Ascension tome 10 (Dimanche Manga)

Ascension tome 10

Série: Ascension
Tome: 10
Auteur: Shin’Ichi Sakamoto
Editeur VO: Shueisha Inc
Editeur VF: Delcourt
Date de publication VF: Août 2012
D’après l’oeuvre de Jiro Nitta

Parfois, quand on lit un premier tome, on se fait une idée de ce que sera la série, et on se plante. Pour ma part, c’est ce qui m’arrive avec Ascension. Je m’attendais à une série bourrée de clichés manga, qui ne sont jamais advenus. Cette série trace sa route un peu à part, c’est pour cela que j’aime vous la présenter dans son intégralité ici.

Qu’a fait Buntaro Mori suite à son retour de la désastreuse expédition hivernale dans les Alpes avec l’équipe de Mountain 14? Nous l’ignorions jusque là. En fait, il a cherché les membres de l’expédition qui n’avaient pas été retrouvés sous la neige. Observant le manteau neigeux, réalisant de multiples sondages, il a pu définir à quel endroit il pourrait trouver des corps. Une pratique qui a interpellé un universitaire spécialisé en nivologie, qui lui a proposé son premier boulot. Mais Mori n’en est plus aux petits jobs. C’est une place à temps plein dans l’équipe de l’université, qui lui est proposée. Une place, qui l’obligerait à se rendre en haute montagne à l’étranger.

Ce que j’apprécie tout particulièrement sur cette série, c’est que la psychologie de Mori est parfaitement respectée à chaque fois. Je craignais au début qu’on nous présente un jeune asocial devant un réel prodige, Nitta et Sakamoto font beaucoup plus dans la finesse. Au bout de dix tomes, Mori reste un handicapé social, mais sa vie évolue par petites touches, que ce soit en bien ou en mal. Il n’y a rien de plaqué grossièrement, c’est toujours logique, respectueux et cohérent avec l’histoire. Certes, le voici embauché par l’Université pour faire ce qu’il aime, mais il vit avec sur les bras la petite amie de Nîmi le parasite afin de profiter de son sentiment de culpabilité. Et il n’arrive pas à se sortir de ça parce qu’il est asocial. La cohérence prime, je ne peux qu’être ravi. A noter aussi le retour de Miyamoto, dans un rôle assez étrange, assez ambivalent. Difficile de dire pourquoi il revient, mais ça n’a pas l’air d’être pour le bien de Mori.
Et niveau dessin, rien à redire, Sakamoto livre toujours une prestation égale, de bon niveau.

J’aime l’intelligence et la maturité de cette série. Chaque tome ne fait que le confirmer. Sous couvert de Montagne, elle nous dit beaucoup sur la difficulté pour l’être humain de nouer relation avec ses semblables.

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