Metropolis tome 1 (Mardi Chronique)

Metropolis tome 1

Série : Metropolis
Tome : 1
Scénariste : Serge Lehman
Dessinateur : Stefano De Caneva
Coloriste : Dimitris Martinos
Editeur : Delcourt
Date de publication : Janvier 2014

 

Grâce aux réseaux sociaux, on peut voir passer plus facilement qu’avant les annonces liées aux nouvelles séries de bande dessinée. C’est sur l’un d’eux que j’ai vu passer les planches de Metropolis. Elles m’ont interpellé, parce que je venais de lire peu avant 7 Clones, album dont le dessinateur était identique à celui de Metropolis. J’ai été étonné, j’ai voulu en savoir plus. L’opportunité s’est présentée, j’ai donc acheté ce premier tome.

 

Gabriel Faune est inspecteur de police à Metropolis, la ville née de l’union de l’Allemagne et de la France. Il est le premier citoyen de la ville, celui retrouvé bébé près de la place de la réconciliation, au moment de la pose de la première pierre, adopté par la cité. Un symbole… Agé désormais de 22 ans, Gabriel doit mener une lourde enquête. Un attentat à mis à jour une scène macabre dont il va être très difficile de retrouver l’auteur. Surtout que les autorités demandent à un autre inspecteur sortant juste des soins du Docteur Freud, de mener sur le terrain la traque.

 

J’aime beaucoup l’ambiance si particulière du récit de Serge Lehman. Fidèle à sa réputation, le scénariste de la Brigade Chimérique joue avec notre histoire en imaginant ce qu’aurait pu produire une alliance de l’Allemagne et de la France, en lieu et place des rancunes mortifères. Je ne sais s’il utilise le Metropolis de Fritz Lang, je ne connais pas ce film, mais il fait clairement référence à M le Maudit du même réalisateur. Comme à chaque fois, Lehman joue avec la culture, avec les références. Je suis certain que bon nombre m’échappent. Evidemment, pas Freud ou Enstein. Mais justement, c’est intéressant de deviner l’intrigue qu’il installe dans le sillage de la psychanalyse. Gabriel Faune parlerait à a ville. On imagine que ce n’est pas une maladie mentale, mais bien un pouvoir, et ce n’est pas sans rappeler Jack Hawksmoore, ce héros qui se fondait dans les cités dans la série US Authority. Les possibilités ouvertes sont vraiment intéressantes. Une lutte entre la nature et l’éducation, entre l’inconscient et le conscient. J’avoue, ça me titille la sensibilité. Ce mélange des genres est quelque chose que j’affectionne tout particulièrement, et Lehman le fait avec talent.

Je vous parlais en introduction du travail de Stefano De Caneva. Ce dessinateur avait un style vraiment très orienté comic-books, lorsqu’il réalisa 7 Clones. Sur ce livre-là, il adopte un style très différent, on sent qu’il a progressé. Son trait se fait nettement plus fin, nettement moins grossier. C’est assez impressionnant, une telle progression. Il est bien soutenu par la mise en couleur de Dimitris Martinos, très sensible elle aussi. Les deux artistes se marient très bien.

 

Pourquoi ne continuerais-je pas à suivre une série intelligente, ouverte sur tellement de genres, et dessinée par un artiste en pleine évolution ? Metropolis j’adhère, et je recommande.

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2 réflexions sur “Metropolis tome 1 (Mardi Chronique)

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