Snapshot (Jeudi Comics)

Snapshot

Titre: Snapshot

Scénariste: Andy Diggle

Dessinateur: Jock

Editeur VO: 2000 AD

Editeur VF: Urban Comics

Collection VF: Urban Indies

Date de publication VF: Novembre 2013

J’aime bien tenter des découvertes, avec Urban Comics. L’éditeur français propose des titres assez variés, me semble-t-il, notamment via sa collection Urban Indies. Dans le cas présent, je pense qu’ils capitalisent sur Jock, le dessinateur qu’ils ont fait découvrir au public francophone via le double album Batman Sombre Reflet. Un dessinateur au style très visuel, très graphique, fort apprécié.

Jake est vendeur dans un magasin de comics à San Francisco. Un jour, au cours d’une balade à vélo, il tombe sur un téléphone au milieu d’un parc. Un smartphone oublié là, visiblement, et qu’il met dans sa poche en se disant qu’il en ferait bien quelque chose. Mais lorsqu’il regarde le contenu de l’appareil, Jake découvre les photos d’un meurtre. Panique. Surtout quand un agent de police soi-disant chargé d’une enquête lié au téléphone vient pour le tuer. Jake a mis le pieds dans un nid de guêpe, pas sûr qu’il s’en sorte indemne.

Il est presque étonnant de retrouver deux auteurs anglais sur une série au fond très américain. Andy Diggle nous propose une histoire de complot secret, d’Illuminatis dirigeant le monde, ce qui n’est pas un centre d’intérêt très européen. Le point fort de cette histoire, c’est indéniablement son rythme. Le récit est court, et ne se perd pas en circonvolutions. C’est de l’action de la première à la dernière page, le scénariste va droit au but. Ceci dit, son propos global n’est pas très crédible. Il va trop loin dans le délire conspirationniste, notamment sur la fin de l’album. Et ça gâche un peu l’excellent travail qu’il fait sur la narration. Vous aurez l’occasion de le constater si vous lisez jusqu’à rencontrer le grand antagoniste. Mais le rendu est assez peu crédible. L’auteur va trop loin. Par ailleurs, le rythme élevé fait qu’on s’attache assez peu aux protagonistes, ce qui est fort dommage vu qu’on est censé trembler pour eux. Il faut tout de même reconnaître à Diggle d’avoir su proposer une fin peu habituelle, qui sorte des clichés attendus dans le genre. Globalement, il faut avoir l’estomac bien accroché pour lire ce bouquin, assez dur dans le propos.

Graphiquement, Jock fait un boulot sympa. Je préfère quand il est mis en couleur, là, il est en simple noir et blanc. La couleur permet d’apporter plus de nuances à son trait, alors que là, il étale proprement la couleur noir, pas toujours de manière très évidente.

J’avais donc envie de passer à autre chose dans la bd américaine indépendante (la britannique, en l’occurrence, avec 2000 AD), après un excellent mois de septembre, mais ce n’est pas avec Snapshot que cela arrivera. Si le dessinateur livre une prestation intéressante, je trouve que le propos est assez peu adapté au marché français.

Snapshot_ planchetopbd_201313/20

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