Les patients d’Arkham (Jeudi Comics)

Les patients d'Arkham

Titre : Les patients d’Arkham
Scénariste : Dan Slott
Dessinateur : Ryan Sook
Coloriste : Lee Loughridge
Editeur VO : DC Comics
Editeur VF : Urban Comics
Collection VF : DC Nemesis
Date de publication VF : Juillet 2014

Urban Comics continue d’explorer la face sombre de l’univers DC par l’entremise de sa collection DC Nemesis, consacrée aux super-vilains qui peuplent ce monde. Mais pour une fois, ce n’est pas tant un personnage qu’un lieu, qui est mis en avant : l’asile d’Arkham, lieu devenu emblématique, d’internement de tous les pires criminels de Gotham City. Après la nouvelle publication du Graphic Novel de Morrison et XX, Urban nous offre une nouvelle approche du lieu.

 

William White a réalisé une des plus grosses escroqueries de son époque. Il a ruiné des dizaines de fonds de pension et de fait, des milliers de futur retraités. Mais son avocat a plaidé la folie, et le jury a retenu ce chef d’accusation. White est donc condamné à l’internement. A l’Asile d’Arkham, le pire endroit de la ville. Arrivé sur place, il n’est plus le puissant requin d’affaire, il est « la viande fraîche », pour les terribles fous qui y sont internés. En une semaine, White rase les murs. Sa seule source d’espoir, ses séances avec la psychiatre de l’établissement, qui elle semble croire qu’il n’est pas fou.

 

Si le graphic novel de Morrison était tout juste énorme, il serait regrettable de ne pas considérer cette mini-série avec plus d’attention. Certes, les graphismes de Sook sont moins impressionnants, mais l’histoire de Dan Slott est tout aussi intéressante que celle du grand scénariste écossais. Point de Batman ici, en dehors de quelques cases de soutien. Guère plus sont présents les grands méchants classiques, présents surtout pour l’ambiance. Slott bâti une nouvelle galerie de portraits dont il peut user librement, qui n’a rien à envier aux classiques du genre. Et dans ce récit, le scénariste croise les ambiances et les fils narratifs. On assiste à la déchéance d’un homme, William White, mais aussi à une quête mystique mené par l’étrange Jason Blood alias Etrigan le démon. Mélange de psychologie et de mysticisme, donc. Un cocktail très bien mené. La folie y est présentée comme une maladie contagieuse. Qui entre sain à Arkham, patient comme professionnel, en ressort marqué à jamais. Un parallèle intéressant serait à creuser avec le passage en prison de petits délinquants. Mais là n’est pas le propos.

Comme je vous le disais, le dessin de Ryan Sook est assez simple, sans fioritures, mais pas sans style. Un trait fin, un certain flou qui entoure les personnages, comme si on ne pouvait les identifier. Et un encrage sombre parfaitement adapté. Une association idéale pour accompagner des personnages aussi malsains.

 

Je n’attendais rien de cette lecture, j’en ressors assez satisfait. Elle propose une immersion dans la folie des patients d’Arkham tout aussi passionnante qu’Arkham Asylum. De la folie, un brin de gore, ce récit est à réservé à un public mâture, qui sera sans nul doute pleinement satisfait par l’expérience qui lui est proposée.

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Une réflexion sur “Les patients d’Arkham (Jeudi Comics)

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