Franquin/ Jijé- Profession créateur de Bandes dessinées (Lundi Classique)

Franquin Jijé- comment on devient créateur de bandes dessinées

Titre : Franquin/ Jijé- Profession créateur de Bandes dessinées

Auteur : Philippe Van Dooren

Editeur : Marabout/ Niffle

Date de publication : 1969/ Mai 2001

Je vous l’avais dis en Septembre, lors de la semaine à thème para-bd, j’avais l’intention de me mettre sérieusement à la lecture d’ouvrages susceptibles d’accroître ma connaissance de l’univers de la bande dessinée. Je travaille donc en ce sens, et me mets en quête d’ouvrages susceptibles de m’instruire tout en m’intéressant. A ce stade, une biographie de Milton Caniff ne me serait que d’un piètre intérêt. Mais donc, j’ai trouvé cet ouvrage, qui me paraît un complément positif quand on a aimé comme moi, Gringos Locos, l’histoire romancée du voyage aux USA de Morris, Jijé et Franquin.

Ce sont là deux entretiens qui nous sont proposés, entre Van Dooren et Franquin d’abord, puis entre Van Dooren et Jijé. Cet ouvrage initialement paru en 1969 rassemble deux hommes qui s’estiment et qui ont longtemps œuvré au plus proche, mais qui ont choisi deux voies différentes, le dessin d’humour pour le premier, le dessin réaliste pour le second. Ce qui a poussé Van Dooren à mettre en perspective leurs deux visions du métier. Deux visions finalement pas si différentes que ça.

Sur le fond, je ne regrette pas cette lecture. Elle m’aura appris beaucoup sur ces deux hommes, sur leur vision de la profession d’auteur de bande dessinée. J’ai aimé approcher le perfectionnisme de Franquin, j’ai aimé voir en Jijé un passionné plus volage de son métier.

Mais c’est sur la forme que je suis nettement moins convaincu. D’abord, il s’agit de deux entretiens séparés, là où je m’attendais moi à trouver une discussion à trois et une confrontation directe des points de vue. Grosse déception donc. Ensuite, l’entretien avec Franquin prend sans doute les 2/3e du livre, ne laissant qu’une petite place à Jijé. Est-ce le premier auteur qui se serait avéré bien plus volubile que le second ? Un deuxième entretien moins bien construit que le premier ? D’ailleurs, dans la construction des questions, je trouve qu’on saute souvent du coq à l’âne, il y a un côté très artificiel. Le récit aurait gagné à faire apparaître les transitions, à mettre en scène un peu plus le questionneur.

Mais bon, il y a de très chouettes dessins peu connus des deux auteurs, et on passe un bon moment, au final, donc il n’est peut-être pas utile de trop s’appesantir sur les défauts de l’ouvrage. Il a aussi de belles qualités, la moins grande n’étant pas celle de mettre en lumière deux grands artistes, avec des visions de leur métier à prendre grandement en considération dans le monde actuel de la bd. Il y a des choses à retenir, de ces deux grands. Et pas que dans leurs œuvres respectives.

Franquin Jijé- comment on devient créateur de bandes dessinées_ extrait

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