Spirou et Fantasio tome 39- Spirou et Fantasio à New York (Samedi Classique)

Spirou et Fantasio tome 39

Série: Spirou et Fantadio
Tome: 39
Titre: Spirou et Fantasio à New York
Auteurs: Tome et Janry
Editeur: Dupuis
Date de publication: Septembre 1987

Pour mes Samedi Classique, j’essaye tout de même d’alterner les différentes séries histoire de ne pas vous lasser. Spirou, cela faisait un bail qu’il n’avait plus parcouru ces colonnes, il était temps de le ramener un peu sur le devant de ma scène, avec le duo Tome et Janry aux commandes.

 

La famille Cortizone, honorable famille mafieuse new-yorkaise, souffre grandement ces derniers temps, d’une crise de malchance presque incompréhensible. Presque, parce qu’il est fort probable qu’elle soit liée à la guerre que mène la mafia chinois pour la prise de contrôle de Manhattan. Vito Cortizone, le boss, met donc au point un plan: trouver la personne la plus chanceuse du monde, pour qu’elle leur serve de porte-bonheur. Et coup de chance ou pas, c’est sur Fantasio que ça tombe. Le voilà gagnant d’un million de dollars à récupérer à New York. Mais les choses risquent fort de se compliquer…

 

J’adore Tome et Janry. Ce sont mes auteurs préférés sur Spirou, avec Franquin en tête sur le graphisme pur. Mais pour les scénarios, le duo est gagnant. J’aime l’ambiance qu’ils ont développé, un peu plus adulte. Spirou et Fantasio à New York relève de cet esprit là. Ca défouraille dans tous les sens et les morts violentes sont récurrentes au fil des pages. Mais il y a un véritable souffle d’aventure qui nous emporte, surtout. Du Spirou un peu plus mâture, je suis preneur. Vito Cortizone deviendra un personnage régulier de l’univers des deux reporters, c’est là sa première apparition. Méchant, malchanceux, un peu bête sur les bords mais persuadé de son génie, il a tous les atouts pour faire un bon méchant, ce qu’il sera. Autre intérêt de cet album, une présentation sans concession de la philosophie américaine, qui ne peut que me plaire. N’oublions pas l’humour, toujours bien présent, et qui donne une scène mémorable en ce qui concerne la table à malédictions.

Et qu’est-ce que j’aime le dessin de Janry, sa rondeur, sa souplesse, et en même temps la somme de travail que l’on imagine derrière… On est pour moi dans le meilleur du franco-belge « gros nez ». Classique et pourtant moderne pour son époque.

 

On reviendra donc aux Spirous de Tome et Janry. Luna Fatale, La machine qui rêve, sont deux autres titres que j’aime beaucoup. On passera sans doute par du Fournier entretemps, et peut-être un peu de Franquin à nouveau. Mais ce sont d’autres histoires, d’autres chroniques.

Spirou et Fantasio tome 39_ planche

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