Hommes à la mer (Lundi One-shot)

Hommes à la mer

Titre: Hommes à la mer
Auteur: Riff Reb’s
Editeur: Soleil
Collection: Noctambules
Date de publication: Octobre 2014
D’après l’œuvre de Joseph Conrad, William Hope Hodgson, Pierre Mac Orlan, Edgar Allan Poe, Marcel Schwob, Robert Louis Stevenson…

 

Voici donc la troisième pièce de ce qui sera la trilogie maritime de Riff Reb’s. Après Le loup de mers et L’Etoile Matutine (dont vous lirez une chronique prochainement, puisque je me suis procuré l’album), voici une dernière lampée de récits de marins. Huit nouvelles librement adaptées par l’auteur, ainsi qu’un certain nombre d’extraits illustrés d’autres œuvres.

 

Ils sont pêcheurs, navigateurs, plongeurs, gabelous. Leur vie est consacrée à la mer, elle les nourrie, elle les porte, leur offre un avenir. Funeste ou radieux, ces hommes ne sont pas maîtres de leur destin.

 

Je ne détaille pas à outrance le résumé, vous avez compris dans l’ensemble de quoi il s’agit. Riff Reb’s utilise les vieux récits qui ponctuent la littérature européenne, faute d’avoir pu trouver, selon lui, le grand récit susceptible de répondre aux deux autres. Alors évidemment, le sentiment n’est pas aussi intense, mais pourtant, l’artiste réussi encore un très bel album. Les différentes nouvelles sont séparées par une grande illustration qui complète un extrait de texte sur la mer. De l’Odyssée à Victor Hugo, c’est encore du grand art que l’on retrouve. Les histoires mises en planches sont souvent très touchantes. Tristes comme l’est cette mer qui donne beaucoup mais prend chèrement aux hommes aussi. Petite pensée en passant pour les marins de la Route du Rhum partis vingt-quatre heures avant la publication de cette chronique.

Quelles sont mes histoires préférées, sur ces huit? La première me touche tout particulièrement, parce qu’elle mêle imaginaire et cruauté. Le pouvoir de fascination des histoires que l’on raconte pour ne pas répondre aux vraies questions, et les conséquences de ce pouvoir. Vraiment touchant. Un sourire, d’après Joseph Conrad. Là, c’est encore une question d’imagination, mais sous un versant plus romantique. Forcément, je ne pouvais qu’adhérer. Enfin, je retiens Une descente dans le maestrom, d’Egard Allan Poe. Parce que cette fois-ci, c’est mon imaginaire à moi qui travaille encore plus, je veux vérifier la réalité de ces phénomènes marins (non, ne le faites pas, pas la peine…).

Ave l’habileté qu’on lui connaît désormais, Riff Reb’s met en scène ces récits prenants. J’aime tout particulièrement le travail qu’il réalise sur les couleurs, essayant de concourir à des ambiances différentes à chaque histoire. C’est réfléchi, c’est magnifique. Du grand art.

 

Donc oui, je vous recommande la lecture de cet album. Les amateurs d’adaptations littéraires sont excellemment bien servis en cette fin d’année 2014, surtout ceux qui aiment les récits de mer. Quand de grands textes rencontrent de grands bébéistes, le résultat ne peut pas être mauvais.

Hommes à la mer_ plancheLogo top bd17.5/20

7 réflexions sur “Hommes à la mer (Lundi One-shot)

  1. Ça me tente bien cet album, car j’avais bien aimé ses deux autres productions (alors que je ne pense pas être le public cible)…

  2. Le public cible, ce n’est pas forcément les filles et encore moins si elles n’habitent pas au bord de la mer…

  3. Parce que ce n’est pas un sujet de filles, la mer, c’est tout de même un univers masculin. Mais ça n’empêche pas que certaines s’y intéressent ! 🙂

  4. Pingback: Hommes à la mer | Bedea Jacta Est

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