Daredevil par Frank Miller (Samedi Classique)

Daredevil par Frank Miller

Titre: Daredevil par Frank Miller
Scénaristes: Bill Mantlo, Frank Miller
Dessinateurs: David Mazzucchelli, John Buscema, Frank Miller, Bill Sienkiewicz, John Romita Jr.
Encreurs: Frank Springer,Gerry Talaoc, Dennis Janke, Al Williamson
Coloristes: Bob Sharen, Mario Sen, Christie Scheele, Richmond Lewis
Editeur VO: Marvel Comics
Editeur VF: Panini Comics
Date de publication VF: Novembre 2009

 

Lorsque j’ai emprunté ce livre en bibliothèque, je pensais tenir un bon album. Frank Miller est une référence, et je sais son passage sur Daredevil marquant. Mais je n’avais pas fait attention que Panini avait rassemblé rien de moins que la crème des épisodes produit par cet auteur sur le personnage. Et que cette crème contenait rien de moins que les meilleures histoires du super-héros aveugle. Incontournable!

 

Matt Murdock est le super-héros Daredevil. Enfant, il a été aveuglé par des produits radioactifs qui lui ont développé les autres sens, au point de développer un sens radar lui permettant d’évoluer au milieu des autres malgré sa cécité. Devenu adulte, Matt mène une double vie. Celle d’un avocat le jour, celle d’un justicier la nuit. Mais tout ce qu’il a bâti menace de s’effondrer le jour où la femme qu’il aime vend son identité secrète à son pire ennemi.

 

Je vous présente l’histoire, principale, Born Again, mais ce livre compile plusieurs récits.
Le premier met en scène un Spider-Man aveuglé aux côté de Daredevil. Frank Miller est au dessin, dans un style plus classique que celui qu’on lui connaît. Passage au Miller scénariste, avec un récit écrit pour John Buscema, le légendaire. Après Born Again, illustré par Mazzucchelli, Panini nous propose Love and War, un récit écrit par Miller mais mis en scène par l’unique et immense Bill Sienkiewicz. Avant de conclure par la série The man without fear dessinée par John Romita Jr.

Je le redis, nous avons là l’essence, la crème de Daredevil, avec notamment Born again et The man without fear. Les autres récits, très intéressants, complètement le panorama des passages de Frank Miller sur le personnage.
Born Again est impressionnant. Réellement. Miller déconstruit toute la vie de son personnage principal, dans une belle descente aux enfers suivie d’une rédemption. Le parcours d’une vie qui va à vau l’eau. En l’occurrence orchestrée par un personnage de « super-vilain » de premier plan, le Caïd. Un « méchant » parfait puisqu’il ne correspond pas aux stéréotypes du genre. Pas entre les mains de Miller, en tous cas. Et si l’histoire est très forte, il faut voir comment Mazzucchelli la met en scène. C’est bluffant. Les premières pages qui voient la déchéance de Karen Page, un des personnages secondaires de la série, sont d’une puissance et d’une violence incroyable. Quand Daredevil sort patrouiller sous la neige, les planches explosent, nous immergent complètement. Et c’est comme ça tout du long de cette mini-série.
The Man Without fear est encore une excellente série. Elle retrace elle les origines de Daredevil, de l’enfance de Matt, en passant par l’accident, ses rapports à son père, son passage du coté des « justiciers », peu à peu. Et l’introduction de personnages secondaires emblématiques : Stick le mentor, Elektra le premier amour devenu assassin, le Caïd, la rencontre avec le partenaire dans la vie civile, Foggy Nelson. En quelques épisodes, une mythologie est plantée, qui globalement ne sera pas contredite ensuite par d’autres auteurs. On ne touche pas, à The man without fear. Miller a su encore une fois capter l’essence du personnage, et son complice dessinateur John Romita Jr. livre une superbe prestation tout en noirceur comme il aime à dessiner depuis si longtemps.

Je m’en arrête là. Love and War est superbe graphiquement, mais ne fera pas date pour le personnage comme les deux autres récits. Tout est bon, tout se lit avec plaisir. Mais deux récits se taillent la part du lion.
Si ce personnage vous intéresse, vous plaît déjà, et que vous décidez de n’acheter qu’un seul livre (c’est dommage, mais bon…)… Alors c’est celui-ci que vous devez prendre. C’est Frank Miller, qui écrit le Daredevil ultime. Et ça a trente ans. C’est vous dire le caractère visionnaire de l’artiste.

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