City Hall tome 4 (Dimanche Manga)

City Hall tome 4

Série: City Hall
Tome: 4
Scénariste: Rémi Guérin
Dessinateur: Guillaume Lapeyre
Editeur: Ankama
Date de publication: Octobre 2013

 

Début du nouveau cycle pour City Hall, dont les premières pages avaient été publiées dans le tome 3 pour allécher les lecteurs. J’aime beaucoup les petits messages laissés par les auteurs en début et fin d’album. On sent leur enthousiasme, et la façon dont l’accueil du public a porté la série. C’est très touchant.

 

Lord Black Fowl a donc été fait prisonnier. Enfermé à la Tour de Londres, il a demandé à être interrogé par Pierre Vernes lui-même, plutôt que par tout autre personne. Mais c’est un piège. Utilisant une façon inconnue de manipuler le pouvoir du papier, il prend l’apparence parfaite de Pierre Vernes, rendant impossible d’identifier le véritable Black Fowl. La famille Vernes est piégée. Mais Jules n’entend pas laisser la situation pourrir et son père se voir condamner en lieu et place de la créature. Il compte tout particulièrement sur les capacités d’Amélia Earhart pour démêler les fils de cette intrigue.

 

Ce quatrième tome est peut-être un petit peu moins efficace que les trois premiers. Il est encore trop tôt pour poser un jugement sur l’intrigue, qui part sur des bases intéressantes mais dont on voit trop peu encore. C’est le découpage de certaines scènes qui me gêne, comme la course-poursuite sur les toits de Paris. Je trouve qu’elle manque un peu de lisibilité et d’intérêt. C’est une scène très décompressée, très inspirée de l’essence du manga, mais comme le reste de l’album est moins dans cette tonalité, j’ai trouvé que cela créait un hiatus, un moment où j’ai décroché, ne lisant les pages qu’en diagonales. Sinon, la grande force de ce quatrième tome, c’est le très habile jeu de références auquel se livre encore et toujours Rémi Guérin, le scénariste. Je ne me lasse pas des associations qu’il réalise, des concepts éloignés qu’il associe avec talent. Jules Vernes a inspiré une attraction de Disneyland Paris? Il réutilise l’idée pour en redonner la primauté à l’auteur et donner une saveur particulière à son monde. Paris « ville-lumière »? Guérin donne là encore un sens très différent à cette expression. C’est très malin, ça donne envie de découvrir encore plus en profondeur le monde qu’il a imaginé. Et le petit crossover avec le Visiteur du Futur, même s’il est très « corporate » (Anakama édite la série et la bd qui va avec), m’a largement fait sourire. Un jeu de piste toujours aussi plaisant.

Pour ce qui est du dessin, je dois dire que Guillaume Lapeyre n’en fini pas de m’impressionner. Son trait épouse vraiment la nature du dessin manga, on peine à croire que ce n’est pas un japonais qui est à l’œuvre, avec tout son héritage culturel derrière lui. C’est une superbe assimilation culturelle que nous découvrons à chaque page dessinée par lui.

 

Un petit coup de mou au milieu de ce quatrième tome, mais qui ne gâche en rien le plaisir de la lecture. Moi je continue mon chemin en compagnie de cet univers si sympathique. J’espère vous emmener avec moi.

City Hall tome 4_ planche

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