Parce que le paradis n’existe pas (Lundi One-Shot)

Parce que le paradis n'existe pas

Titre: Parce que le paradis n’existe pas
Scénariste: Damien Marie
Dessinateur: Vanders
Editeur: Bamboo
Collection: Grand Angle
Date de publication: Février 2009

Pour une fois, voici un album que j’ai découvert grâce à son auteur. Le scénariste, vous avez peut-être reconnu son nom, est celui de Ceux qui me restent, une des meilleures bd de l’année. En discutant avec lui, je lui révélais que j’étais fort ignorant de sa carrière, pourtant richement dotée. Il m’a conseillé de commencer avec ce livre, je me suis exécuté fort volontiers. Un roman graphique… Qu’allais-je y trouver dedans?

 

Fabien a trente-six ans, et il n’a rien. Plus de boulot, il a été licencié de son poste d’acheteur, et plus d’amour non plus, il est parti. Alors Fabien se retourne vers sa seule option. Un train, et retour chez les parents. Histoire de se poser, de se décrasser. Et de replonger dans ses souvenirs. La forêt de son enfance est toujours là, avec ses souvenirs. Fabien et les apaches contre les Yank’. Mince, mais pourquoi ses copains d’enfance sont-ils là devant lui? Pourquoi a-t-il dix ans à son tour?

 

Ca, c’est juste de la bd comme je l’aime, celle que j’ai envie d’écrire. Touchante, amenant à la réflexion le lecteur. Utilisant l’enfance dans tout ce qu’elle peut offrir… Alors oui, bon, ce récit a une petite touche « quartier lointain »… Le principe de base est assez similaire, le renvoi dans le passé, avec un but… Mais il serait regrettable de bouder son plaisir à ce seul motif. Parce que le paradis n’existe pas est bien une oeuvre à part entière. Parce que mine de rien, tout est cohérent, tout se tient, dans ce récit. Damien Marie ne laisse aucune place au hasard, vous le verrez. Il m’a surpris, aussi, ce qui est toujours bon signe. Signe que j’étais pleinement entré dans son récit, signe que je lui ai fait confiance. Et j’en ai été récompensé. Il est très difficile pour moi de décrypter cette histoire. Je me rends compte que je suis complètement bloqué par mes sentiments, par ce que ce récit me renvoie au moment où je le relis, où j’écris ces lignes. Oui, c’est un récit qui nous touche au plus profond. N’est-ce pas en soit la meilleur des garanties, pour vous lecteurs de ce blog?

Parlons donc un peu dessin, puisque j’ai du mal à m’exprimer sur le récit. Je découvre Vanders avec ce livre, et je regrette d’apprendre qu’il s’est un peu mis en retrait de la bd désormais. J’ai beaucoup aimé son style, mélange de simplicité du trait, et de richesse de la composition. Les cases sont petites, mais aucune n’est bâclée, toutes sont remplies avec attention. Sans jamais que cela ne paraisse trop. On a un dessin très expressif, très équilibré, qui donne la distance parfaite pour apprécier au mieux cette histoire. J’espère que Vanders fera son retour et trouvera le projet qui lui permettra de se faire mieux connaître.

 

Merci donc, Damien Marie pour cette belle lecture. Je suis certain que je ne serai pas le seul touché par ce livre. Vous qui ne l’avez pas encore lu, qui en ignoriez l’existence, vous n’avez plus d’excuse. Il y a une belle lecture à découvrir, vous ne devez pas passer à côté.

Parce que le paradis n'existe pas_ plancheLogo top bd18/20

2 réflexions sur “Parce que le paradis n’existe pas (Lundi One-Shot)

  1. Pingback: Le top bd des blogueurs d’Octobre 2014 | Les Chroniques de l'invisible

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