La grande évasion tome 1- Biribi (Lundi One-shot)

La grande évasion tome 1Série : La grande évasion
Tome : 1
Titre : Biribi
Scénariste : Sylvain Ricard
Dessinateur : Olivier Thomas
Coloriste : Christophe Araldi
Editeur : Delcourt
Date de publication : Avril 2012

Je vous l’ai assez prouvé, je suis toujours client des séries conceptuelles que proposent Delcourt et Glénat notamment. Je vous en propose souvent. Je reviens donc avec une des dernières sortie, La Grande Evasion. Concept simple, un album, une équipe d’auteur, une évasion haute en couleur .Et huit albums de prévu.

1898, dans le désert marocain. Le camp disciplinaire de Biribi accueille deux nouveaux pensionnaires issus de l’armée française, dont Ange, un corse, un ex-maquereau. Lui, le chef du camp le prend vite en grippe. Trop indiscipliné, trop rebelle. Alors il va se charger de son cas. Mais Ange s’en fout. De toute façon, il a prévu de se faire la belle sans trop tarder. Même au cœur du désert, il sait qu’il peut le faire.

Je ne suis pas totalement convaincu par cet album. Certes, il répond au cahier des charges, à savoir décrire une évasion rocambolesque. Certes, il nous informe, sur ce qu’était le traitement des soldats condamnés par la cour martiale, les traitements inhumains qu’ils subissaient alors. Mais il manque une véritable intrigue, qui soit capable de dépasser le sujet de commande et de se nourrir du cadre voulu par le scénariste. La fin arrive bien trop brutalement, sans explication sur quoique ce soit. On ne s’y attend pas, c’est certain, mais elle vient surtout comme un cheveu sur la soupe. La fin ne convient vraiment pas. Il manque d’un sens à toute cette cavale. Et c’est dommage car le cadre est vraiment intéressant, c’est un lieu fort, violent, qui a un réel potentiel. Et puis il y a une paire d’incohérence, ou de points que l’on ne comprend pas vraiment. Comme par exemple le fait que La Chataigne, le commandant du camp, ne soit pas tué par les prisonniers. Ca n’a aucun sens au regard de ce qui est dit dans l’histoire.
Si le scénario me laisse réserver, j’ai somme toute apprécié le dessin d’Olivier Thomas. Un peu hésitant, peut-être, il ne doit pas avoir beaucoup d’heures de vol. Il hésite entre un trait très réalise et fin, et un trait plus « graphique », hachuré, sale. Rien d’illisible, bien au contraire, il a un potentiel qui convient assez bien à l’ambiance voulue. Cette crasse morale, on la retrouve dans le dessin, c’est toujours une bonne chose. Mais le dessinateur va devoir trancher, soit partir dans un trait lisse à la Jacques Martin, soit se tourner vers quelque chose de plus personnel.

Essai pas concluant, donc, vous l’aurez compris. Si la thématique de l’évasion vous tente, je ne vous invite pas à commencer par ce tome là, et à en essayer un autre d’abord, quitte à y revenir plus tard si la collection vous branche. Il y a quelque chose de globalement inabouti dans cet album, c’est dommage.

La grande évasion tome 1_ planche

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