accompagnés d’une créature fantastique, que je ne dévoile pas davantage ici mais qui a le mérite de dédramatiser bon nombre de situations tendues et de dérider le lecteur peut-être crispé à l’idée de découvrir une mythologie vieillotte et potentiellement repoussante. Les habitués de la mythologie grecque seront ravis, mais quand bien même ce ne serait pas votre came, il n’y aucun risque de se retrouver démuni ici.

 

Le premier tome de ces Derniers Argonautes est une introduction vraiment réussie avec un arrière-fond soigné et documenté, une intrigue qui tient la route pour le peu qu’on en découvre et surtout des personnages bien dessinés et caractérisés.

4/5

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7 réflexions sur “Les Derniers Argonautes, tome 1 : Le silence des dieux (La chronique de Dionysos)

  1. Pingback: Les Derniers Argonautes, tome 1 : Le silence des dieux | Le Bibliocosme

  2. Elle est longuement abordée, mais on le voit pas (encore ?) dans ce premier tome. C’est un mystère latent donc, pour le moment. 🙂

  3. Très honnêtement, vu comment on revisite la quête des Argonautes et comment Jason devenu vieux est le centre du récit, on a de quoi voir ressurgir la Médée qui le hante.

  4. Pingback: Poursuite du partenariat avec Chroniques de l’Invisible | Le Bibliocosme

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