Tintin tome 11- Le secret de la Licorne (Lundi classique)

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Série: Les aventures de Tintin

Tome: 11

Titre: Le secret de la Licorne

Auteur: Hergé

Editeur: Casterman

Date de publication: Octobre 1943

 

Lorsque je dois proposer un nouveau classique du franco-belge, je fais un peu le tour des séries abordées les semaines précédentes. Histoire de ne pas vous lasser avec toujours les mêmes personnages. Et cela faisait un bon moment que je ne vous avais pas proposé de tintin. On avait parlé d’Hergé en Septembre, mais son personnage, lui, se faisait désirer. Alors comme il me fallait vous proposer le mythique secret de la licorne, mon choix s’est porté vers le reporter à houppette.

Un matin, sur le vieux marché de Bruxelles, Tintin se promène en quête d’une bonne affaire à chiner. Les Dupond et Dupont, eux, mènent l’enquête au même endroit. Ils cherchent un mystérieux et bien trop habile pick-pocket. Tintin trouve ce qui l’intéresse, la maquette d’un superbe navire, qu’il entend offrir à son ami le Capitaine Haddock. Mais sitôt acheté, deux hommes se pressent autour de lui pour faire en sorte qu’il le leur revende. Mais Tintin tient bon et ramène la maquette chez lui. les policiers, eux, étonnement, deviennent les nouvelles victimes de leur proie. Ces deux intrigues vont se retrouver liées, car la maquette recèle un secret. Un secret dont le capitaine Haddock détient une des clés.

Avec Le secret de la Licorne, il me semble que l’on arrive dans la phase où Hergé entre en pleine maturité. C’est là qu’il s’autorise à développer ses intrigues sur deux tomes. Ainsi qu’il le fera par deux fois ensuite encore. Ce premier volet, donc, s’avère très bruxellois, mais introduit deux personnages qui deviendront incontournables, Nestor, le valet, et le château de Moulinsart lui-même, qui deviendra même le nom de la société gérant les droits de Tintin. Des marchés de la capitale à sa banlieue campagnarde, Hergé lance une chasse au trésor dont il nous vend le caractère épique sans nous en montrer trop. Seule les souvenirs évoqués de François de Haddock lui permettent de nous proposer un peu d’exotisme, lorsqu’il les mets en image. Nous faisant vivre la rencontre entre le chevalier et le pirate Rackham le rouge.

Pour tout dire, je gardais un souvenir plus enthousiaste de ma lecture de cet album. Cette fois-ci, je me trouve un peu chagriné des décors tristes et peu variés. Très urbains, très lisses, très pâles. Des appartements, des rues, rien de très emballant. Comme si Hergé se réservait les moments hauts en couleur pour la deuxième partie du récit, qui, me semble-t-il, est un album entier de moments d’anthologie. Dans le cas présent, je m’ennuierais presque un peu. Heureusement, l’auteur a le sens des péripéties et il maintient le rythme de bout en bout, nous gardant finalement en permanence avec lui. Le talent…

En tous cas, vous, je sais pas, mais moi rien qu’à écrire sur cet album, je meurs d’envie d’aller relire le suivant. Un voyage incroyable nous attend, Hergé nous a fait saliver pendant 86 planches (un chiffre énorme, d’ailleurs, c’est à noter). Il ne faudra pas tarder à rejoindre le Sirius et les fonds marins… En avant, moussaillon!

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