Lucky Luke tome 39- Chasseur de primes (Samedi Classique)

lucky luke tome 39

Série: Lucky Luke
Tome: 39
Titre: Chasseur de primes
Scénariste: René Goscinny
Dessinateur: Morris
Editeur: Dargaud
Date de publication: Octobre 1972

Cette fin de vacances d’hiver se faisant un peu en courant, question chroniques, je me permets pour ce samedi classique de revenir à une série qui se lit vite et toujours avec grand plaisir, Lucky Luke. Et même que je me suis payé le plaisir de ne pas faire la série dans l’ordre, mais de passer par un album que j’aime bien et que je n’ai pas souvent lu. Oui, je suis un fou, c’est ça 2015.

 

Luke s’installe quelques temps à Cheyenne Pass, une petite ville qui comme son nom l’indique côtoie une tribu Cheyenne. Cette ville accueille un énorme propriétaire terrien fou de chevaux, qu’il fait venir tout droit d’Europe. Et sa dernière acquisition s’est faite la malle, sans doute volé par son dresseur indien, caché dans la réserve. Comme Luke et le shérif refusent de déclencher une nouvelle guerre indienne, le propriétaire annonce une énorme prime pour qui ramènera l’indien. et ça tombe bien, Elliott Belt est en ville et il est chasseur de primes, justement.

 

Si j’apprécie tout particulièrement cet album, c’est évidemment pour son méchant à tête de Lee Van Cleef. Morris renoue avec la caricature, dont il est un des grands de l’époque, et ça change tout. Elliott Belt acquière une parfaite sale tête de fouine, et le personnage gagne un charisme immense. Faut dire aussi qu’il a tout pour ne pas être apprécié, celui-là. Dès la première case, presque, Goscinny le construit en opposition totale à Luke. Belt n’a que les défauts que n’a pas le héros. Et évidemment, dès qu’il les fait entrer en interaction, cela fait des étincelles. Et c’est ça qui marche. Son histoire racontée façon western, jusqu’à son entrée dans le saloon, est un modèle du genre. Une séquence fantastique qu’on voit parfaitement se mettre en branle dans nos esprits. Autre personnage insupportable et réjouissant, Bronco Fortworth, le propriétaire du cheval. Caricature d’obsédé équin bourré d’argent. Un bonheur, forcément.

Du côté des dessins de Morris, on sent l’évolution, mais on n’a pas encore atteint l’apogée pleine. Le trait se fait encore un peu hésitant. Enfin, hésitant… Disons juste qu’il n’est pas parfait, qu’il n’a pas la rondeur avec laquelle il finira. Et disons que je suis un immonde chipoteur. C’est déjà vraiment agréable à lire, le Morris de 1972.

 

Voilà, vous aurez compris pourquoi j’ai choisi cet album, je pense. D’autant qu’il démontre encore que les méchants sont vraiment des aspects importants de la série. Et que Luke n’existe que par son opposition physique et morale à eux.

lucky luke tome 39_ plancheLogo top bd17/20

2 réflexions sur “Lucky Luke tome 39- Chasseur de primes (Samedi Classique)

  1. Un album que j’aime bien. Je trouve qu’il possède sa propre identité dans l’univers dense de « Lucky Luke ». Au plaisir de te relire…

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s