Les divisions de fer tome 1- Commando Rouge (Vendredi Chronique)

Les divisions de fer tome 1

Série: Les divisions de fer
Tome: 1
Titre: Commando rouge
Scénariste: Jean-Luc Sala
Dessinateur: Ronan Toulhoat
Editeur: Soleil
Date de publication: Septembre 2014

Ronan Toulhoat qui fait une petite infidélité à son scénariste habituel Vincent Brugeas? Il fallait que je lise cela. J’ai grand plaisir à suivre cet artiste d’album en album, pas question de passer outre. Et puis bon, vu le scénario proposé, c’est comme suivre son équipe préférée à domicile pour un match de gala.

 

La seconde guerre mondiale a tourné au détriment de l’Union Soviétique. L’armée nazie est arrivé très près de Moscou qu’elle ne mettra plus longtemps à menacer. La faute à de nouvelles armes qui ont changé le cours de la guerre, rassemblées au sein des Divisions de Fer de la Wehrmacht: les mekapanzer. De véritables forteresses ambulantes. L’URSS a développé des armures de combat afin d’essayer de riposter, mais leur utilisation n’a pas encore été marquante. Pourtant, une petite équipe de pilotes va devoir apprendre à les manipuler pour lancer une opération secrète décisive contre les Mekapanzer.

 

Toulhoat joue à domicile, je vous le disais. Seconde Guerre Mondiale uchronique, grosses mécaniques futuristes, le co-créateur de Block 109 peut s’en donner à cœur joie. Au delà de ses points forts, il est parvenu à progresser sur ces points faibles, comme l’identification des personnages, sur lequel il met plus l’accent depuis les débuts de Chaos Team. Et la mise en couleur est encore plus réussie que sur les albums précédents. Les nuances apportées aux ciels, par exemple, sont vraiment très jolies et apportent beaucoup aux ambiances. Ronan commence à posséder un niveau assez élevé qui lui permet de livrer une belle prestation sur cet album.

Parlons un peu du scénario, maintenant. Certes, le fond est assez classique. On n’est pas très loin du déjà vu. Mais Jean-Luc Sala propose des nuances, des qualités d’écriture, qui donnent à cette histoire une réelle personnalité. D’abord, il y a le traitement des soviétiques. Bien souvent, les personnages sont caricaturaux, notamment dès lors qu’ils sont nommés « commissaires politiques ». Les méchants rouges totalitaires. C’est une bonne part de la vérité, mais la nuance n’est jamais l’ennemi du bien, et c’est agréable de voir des communistes qui ne soient pas nécessairement d’immondes salopards. Eisenstein, personnage secondaire, est peut-être celui qui représente le plus l’oeil de Moscou au final, via la propagande. Mais là encore, rien de forcé. Et Sala sait aussi jouer avec l’intensité. Le rythme est excellent, et il y a déjà des moments très forts.

 

Album sympathique et engageant. Ce n’est pas le plus grand de toute la rentrée bd, mais il procurera plaisir et bon temps. C’est déjà une sacrée réussite… Vivement le tome 2.

Les divisions de fer tome 1_ planche

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16.75/20

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