Lucky Luke tome 48- Le Pied-tendre (Lundi Classique)

Lucky Luke tome 48- le pied-tendre

Série: Lucky Luke

Tome: 48

Titre: Le pied-tendre

Scénariste: René Goscinny

Dessinateur: Morris

Editeur: Dargaud

Label: Lucky Comics

Date de publication: 1968

 

Un p’tit Lucky Luke, mes amis, comme ça, en passant? Un bon cru, en plus, c’est du Goscinny-Morris. C’est du cultivé avec amour et avec talent. Assurément. La tenue correcte n’est pas exigée, je m’en voudrais d’avoir à vous faire danser au son de mon colt préféré. Oui, cette introduction n’a pas de sens, je le reconnais. Mais j’avais envie de m’amuser.

Les Etats-Unis d’Amérique, terre d’immigration. une terre qui accueillie au départ ceux dont l’Europe ne voulait plus, et qui plein d’espoirs ou de craintes, partirent cultiver cette nouvelle terre. Mais parfois, ce furent aussi des hommes bien établis qui partirent, et furent quelques peu échaudés par l’accueil qui leur était réservé. Lucky Luke va en croiser un. Le descendant d’un de ses vieux amis, récemment décédé dans un accident de chasse. Et ce vieil ami a souhaité que Luke défende son héritier, s’il en valait le coup, contre tous les rapaces de l’ouest, et il ne parlait pas des oiseaux. Un noble anglais qui arrive? Voilà qui excita toute la ville, désireuse de s’amuser un bon coup aux dépend d’un corne-verte du vieux continent.

Voilà le genre d’album que je prends plaisir à relire à chaque fois. J’ai du le lire des dizaines de fois, mais pourtant, ça fonctionne toujours. Lucky Luke accompagne donc un personnage haut en couleur (physiquement, la caricature d’Albert Uderzo), car illustrant tous les poncifs de la noblesse anglaise, flegmatique et ne renonçant jamais à son mode de vie. Ce décalage entre la touche londonienne et la rugosité de l’ouest américain fait mouche à chaque fois. Surtout qu’il a du courage, le pied-tendre, et qu’il ne se laisse pas faire, même devant l’injustice. Il a tout pour lui, ce gars, Goscinny l’a soigné aux petits oignons. Face à lui, un salop comme on les aime dans Lucky Luke, lâche, prêt à tout. Mais ce que j’ai aimé surtout, c’est le sentiment que l’on a que Luke appartient à une communauté. Cela n’arrive pas souvent dans la série, après tout c’est un cow-boy solitaire, mais là Luke a des amis, est connu des villageois autour de lui. C’est une particularité qui m’a touchée, le sentiment qu’en dehors de ses aventures, Luke ait aussi une vie, même si nous lecteurs ne la voyons pas.

Côté dessin, évidemment, rien à redire. C’est le Morris qu’on aime, qui a maîtrisé son personnage et lui a donné son trait définitif. C’est juste le plaisir de relire un vieil ami, en sommes. Seule la couverture me paraît un peu légère. Elle concentre l’attention sur le personnage de Waldo, mais il y a trop de blanc à mon goût. Elle manque de fond. Je la trouve un peu vide, malgré tout.

J’espère que vous aurez apprécié de revivre un moment cet album, ou que vous aurez envie d’aller le lire si vous ne le connaissiez pas encore. On est dans les bons Lucky Luke, vraiment drôles, un peu touchants aussi. De ces albums qu’il ne faut pas rater.

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