Les Tuniques Bleues tome 6- La prison de Robertsonville (Lundi classique)

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Série : Les Tuniques Bleues

Tome : 6

Titre : La prison de Robertsonville

Scénariste : Raoul Cauvin

Dessinateur : Willy Lambil

Editeur : Dupuis

Date de publication : 1975

 

Ne jamais rater une opportunité d’écrire une chronique. C’est grâce à cet état d’esprit que je peux vous alimenter régulièrement en écrits aussi variés. C’est par hasard que j’ai trouvé cet album sur mon chemin, et j’en suis ravi. Car je l’ai lu quand j’étais petit, dans la bibliothèque de mon oncle chez qui j’adorais aller dormir, juste pour lire pendant des heures assis devant un petit placard encastré dans le mur qui accueillait ses albums. Petite madeleine, en somme…

Pour une fois Blutch a chargé. Bon, certes, quelque peu poussé au train par le sergent Chesterfield, mais il l’a fait, et s’est même pris une balle dans la jambe. Chesterfield a du faire demi-tour pour essayer de le sauver de l’avancée sudiste. Peine perdue, les deux hommes sont faits prisonniers et envoyés dans la pire prison sudiste, le camp de Robertsonville. Un endroit mené par les pires soldats de l’armée confédérée, dont personne ne s’est jamais évadé. Mais le sergent ne compte pas rester là-bas à attendre une hypothétique libération.

Pour tout dire, j’ai ri, en relisant cet album. C’est assez rare pour le souligner, j’ai franchement ri. Raoul Cauvin livre un de ses meilleurs scénarios pour la série, un des plus réussi. La résolution affichée par Cornélius, la mauvaise grâce de Blutch et la méchanceté de Cancrelat, un des gardes du camp, forment un cocktail détonnant. On ne se lasse pas de voir nos héros tenter de s’échapper encore et encore, tant les conséquences sont drôles. Jusqu’à la dernière méprise, cruelle rigolade.  Sinon, le casting est encore assez restreint, on ne trouve aucun des seconds rôles tels que le Général Alexander, le Colonel Appeltown ou Tripp.

Willy Lambil, lui, n’a pas encore le dessin raffiné qu’on lui connaîtra ensuite. Il reste très rond, et on sent vraiment le désir de rester dans la ligne tracée par Salvérius sur les premiers albums. Quelques éléments commencent à évoluer, à se transformer en direction du style qui fera sa renommée. Mais tout cela n’est pas abouti, on sent que l’artiste ne s’est pas encore pleinement trouvé.

Au-delà du souvenir que représente pour moi cet album, je ne doute pas que vous prendrez vous aussi du plaisir à lire ce sixième opus des Tuniques Bleues. Je le redis, il fait partie des meilleurs. A tel point que Cancrelat reviendra par la suite, ce qui arrive à bien peu de personnages.

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