Les Tuniques Bleues tome 33- Grumbler et fils

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Série: Les tuniques bleues
Tome: 33
Titre: Grumbler et fils
Scénariste: Raoul Cauvin
Dessinateur: Willy Lambil
Coloriste: Leonardo
Editeur: Dupuis
Date de publication: Avril 1992

Je suis rarement très emballé dans mes chroniques de lecture des Tuniques Bleues. Parfois, vous devez vous demander si je ne serai pas un brin masochiste de continuer à vous proposer des albums tirés de cette série. Mais si je le fais, c’est parce que je sais qu’il reste des albums comme celui-ci. Qui valent vraiment le coup.

 

Blutch et Chesterfield sont momentanément écartés du front avec le 22e régiment de cavalerie. L’union a besoin d’une force de police solide en Utah, après que Lincoln ait promulgué une loi interdisant la polygamie, créant d’évidentes tensions avec la communauté mormon. Les deux cavaliers sont donc envoyés dans une petite ville pour tenter de convaincre la communauté qui y réside de cesser cette pratique déclarée immorale. Mais à leur arrivée en ville, ils découvrent que les mormons y sont harcelés par une famille locale les Grumbler. Blutch s’interpose.

 

Si j’aime cet album là particulièrement, c’est que tout en conservant un cadre unique à son intrigue, la ville de Bloomington, Raoul Cauvin parvient à développer une véritable aventure, une véritable intrigue. Il y a deux enjeux. D’abord, la famille Grumbler, bande de bons à rien tous plus incapables que les autres, ça c’est pour Blutch. Cauvin rend les personnages très humains et très drôles à la fois. On se prend à les aimer tous autant qu’ils sont. Et surtout pour les « malheurs » qui finissent par leur tomber sur le nez. Et puis il y a les mormons, et ça c’est pour Chesterfield. On peut éventuellement reprocher à Cauvin la vitesse de retournement de Chesterfield, mais en même temps le bonhomme n’a jamais brillé par sa vivacité d’esprit, alors ça se tient quand même un peu. Les changement de positions entre lui et Blutch sont plutôt bien menés, il y a un véritable petit enjeu. Pas de redondance, d’idée surexploitée. C’est drôle et touchant.

Willy Lambil, lui, déroule son art avec une précision impressionnante. Il n’y a jamais rien à redire sur ses planches. Il maîtrise son dessin, ne bâcle pas. Et il en a une trentaine d’autres dans les pattes, c’est vous dire…

 

Enfin je peux exprimer ma joie de lire un Tuniques Bleues. L’album est juste très réussi, on passe un excellent moment. Un peu d’originalité, ça fait du bien.

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