Gros Bois (Lundi One-shot)

Gros Bois

Titre: Gros Bois
Auteur: Jérémy Le Corvaisier
Editeur: Les enfants rouges
Date de publication: 21 Novembre 2014

 

Jérémy Le Corvaisier, les lecteurs les plus assidus de ce blog se souviennent peut-être de l’interview et de la chronique que je lui ai consacré, lors de la sortie de son précédent album, Fastermarket. Essayant d’être attentif à la jeune carrière de cet auteur rennais, me revoilà pour soutenir la sortie de sa nouvelle création. Va-t-il garder le ton trash adopté sur son premier album?

 

Gros Bois, petite ville américaine paumée typique. Tellement paumée que ses jeunes se balancent par dessus la falaise tellement ils sont déprimés par ce qu’ils y vivent. Mais le père du jeune suicidée le crie haut et fort, le diable a complètement envahie la ville qui ne va pas pouvoir demeurée ainsi impunie longtemps. Le diable, on sait pas, mais il n’est pas certain que les actes des humains, eux, ne soient pas problématiques…

 

Réponse à ma question précédente, oui, Jérémy Le Corvaisier est toujours aussi trash. Toujours aucune complaisance avec la nature humaine… Ses personnages sont tous autant des loosers, des salops, des salops-loosers… Mais c’est drôle. Acide, cynique, mais drôle. J’aime tout particulièrement comment il joue avec les clichés pour mieux les casser. Vous découvrirez par exemple un trio de gros gays à moustache d’une beaufitude absolue. Parce que oui, les gros durs tourmenteurs peuvent aussi aimer les garçons et causer chiffon. Des personnages complètement barrés. Complètement barré aussi, tout l’univers de Gros Bois. Le flic gourou sexuel, la pute shampouineuse, le jeune défoncé porteur de faux seins… Non, Le Corvaisier ne recule devant rien. Et c’est ça le meilleur. De la première à la dernière page, il arrive le pire à ses personnages. Alors, action des hommes ou mal démoniaque? Je pense que l’auteur veut volontairement laisser planer le doute, alors ne comptez pas sur moi pour démontrer l’un ou l’autre. Pour ma part, je suis plutôt partisan de la thèse humaine. Tout peu s’expliquer ainsi. Mais l’action du Diable pourrait aussi tout expliquer… A votre tour de vous faire un avis.

Pour ce qui est du dessin, on sent un artiste un peu plus à l’aise que sur sa première production. On voit qu’il maîtrise mieux son dessin, chaque case exprime cela. Il affine son style, son identité personnelle. A la fois dans le contrôle total et la folie. A l’image de son histoire, en somme.

 

Si vous avez aimer Fastermarket, il n’y aura aucune raison d’être déçu avec Gros Bois. Jérémy Le Corvaisier s’épanouit dans son style. Que nous réservera-t-il pour la suite? Ira-t-il plus loin, ou juste ailleurs?

Gros Bois_ plancheLogo top bd16.5/20

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